Auteur Jean

Démocratie et Dictature

Jean

La crise en Grèce a dévoilé la partie visible d’un iceberg immense dont nous avons naturellement l’intuition, mais dissimulé dans un océan de propagande : la dictature du Capital. Elle est le pendant de la démocratie parlementaire dont nous mesurons aussi l’inanité. Pour redresser une planche voilée, il faut exercer sur le point d’inflexion une pression adéquate qui ne brise pas les fibres, opposée à la face convexe et au-delà de la ligne médiane. Ce sont des lois de la physique ; celles de la société sont plus complexes mais elles peuvent se ramener à ses contradictions fondamentales et être résolues par des mesures appropriées : avant de parvenir à l’égalité entre les êtres humains il faut exercer une contrainte sur la minorité des oppresseurs, au-delà du point d’équilibre mais sans détruire la société et durant tout le temps nécessaire au rétablissement de rapports harmonieux. Pourquoi et dans quelles conditions avons-nous renoncé à la dictature du prolétariat ?

Avec une prescience inconnue jusqu’ici chez lui, Bernard-Henry Lévy déclarait le 7 juillet « ce n’est pas la démocratie qui a gagné en Grèce » . Qu’on se rassure, cet intelligent ne parlait pas du blocus financier de la BCE exercé sur les banques grecques et les pensions des retraités, ni de l’ingérence manifeste des aigrefins franco-allemands dans les affaires intérieures et les remaniements ministériels de la Grèce, ni de la subversion d’un gouvernement élu selon les règles du « monde libre », ni de la terreur économique et de la paupérisation des masses, ni de l’assujettissement de la Grèce dans « l’Europe Unie ». Non Bernard-Henry Lévy parlait du référendum, précisément celui-là piétiné par les usuriers de l’Europe et contre lequel il sonnait l’hallali avec sa condescendance coutumière, parce que ce n’était pas le bon peuple qui avait refusé l’austérité - à plus de 61 % - mais le mauvais : « La Grèce ancienne avait deux mots pour dire le peuple. Le « démos » de la (…)

Une députée US, Gabrielle Giffords, a été abattue lors d’un meeting politique ...

Jean
Une députée US, Gabrielle Giffords, a été abattue lors d'un meeting politique qu'elle animait dans la ville de Tucson (Arizona). Attentat qui n'est sans doute pas sans relation avec l'odieuse campagne électorale de Sarah Palin, ex-candidate à la vice-présidence des USA, qui désignait sur la carte ci-jointe les député(e)s à « abattre », c'est-à -dire ceux qui avait voté la loi sur l'établissement d'une sécu aux Etats Unis…Les cibles en rouge représentent les députés qui ne se représentaient pas. Les cibles en blanc les députés à abattre, dont G. Giffords (quatrième sur la liste). Charmantes moeurs électorales !