Auteur Anne Guion

Roger Waters, membre fondateur des Pink Floyd, pour le boycott culturel d’Israël (Extraits)

Anne Guion

Faut-il boycotter Israël ? C’est en tout cas la conviction de Roger Waters, l’un des membres fondateurs des Pink Floyd qui a joué son opéra rock The Wall au Stade de France samedi 21 septembre.

C’est l’une des légendes du rock aux côtés de Mick Jagger et de Paul McCartney. Roger Waters, l’un des membres fondateurs des Pink Floyd, s’est produit samedi 21 septembre au Stade de France, dernière étape de la tournée de son opéra rock « The Wall » (le mur). Mais alors que la plupart des stars se gardent bien d’exprimer leurs opinions politiques, de peur de trop segmenter leur public, le guitariste des Pink Floyd est l’un des membres les plus actifs de la campagne BDS, pour « Boycott, Désinvestissement, Sanctions ». Lancé en 2005 par la société civile palestinienne, le groupe milite pour un boycott économique et culturel d’Israël en s’inspirant de celui lancé par les Nations Unies en Afrique du Sud dans les années 80 et qui avait contribué à fin de l’apartheid. Sont appelés à être boycottés, selon le site internet du BDS "les événements culturels en dehors d’Israël s’ils sont financés ou soutenus par une agence gouvernementale israélienne (ministère, ambassade, consulat), ou (…)

République démocratique du Congo : la guerre oubliée

Anne Guion

13/07/2012 - Sommes-nous à la veille d’un nouveau conflit régional en RDC ? Depuis quelques jours, les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23) soutenus par le Rwanda, menacent de prendre la ville de Goma. Enième épisode d’une guerre "mondiale" occultée qui a fait près de 6 millions de morts et trouve son origine dans le trafic du coltan, minerai indispensable à nos téléphones portables. Décryptage.

Quel est le rapport entre un chef rebelle, Bosco Ntaganda, une poignée d'États africains, votre téléphone portable et une Playstation ? Aucun ? Détrompez-vous. La guerre au Kivu, dans l'Est de la République démocratique du Congo est la grande oubliée des médias. Pourtant ce qui s'y passe n'est qu'un épisode d'une guerre mondiale qui déchire le coeur du continent depuis près de vingt ans. Une guerre qui aurait fait près de 6 millions de victimes, entre les combats et les maladies, sans compter des milliers de déplacés. "Mondiale" parce qu'elle dépasse les frontières de la République démocratique du Congo. Mais pas seulement : en arrière-plan, il y a aussi les États-Unis, des multinationales, la Chine, et au bout de la chaîne, nous, consommateurs occidentaux. Pour comprendre, il faut revenir aux origines de ce conflit, qui découle du génocide rwandais de 1994 (800 000 victimes). Juin 1994 : 1 million de Hutu fuient les Tutsi, arrivés au pouvoir à Kigali, et se réfugient de l'autre (…)