Auteur Galaad
24 février 2011
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"Que se passe-t-il ?"- Les prémices d’une révolution globale
Galaad
Résonnances
Tunisie, Egypte, Bahreïn, Yémen, Algérie, Maroc, Lybie, Kurdistan Irakien… Malgré les différences entre ces formes de lutte et leur revendications, il est manifeste que le même élan relie tous ces soulèvements, visible à travers la solidarité de ces peuples entre eux et la reprise, ici et là , des mêmes méthodes et des mêmes slogans. Mais c'est aussi en Islande, malgré le black out des médias à ce sujet, qu'une coalition d'écologistes, de groupes d'extrême gauche et d'anarchistes a fait plier le gouvernement, nationalisé trois banques et tente, tant bien que mal de réécrire leur constitution. L'effet domino inauguré par la révolution tunisienne a donc bien eu lieu ; et l'on peut s'attendre, bien au-delà du monde arabe, que ce même vent souffle dans tous les pays où une certaine forme de pouvoir, qui a réussi jusqu'à présent à étouffer la volonté de leur peuple par la peur et la propagande, se voie déstabilisé, et ceci à cause de deux facteurs principaux.
Le premier (…)
Tunisie, ou la réalité du désir
Galaad
L'Histoire se manifeste quand elle cesse de se répéter, de bégayer, quand le disque rayé qui torturait nos oreilles et enfermait notre âme dans la même boucle, libère enfin sa musique, et notre conscience. Nous vivons un moment historique. Sachons le reconnaître et le comprendre à temps. Un pouvoir peut tout se soumettre, tout écraser, mais il doit pour cela pouvoir donner un visage à son opposant, il doit pouvoir l'identifier. Nous assistons à la naissance d'une force, En Tunisie, bien sûr, en Egypte mais déjà aussi partout ailleurs, qui n'a pas de visage, ou trop de visages pour être identifiée, et qui n'est plus filtrée par l'entonnoir d'un parti. Ce "peuple" qui n'a jamais été considéré par tout Pouvoir que comme une Matière (à diriger, à éclairer, à convaincre, ou même à libérer) voilà qu'il se découvre instruit, décidé, et qu'il (un comble) se libère tout seul. Voilà que l'inerte prend vie, que le tas se fait essaim. On dirait que le peuple a été comme l'inconscient de tout (…)
