Auteur Etienne TARRIDE
3 janvier 2012
Les jurés en correctionnelle
Etienne TARRIDE
Voici que commence l'expérimentation des citoyens assesseurs devant le Tribunal Correctionnel. J'ai été assez longtemps Avocat Pénaliste et j'ai plaidé assez souvent devant les Cours d'Assises de France et de Navarre pour pouvoir en dire un mot. Disons donc que je suis plutôt favorable à cette innovation en tant qu'Avocat, et très réservé en tant que citoyen.
L'Avocat sait que les jurés populaires ne seront ni plus ni môns répressifs, ni plus ni moins laxistes que les Magistrats. Ils le seront autrement. Ils auront plus d'indulgence pour les prévenus qui se présenteront de manière humble et respectueuse que pour ceux qui chercheront à jouer les magnifiques. Devant un Tribunal, il vaut mieux être Bourvil que Jean Paul Belmondo. Il vaut mieux être Gaby Morlay que Marlène Dietrich. Il appartiendra aux Avocats de préparer leurs clients à un rôle utile.
De même, il faudra insister sur les malheurs que le pauvre bougre ou la malheureuse dame a dû subir. Les Magistrats professionnels (…)
Récidives et crimes odieux
Etienne TARRIDE
Amis, Compagnons, Camarades et Confrères
Une nouvelle affaire de récidive grave et que nous trouvons tous infiniment douloureuse secoue aujourd'hui l'opinion publique.
Comme d'usage, l'homme qui est en charge de ce genre de problèmes depuis sept ans, d'abord comme Ministre de l'intérieur, puis comme Président de la République réagit par des moulinets et la promesse d'une nouvelle loi.
Nous savons tous que son émotion est sincère et profonde, c'est de sa compétence qu'il s'agit.
Il faut tout d'abord observer que dans le cadre de l'affaire actuelle, et pour autant que les faits soient connus ce qui n'est pas le cas, l'homme montré du doigt avait subi l'intégralité des peines prononcées qui n'étaient pas spécialement légères. Du point de vue du fonctionnement de la Justice, il est difficile de formuler des reproches.
Il faut surtout souligner que le problème posé n'est pas un problème de Justice ou de répression mais un problème de santé publique.
NI LES JUGES NI LES (…)