Auteur Collectif relations internationales des JRCF

La révolte des Taiping

Collectif relations internationales des JRCF
Lorsqu’on évoque l’histoire sociale chinoise, on a souvent tendance à considérer un peu vite que celle-ci commence au XXe siècle. Pourtant, entre son rôle longtemps moteur dans l’économie asiatique et mondiale et son expérience tragique de l’impérialisme occidental, la Chine n’a pas attendu le XXe siècle pour connaître des affrontements de classes violents et des expériences révolutionnaires. La méconnue révolte des Taiping, qui éclate en 1850 après la première guerre de l’Opium, porte ainsi en germes des idées de collectivisation agraire et d’égalité entre les citoyens, à tel point qu’elle inspirera le fondateur du GuoMindang Sun Yat Sen et Mao Zedong qui déclarera qu’il ne manquait « que le marxisme-léninisme-maoïsme » (sic) à la révolution Taiping pour triompher. Retour sur un épisode marquant du mouvement révolutionnaire chinois. La première guerre de l’Opium oppose la Chine dirigée depuis le XVIIe siècle par la dynastie Qing à l’Angleterre. Pour mettre un terme à l’excédent (…)

Les enfants de la Creuse, une histoire de déportation

Collectif relations internationales des JRCF
Avant toute chose, rappelons que le terme de déportation, connoté à l’extermination des juifs par l’Allemagne nazie, signifie transporter par la force des personnes et des populations. C’est sur cette définition que nous allons nous baser pour cette affaire. De 1962 à 1984, 2150 enfants réunionnais [1], souvent âgés d’entre 5 et 15 ans, ont été déportés par les autorités françaises pour repeupler certaines régions de France perdant des habitants, dont la principale réceptrice sera celle dont on tire le surnom de ces pupilles : la Creuse [2]. C’est d’ailleurs dans le foyer de Guéret que quasiment toutes ces jeunes personnes arriveront lors de leur « migration » en métropole. Cette politique sera portée par des organismes administratifs comme le BUMIDOM et le CNARM. Qui étaient ces enfants ? Des orphelins dans quelques cas, mais majoritairement des enfants vivant en famille, dans des conditions plus ou moins précaires à la Réunion. Afin de faire accepter par les parents de donner (…)