Auteur Cherif Brahmi

Tiédeur complice

Cherif Brahmi
Tiédeur complice Le Conseil de sécurité de l'ONU semble être sourd au bruit des explosions qui secouent Ghaza et sèment la mort dans sa population, un vrai massacre selon les témoins sur place. Rien de concret n'est encore sorti du palais de verre de Manhattan, à New York. Quant à la Ligue arabe, tout le monde attendait ce « message ferme » à Israël, dont on a parlé avant sa réunion de samedi soir. Le signal qui se voulait fort en direction de l'Etat sioniste a consisté, en fait, à reproduire le discours habituel proclamant le soutien aux les Palestiniens avec la promesse de briser le blocus de Ghaza. Un « message » qui tranche avec celui qui a conduit à donner l'aval à l'Otan pour sa guerre contre la Libye. La Ligue arabe sait être déterminée quand il s'agit d'affaiblir un pays arabe « frère », comme la Syrie qui subit une guerre menée par des mercenaires armés et financés par des pays arabes. Les civils et les enfants palestiniens sont les premières victimes de cette guerre qui (…)

La Ligue arabe : spectateur passif des massacres à Ghaza

Cherif Brahmi
Alors que le bilan des victimes, parmi lesquelles des enfants, s'alourdit, que décidera la Ligue arabe qui tient aujourd'hui une réunion d'urgence au Caire pour débattre de l'agression sioniste contre Ghaza ? Que feront le Conseil de sécurité de l'ONU et la fameuse « communauté internationale » en réaction à cet acte de guerre délibéré et caractérisé par un déséquilibre flagrant des forces ? On peut, sans grand risque de se tromper, répondre d'ores et déjà : rien ! Les condamnations verbales ont, certes, leur poids, mais, surtout dans le cas de l'entité sioniste, elles sont sans effet. Ce qui est attendu, ce sont des actes inscrits dans une stratégie de neutralisation du bellicisme de l'entité sioniste. L'entité sioniste, qui s'est engagée dans une escalade criminelle (30 000 réservistes ont été mobilisés pour élargir l'opération militaire dans la bande de Ghaza) contre un peuple pratiquement sans défense, est absolument convaincu de bénéficier de l'impunité, comme toujours. Car (…)

Après la guerre, les affaires

Cherif Brahmi
Après un hold-up, vient toujours le partage du butin. L'argent du pétrole libyen tombé dans l'escarcelle des pays occidentaux n'échappe pas à cette règle. La France prend sa part de dividendes récoltés à la suite de l'intervention militaire occidentale en Libye, qui a conduit à l'assassinat de Mouammar Kadhafi et à l'installation de nouvelles autorités dans ce pays plongé dans le chaos depuis et où, ironie du sort, l'essence manque. Le ministre du Redressement productif Arnaud Montebourg a annoncé que le fonds souverain de l'Etat libyen, Libyan Investment Authority, vient d'adresser une lettre d'intérêt en vue d'une reprise éventuelle pour sauver la raffinerie française Petroplus de Petit-Couronne, menacée de fermeture. Le Fonds stratégique d'investissement français prendrait une place symbolique à ses côtés comme partenaire minoritaire, pour soigner la forme. Le tribunal de commerce de Rouen décidera le 13 novembre de la prolongation de la période de dépôt des offres pour (…)