Auteur GP
16 décembre 2012
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Comprendre et réagir
GP
Nous avons tendance à oublier que nous sommes issus de la nature et que nous en sommes dépendants comme d'une mère nourricière. Elle est aussi la meilleure des éducatrices pour nous aider à concevoir un modèle de société viable et juste. Nous devrions pour y parvenir arrêter de l'asservir, et la traiter comme une partenaire et une alliée dans nos choix. Continuer à l'exploiter ainsi c'est mettre en péril notre survie. Car comme nombre de civilisations ayant chuté en épuisant leurs ressources naturelles, la notre se destine aussi à disparaître à cause de sa dévorante expansion. L'histoire se répètera une fois de plus, mais l'état de mondialisation actuel étend cette fois-ci le risque à toute la planète…
L'influence des grands groupes transnationaux a déjà fait tomber dans l'oubli de multiples modes de vie prospères et parfaitement adaptés à leur territoire. La standardisation culturelle s'est faite au détriment des savoirs accumulés. Ceci n'est pas surprenant, étant donné qu'il (…)
Consommation et Surconsommation
GP
L'accès à la consommation nous est présenté comme la source du bonheur, alors que paradoxalement, être consommateur rend vaine toute tentative d'accéder au bonheur. La publicité est là pour nous rappeler à l'ordre, pour créer l'insatisfaction, le manque et une dépendance par rapport à des produits qui jusque-là n'étaient pas indispensables à l'épanouissement, et qui s'ajoutent à nos besoins. Il serait plus sage de ne pas tenter d'avoir tout ce que l'on nous propose, mais de savoir apprécier ce que l'on a. Il faudrait d'ailleurs faire en sorte de se libérer de la surabondance (également surabondance de pollution, d'uniformisation, de stress … etc !) plutôt que de convoiter avec obsession ce qui nous fait défaut (le pouvoir d'achat, l'emploi, l'innovation, les parts de marché, la croissance, etc), pour plus de simplicité et moins d'illusionnisme. Posséder le dernier « iphone » est-il indispensable à la vie ?
Comment les hommes faisaient-ils avant toutes ces technologies higtech qui (…)
L'illusion du Developpement Durable
GP
Comme son nom l'indique, le développement durable n'est qu'une roue de secours pour prolonger le développement autant que possible, aussi nuisible soit-il et sans qu'il ne soit remis en question. Le WBCSD, (voir ici), définit d'ailleurs l'éco-efficience qui caractérise le développement durable comme étant « accompli par la livraison de biens et de services à des prix concurrentiels qui satisfont les besoins humains et apporte qualité de vie, tout en réduisant progressivement l'impact écologique et l'intensité du prélèvement des ressources naturelles… ».
L'usage du mot « progressivement » laisserait presque croire qu'il n'y a pas urgence. Pourtant l'urgence est là , et même s'il est bien vrai que les techniques de production n'ont jamais été aussi peu polluantes, la production mondiale n'a jamais été aussi élevée, et sa constante augmentation rend les émissions de dioxyde impossibles à réduire. Elles devraient même continuer de grimper jusqu'à 20 % d'ici à 2035, causant une (…)
10 septembre 2012
Les limites du progrès
GP
Portée et affichée au premier plan par les médias, la crise tridimensionnelle (économique, écologique et sociale) n'est pas sans provoquer la crainte parmi la population. Il n'y aurait là rien de dramatique si cette crainte était une peur saine qui confère la force de bousculer ses conceptions pour une prise de conscience. Mais la source de nos problèmes est si parfaitement intégrée à nos vies qu'elle obstrue toute optique de changement. Faute d'une remise en question lucide, les maintes et maintes dispositions prises pour parer aux revers d'une économie de croissance sont aussi efficaces que de creuser un trou pour en combler un autre. Je ne vise pas à diaboliser le capitalisme et le progrès qui l'accompagne - toute personne censée et informée connait de toute façon les perversités d'un tel système - mais il s'agirait plutôt d'exposer certains faits démontrant qu'en réalité ce progrès est très subversif. D'une part parce ce que nous négligeons les répercutions directes et aussi (…)