Auteur Jorge Martin

Venezuela : dernier avertissement

Jorge Martin

Depuis plusieurs semaines, l’assaut contre la révolution bolivarienne s’est intensifié. Les éditos et premières pages des journaux américains et espagnols s’insurgent contre la faim au Venezuela et réclament le départ du « régime dictatorial ». Les pénuries en cours ont entraîné des cas de pillages. L’opposition de droite tente de déclencher un référendum présidentiel révocatoire, mais menace également de passer à l’action violente et fait appel à des puissances étrangères, parfois pour une intervention militaire. Que se passe-t-il réellement au Venezuela et comment faire face à ces menaces ?

Vendredi 13 mai, Nicolas Maduro, le président du Venezuela, a étendu le « décret d’urgence économique » qui lui avait donné des pouvoirs supplémentaires depuis janvier ; il a également déclaré un état d’urgence de 60 jours qui lui confère un pouvoir très large pour traiter des menaces militaires externes et des problèmes de distribution et de production alimentaires. Comme il fallait s’y attendre, les médias capitalistes du monde entier s’unirent dans un chœur de dénonciation, hurlant à la « dictature », tandis qu’un des principaux leaders de l’opposition de droite, Capriles Radonski, appela publiquement à la désobéissance face au décret. La menace est cependant bien plus réelle et vaut la peine d’être illustrée par quelques exemples. Il y a un mois, un éditorial du Washington Post [1] a ouvertement appelé les pays voisins du Venezuela à une « intervention politique ». Le week-end du sommet Concordia à Miami, l’ancien président colombien Alvaro Uribe a exhorté les forces armées (…)

Elections législatives au Venezuela – la révolution bolivarienne face à son plus grand défi

Jorge Martin

Le 6 décembre, les Vénézuéliens vont se rendre aux urnes pour élire les députés de l’Assemblée nationale. Cette élection se tient dans un contexte où la révolution bolivarienne est confrontée aux défis les plus difficiles depuis ses débuts en 1998, il y a 17 ans, quand Chavez a été élu président pour la première fois. Aux défis habituels posés par une opposition profondément anti-démocratique et les provocations agressives des impérialistes, il faut ajouter une combinaison de facteurs économiques, au niveau national et international, qui met le Venezuela au pied du mur et mène à la conclusion suivante : soit la révolution est menée à son terme, soit elle sera battue.

L’effondrement du prix du pétrole, l’échec de la tentative de réguler le marché capitaliste et le sabotage déclaré de la classe capitaliste ont mis fin à une période où le gouvernement pouvait mettre en œuvre des réformes sociales sans s’attaquer fondamentalement à la propriété privée des moyens de production. Dans la direction du mouvement bolivarien, ceux qui refusent de s’engager dans la voie de l’abolition du capitalisme préparent la défaite du mouvement. On a assisté ces trois dernières années à une dégradation sévère de la situation économique au Venezuela. Le prix du pétrole vénézuélien s’est effondré sur le marché mondial. D’environ 100 dollars en 2013, le prix du baril est descendu à 88 dollars en 2014 et atteint une moyenne de 47 dollars en 2015. Durant la deuxième semaine de novembre, il a baissé jusqu’à 37 dollars. Cela a sérieusement restreint la capacité du gouvernement à investir dans les programmes sociaux, mais aussi à importer de la nourriture et d’autres (…)

Les élections régionales au Venezuela : les candidats du PSUV gagnent 20 Etats sur 23

Jorge Martin

Cet article a été publié le 17 décembre 2012, au lendemain des élections régionales au Venzuela, sur le site internet In Defence of Marxism et relayé sur le site de
La Riposte

Les candidats du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) ont remporté les élections régionales du 16 décembre dans 20 des 23 Etats du pays, y compris 5 qui étaient gouvernés par l'opposition (MUD). L'unique consolation de l'opposition réactionnaire est d'avoir conservé l'Etat stratégique de Miranda où leur candidat présidentiel vaincu, Henrique Capriles Radonski, a battu l'ancien vice-président Elias Jaua. Les élections régionales interviennent après la victoire de Hugo Chávez à l'élection présidentielle du 7 octobre. Il est clair que la défaite de l'opposition le 7 octobre, alors qu'ils étaient persuadés de leur victoire, a eu un effet démoralisateur dans leurs rangs. Les candidats bolivariens ont le plus largement gagné à Apure (62 % contre 23 %, alors qu'un autre candidat révolutionnaire a recueilli 14 %), Cojedes (62 " 37), Delta Amacuro (75 " 22), Falcón (50 " 36), Guárico (73 " 26), Portuguesa (53 " 21, avec un autre candidat révolutionnaire (…)