Auteur Françoise Compoint
4 octobre 2013
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Les USA, une hyperpuissance en déclin. Analyse de R. Labévière
Françoise Compoint
Le complexe de supériorité intrinsèque à tous les agissements des USA est parfois à tel point baroque et grotesque qu’il prête à rire. Pourtant, comment pourrions-nous rire quand des nations entières sont annihilées par les foudres hégémoniques d’une Amérique qui ne puit se défaire de son passé colonial, achetant tout ce qu’elle peut acheter en échange d’une verdure sans équivalent et d’un relent de propagande impérialiste sentant la putréfaction ?
Au mieux pourrait-on dire, nuançant la réalité, que les Américains se pavanent de leur élitisme. Or, reprenant la définition de Jean-Marc Tonizzo qu’il appliquait plutôt au domaine social, « l' élitisme est une pathologie que l’humanité n’a pas encore décrété comme telle ». Cet état d’esprit cherche « à s’affirmer aux dépens d’autrui (des autres nations, en l’occurrence) pour thésauriser les privilèges ».
Selon Alfred Adler, fondateur de la psychologie individuelle, ce type de complexe dissimule un complexe d’infériorité sous-jacent. « Par manque de sentiment de communauté le sujet cherche la compensation de son sentiment d’infériorité en développant son agression pour dominer les autres ».
Cette observation, bien qu’extraite du grimoire psychothérapique de M. Adler, n’en est pas moins représentative de la mentalité des élites politiques américaines, masquant misère culturelle et immaturité profonde.
Les racines de cet état jusqu’à présent incurable remonte à bien loin. Voici (…)
Intrusion en Syrie. Israël fait des siennes
Françoise Compoint
Avant-hier, mercredi 30 janvier 2013, Israël a effectué une frappe ciblée contre un centre de recherche syrien situé dans la banlieue de Damas. Ce centre de recherche, contrairement à ce que prétendent certains médias étroitement axés sur les intérêts de l'Etat hébreu, comporte aussi bien une partie militaire que civile. Bilan : au moins deux morts, des blessés.
Techniquement, l'opération devint possible grâce ou plutôt à cause de deux facteurs. Primo, il se trouve qu'il y a eu derechef violation de l'espace aérien libanais, le bombardement ayant été opéré, vu la disposition de cette banlieue, de la frontière syro-libanaise. Secundo, on sait de source sûre que les bombardiers à l'oeuvre volaient en-dessous de la hauteur détectée par les radars, là encore, en violation totale du droit aérien.
Le porte-parole de l'armée israélienne a préféré se réfugier dans le silence, malgré les questions qui lui avaient été posées de manière récurrente par l'AFP. Même silence - serait-il (…)
