Auteur Denis Rivier
6 juin 2009
Lettre aux organisations ouvrières de Saint Etienne
Denis Rivier
3 000 licenciements par jour. Dans des milliers de foyers, c'est le chômage partiel qui mine nos ressources. Et l'arrogance patronale qui s'étale : parachutes dorés, stock-options, golden-hello, retraite-chapeau, horoscopes sur la sortie de la crise.
Pendant ce temps : salaires bloqués ou revus à la baisse, licenciements pour un oui ou un non, plaintes contre les ouvriers qui se défendent.
Ceci est en quelques lignes la condition ouvrière aujourd'hui. Chercher des exemples locaux ? Pourquoi faire, dans toute la France, dans toute l'Union Européenne, c'est la même musique.
Les journées d'action « saute-mouton » font preuve de leur inefficacité. Les salariés ne refusent pas de se battre. Ils l'ont prouvé les 29 janvier et 19 mars. Mais perdre une journée de salaire pour rien, ce n'est guère motivant.
Il est vain d'espérer du gouvernement Sarkozy une quelconque réponse positive à nos revendications. Le dire, c'est semer des illusions. C'est à partir de la base que nous devons (…)
Lettre aux dirigeants syndicaux
Denis RIVIER
10 heures de travail par jour, 48 heures par semaine, 405 heures supplémentaires par an sans avoir à en demander l'autorisation à l'Inspection du Travail, sans que les salariés puissent refuser, c'est la nouvelle règle. 235 jours de travail pour les salariés au forfait-jour, c'est 47 semaines de travail sans jours fériés. Parisot en rêvait, le gouvernement Sarkosy-Fillon l'a fait. Et tout ça, comme tous les mauvais coups, comme le CPE, comme le CNE…
Et pendant ce temps, vous, dirigeants syndicaux, vous participez aux consultations, tables rondes et autres concertations, comme si de rien n'était. Côté riposte, la CGT annonce une action offensive en octobre, pour FO, c'est une action en septembre. Votre message est clair : « Messieurs du gouvernement continuez ! ». Que vous le vouliez ou non, vous votez Sarkosy.
Écoutez ce qui se dit dans les ateliers, dans les usines, dans les bureaux :
Arrêtez de participez, de vous concertez avec ce gouvernement. Avec la loi de « démocratie (…)