Auteur Kaddour M'HAMSADJI

Mémoires d’une combattante de l’ALN, zone autonome d’Alger de Zohra Drif

Kaddour M'HAMSADJI

Ici, point de paroles sonores, ni légèreté de pensée, ni jouissance personnelle ; c’est le souvenir de la lutte du droit à la liberté contre la guerre de la politique coloniale...

Que dire de plus ? Des « Mémoires », ces temps-ci, sont de juste circonstance et si utiles qu'ils sont réclamés par tous ceux qui, à tort ou à raison, bien ou mal intentionnés, veulent savoir, entre autres faits historiques, ce qui s'est passé « exactement » dans la Zone Autonome d'Alger (ZAA), structure de l'ALN-FLN, créée le 20 août 1956 et organisée en trois régions, pendant la Lutte de Libération Nationale. Certes, il y a eu des publications importantes (dont le célèbre ouvrage « La Bataille d'Alger » de Yacef Saadi) sur les activités glorieuses de nos combattants révolutionnaires chouhadâ ou vivants dans Alger, la capitale, pour la même période. Pour autant, il reste à connaître toujours davantage en exploitant les archives, souvent hélas, inaccessibles, et en lisant les écrits historiques rédigés par une personnalité qui se donne pour objet le récit de sa propre vie. C'est tout à fait le cas attendu et proposé par Zohra Drif qui a récemment publié un fort volume sous le (…)

Justice pour la Palestine ! - Tribunal Russel sur la Palestine

Kaddour M'HAMSADJI
De guerre lasse, n'ayant plus rien à ménager, Agrippine ne pouvait songer qu'à épouvanter Néron de ses seules fureurs... Je ne sais sous quel effet de psychologie personnelle ai-je été poussé à faire un tour chez Jean Racine et, me remémorant Britannicus (1669) - une tragédie politique -, me suis-je représenté la scène de l'Acte V, scène 6, au moment où l'impératrice-mère Agrippine invective Néron : « Mais j'espère qu'enfin le ciel, las de tes crimes, / Ajoutera ta perte à tant d'autres victimes ; / Qu'après t'être couvert de leur sang et du mien, / Tu te verras forcé de répandre le tien ; / Et ton nom paraîtra dans la race future, / Aux plus cruels tyrans une cruelle injure. » Là, le jeu des sentiments est très fort ; il permet d'oser l'allégorie dans ce qui suit. Ne ferait-elle pas ´´allusion´´ aux propos ci-dessus d'Agrippine et, en quelque manière, ne serait-elle pas alors à la hauteur des actes d'injustice, de spoliation de territoire et de mépris en faveur d'un « État (…)