Auteur Le courrier
14 mars 2012
1
Au Sud Kivu, un journal à tout prix
Le courrier
Dans l’est du Congo, sortir un journal n’est pas chose facile. Et quand le titre est indépendant et dirigé par une femme, Solange Lusiku, cela relève de l’exploit.
Solange Lusiku, journaliste radio devenue éditrice un peu malgré elle, a relevé le défi. Sa détermination et son engagement lui ont valu de recevoir, début février, le doctorat honoris causa de l'Université catholique de Louvain (UCL, Belgique). Depuis 2007, Le Souverain est le seul journal à paraître à Bukavu, à l'est de la RDC.
Tout a commencé par une promesse faite au fondateur du journal, Emmanuel Barhayiga. En février 2007, alors qu'il est cloué au lit par la maladie, il demande à Solange Lusiku de reprendre l'édition du titre. M. Barhayiga décède en avril et, en juin, « hantée par cette dette morale », Solange se lance dans l'aventure. « Il était question que je produise un numéro ou deux, que je paye cette dette et que je reste moralement quitte », explique-t-elle. Mais c'était sans imaginer l'engouement que susciterait le projet au sein de la population.
Elle travaille alors pour l'ONG Caucus des femmes congolaises du Sud Kivu pour la paix, « une organisation qui (…)
26 février 2010
Des enfants kurdes jugés comme des terroristes
Le Courrier
TURQUIE - En vertu de la loi antiterroriste, de simples jeteurs de pierres sont condamnés à de lourdes peines et incarcérés dans des pénitenciers pour adultes.
Ils sont en âge d'être sur des bancs d'école mais végètent en prison. Leur crime ? Avoir lancé des pierres sur la police. Comme on dit en turc : « Ils ont tenté des affaires trop grandes pour eux ». La plupart ne comprennent même pas le sens des accusations. Depuis 1988, ils vivent sous un régime « d'Etat d'exception » : émeutes et manifestations sont les stigmates d'une quasi-guerre civile. Ils risquent pourtant des peines plus longues que leur âge. Depuis 2006, la législation turque de « lutte contre la terreur » (TMK) fait des enfants de 12 à 18 ans les égaux des adultes. Jeter des pierres ou des cocktails Molotov sur des blindés ou simplement participer à un rassemblement de rue est assimilé à un soutien au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et tombe sous le coup de la lutte « antiterroriste ».
Longue histoire (…)
