Auteur Comité Action Palestine
8 mars 2022
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Dissolution du Comité Action Palestine : la dictature en marche
Comité Action Palestine
« Le fascisme n’est pas le contraire de la démocratie, mais son évolution par temps de crise ». Bertolt Brecht
Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin a annoncé, le 24 février, son intention de dissoudre l’association Comité action Palestine (Bordeaux), en même temps que la fermeture administrative de la mosquée de Pessac et la dissolution du collectif Palestine Vaincra (Toulouse).
Cette annonce est survenue le jour même du diner du CRIF où le Premier ministre Jean Castex a affirmé que Jérusalem est « la capitale éternelle du peuple juif ».
Cette dissolution a été rendue possible par la loi « confortant le respect des principes de la république », votée le 24 aout 2021, qui instaure dans le pays l’arbitraire et un droit d’exception. Outil de répression politique, cette loi s’inscrit dans le cadre d’une offensive réactionnaire et liberticide du gouvernement français, empêtré dans la gestion déplorable d’une situation sociale, économique et sanitaire très dégradée.
Dans un climat politique inquiétant où les musulmans et leur liberté associative sont devenus la cible prioritaire de la (…)
27 février 2022
Annonce par Gérald Darmanin de la dissolution de deux associations de soutien au peuple palestinien : Appel à la mobilisation et à la résistance
Comité Action Palestine
Le ministre de l’intérieur Gérald Darmanin annonce le jour même du diner du CRIF, le jeudi 24 février, son intention de dissoudre dans l’acide du sionisme deux associations de solidarité avec la Palestine, le Comité action Palestine (Bordeaux) et Palestine vaincra (Toulouse).
Selon la presse, le ministre prétend que le CAP affirme « dans sa charte, son soutien à toutes les organisations en lutte contre Israël, y compris quand elles font usage de la violence et de méthodes terroristes ». Or c’est factuellement faux. La charte du Comité Action Palestine appelle à un « soutien inconditionnel à la résistance du peuple palestinien et à son combat pour son autodétermination et son indépendance nationale ». Il n’est question nulle part dans la charte de « violence » ou de « méthodes terroristes ».
Contrairement aux mensonges grossiers du ministre, la charte engage « à ne pas se prononcer en faveur de telle ou telle forme de lutte » conformément au principe de souveraineté du peuple (…)

