Jules Falquet
Reçu des veines ouvertes des "américaines latines"
Du coeur du monstre, devant l'OMS depuis 7ans [www.independentwho.org], avec les informations que l'on reçoit en permanence sur l'imposture du nucléaire et le totalitarisme qu'elle sous-tend et sa cohorte de propagande infectes, des liens énormes se forment et se recoupent avec ces fameuses origines déjà décrites par de nombreuses personnes véritablement humaines. Des heures durant passées devant ces batiments de glace, on cogite sur ces liens, on reçoit des autres et on transmet. Quelquefois on arrive même à agir avec de faibles moyens : http://independentwho.org/fr/2014/09/21/forum-effets-genetiques/ Depuis l'origine de cette action, il y avait déjà un mimétisme avec ces veines ouvertes de l'Amérique latine, cet ouvrage d'Edouardo Galéano mis à ma connaissance comme beaucoup d'autres par des "vigies devant l'OMS" comme l'oeuvre de Marcel Mauss sur le don et de quelques (…)
Jules Falquet
Extraits de la présentation du livre de Pinar SELEK, Devenir homme en rampant, Paris, l’Harmattan, par Jules Falquet :
L’interrogation première de Pınar Selek [1] était simple : qu’est-ce qui transforme au fil des années un innocent enfant en un adulte assassin ? La construction sociale de la violence, son lien avec la “virilité” et le service militaire — mais aussi de manière plus générale la (re)production de sociétés autoritaires et hiérarchiques et l’organisation de l’oppression des femmes — se trouvent au cœur de Devenir un homme en rampant.
À l’heure où se développent des discours masculinistes sur les hommes comme “victimes de la domination masculine”, Pınar Selek nous permet de penser plus loin. Dans la ligne des travaux sur les hommes comme dominants, elle nous invite ici à une profonde analyse des liens entre la construction sociale des hommes et la production structurelle du pouvoir masculin et de la hiérarchie sociale.
Une violence considérable et ses effets
Même si elle ne semble pas spécifique au service militaire turc et qu’on la retrouve dans toutes les armées, la violence incessante, arbitraire et brutale qui est exercée contre les jeunes recrues, tout particulièrement pendant la première période — celle des classes — constitue l’un des thèmes les plus saillants des témoignages.
Dès l’entrée dans la caserne, commence la description parfois difficilement soutenable de la violence exercée par ce qui apparaît comme une institution totale — rappelant les prisons, les hôpitaux psychiatriques, voire même les camps de concentration. Tous les éléments de la déshumanisation se déploient l’un après l’autre :
Tonte systématique de jeunes recrues, mise à nu pour l’examen “médical”, traitement anonyme et pluie d’injures. Les uniformes grotesques, de taille inadaptée, l’entassement dans des lieux inconnus, l’obligation d’user d’un langage hiérarchique et dépersonnalisant, organisent l’humiliation et (…)