Auteur COURRIEL
22 mars 2021
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Carte d’identité en anglais et sous drapeau européen : le COURRIEL saisit les présidents de groupes Mélenchon et Chassaigne
COURRIEL
Moins préoccupé de combattre efficacement la pandémie de covid-19 provoquée par les ravages de la mondialisation capitaliste et les diktats austéritaires de l’Union Européenne que d’accélérer la destruction de la République, le régime Macron se précipite à établir une nouvelle carte d’identité.
Cette carte d’identité n’a plus rien d’une carte nationale d’identité, document officiel de la République. Puisque faisant figurer l’emblème de l’Union Européenne qui faut il le rappeler n’a aucune valeur constitutionnelle ni officielle ! C’est que ce nouveau document imposé par le décret n°2021-279 traduit en réalité “le règlement (UE) 2019/1157 du Parlement européen et du Conseil du 20 juin 2019 relatif au renforcement de la sécurité des cartes d’identité des citoyens de l’Union et des documents de séjour délivrés aux citoyens de l’Union et aux membres de leur famille exerçant leur droit à la libre circulation “. En clair c’est l’Union Européenne qui décide de la forme prise par les documents d’identité des citoyens français ! Et c’est également cette même Union Européenne qui impose le passage à un format biométrique tout à fait liberticide. Une puce stockera vos photo, les empreintes digitales (y compris pour les enfants de plus de 12 ans !), date et lieu de naissance, sexe, (…)
27 mars 2015
La France n’aurait plus peur des mots étrangers !
COURRIEL
Cette formule ambiguë est tirée d’une dépêche de l’AFP, et de propos de Mme la ministre Pellerin. C’est ce qui s’appelle en langage imagé « noyer le poisson ».
Il faut, en effet, lire « La France n’a plus peur des mots anglais ». Mme Pellerin lance ainsi de bien curieuse façon la Semaine de la langue française. Serait-ce la Semaine (de l’assassinat ) de la notre langue ? Mme Pellerin ne voit en la Loi Toubon qu’une « loi controversée » : quel mépris pour une ministre de la République, mépris de la loi, de la Constitution et, pour tout dire, de l’État de droit ! C’est ainsi que ceux qui se présentent comme les garants de la démocratie, chaque jour détricotent la République – et pas seulement sur le plan linguistique. Ils applaudissent aux emprunts qui, jadis, venaient d’en bas, en camouflant les substitutions imposées par les multinationales en prémices du Grand Marché Transatlantique en gestation.
Si, Mme Pellerin, le français est en danger. Et résister, défendre notre langue, ce n’est pas se battre contre des moulins à vent.
Nous n’en sommes plus au franglais raillé naguère par Étiemble, ni à la surdose des emprunts lexicaux à (…)

