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L’Allemand Ernst von Freyberg à la tête de la « banque du Vatican »

La Croix

Le journal La Croix titre : L’Allemand Ernst von Freyberg à la tête de la « banque du Vatican ».

Le Vatican a désigné vendredi un baron et industriel allemand, après une longue vacance de neuf mois à la tête de sa banque, sans doute la dernière nomination importante du pontificat, à 13 jours de la démission historique de Benoît XVI.

Ernst von Freyberg, membre de l’Ordre de Malte et qui organise des pèlerinages au sanctuaire marial de Lourdes (France), a été sélectionné parmi 40, puis 6, puis 3 candidats, à la tête de l’IOR, l’Institut pour les œuvres de religion, institut financier unique au monde et auréolé de secret. Cette nomination était attendue depuis longtemps, signe que le processus de choix a été délicat, dans un contexte de crise pour l’IOR. Pendant ce temps, dans ses appartements, le pape de 85 ans continuait à recevoir, suivant un programme toujours chargé : des évêques italiens, le président roumain Traian Basescu, une délégation d’une organisation caritative du Benelux. Selon un rituel inchangé, d'après les journalistes présents à l’audience de M. Basescu. Alors que le pontificat touche à sa fin et que le pape lui-même a fait allusion mercredi aux « coups » portés à l’unité de l’Église, cette nomination mettra-t-elle fin aux rumeurs autour des luttes de pouvoir au Vatican ? La presse (…)

Les paramilitaires colombiens avouent 30 000 meurtres

La Croix
La Colombie est horrifiée par l'ampleur des massacres commis depuis les années 1980 par des miliciens d'extrême droite qui reconnaissent aujourd'hui leurs crimes Plus de 30 000 assassinats, 2 500 disparus en moins de vingt ans. Ces chiffres parlent d'une violence effroyable, tout juste comparable, en Amérique latine, à la répression de la dictature argentine qui aurait fait disparaître 30 000 opposants. Pour la première fois, le parquet colombien a donné le 17 février les statistiques officielles d'une vague de meurtres longtemps niée par le pays. Elles correspondent aux crimes avoués par les milices paramilitaires dans le cadre d'un processus dit de « justice et paix » mis en place depuis leur démantèlement en 2003. Une loi, polémique, avait alors été adoptée : moyennant des aveux complets, les paramilitaires qui rendaient les armes ne pourraient pas être condamnés à plus de huit ans de prison. Ces remises de peine ont permis de commencer à lever le voile sur des années de (…)