Auteur Mahamadou Konaté
31 août 2013
Traité sur le coup d’Etat
Mahamadou Konaté
Le coup d’Etat est en fait un coup contre l’Etat, un coup contre l’organisation politique d’un peuple. Il décrit la prise illégale de contrôle des institutions qui incarnent l’autorité et l’unité de l’Etat. En cela, la vie des Etats est émaillée de coups d’Etat.
Il ne s’agit pas ici d’en faire l’historique, mais de l’analyser dans le contexte malien et de chercher ce qui peut l’empêcher.
Toutes nos Constitutions ont par le passé, implicitement ou explicitement, interdit le coup d’Etat. Mais aucune n’a pu l’éviter. Car, il ne tient pas à une règle juridique pour empêcher un crime, il faut identifier ses causes et proposer des mesures d’accompagnement
Tel un microbe, un coup d’Etat, pour réussir, a besoin d’un certain climat, d’un certain environnement qui peut lui procurer au moment venu une certaine légitimité. En général, lorsqu’il ya au sein de la population un mécontentement fort contre le pourvoir établi, du fait de l’injustice ou de l’incapacité de ce pouvoir à gérer une (…)
Réflexions sur le généralissime principe général de droit : Nul n’est censé ignorer la loi
Mahamadou Konaté
Cette conception de la vie en société, comme beaucoup d’autres, importée des civilisations Gréco-romaines par nos facultés de droit, incorporée souvent dans nos lois, se voit imposer à nos pauvres citoyens dans leurs tribunaux, par certains juges qui n’ont rien compris à l’équité.
Dès qu’un citoyen déclare devant un juge, qu’il ignorait la loi dont on l’accuse de violer, notre jeune intello, dans son verdict, s’empresse de lui assener méthodiquement et fanatiquement : “Nul n’est censé ignorer la loi !”. Dire qu’un tel juge ose ensuite se moquer des extrémistes d’Al-Qaïda, qui décontextualisent les versets du Coran et les propos du Grand Prophète, pour les appliquer comme tels, à la lettre, au 21ème siècle, dans leurs vies quotidiennes avec leurs prochains, n’est ce pas le comble du ridicule ?
Dans les cités grecques du V et IVème siècle avant Jésus Christ, les populations dépassaient à peine 200000 habitants chacune. Chaque cite était comme un micro État indépendant avec ses propres lois. Le nombre des lois étant peu élevé, elles étaient délibérées et votées par les citoyens eux-mêmes, dans leur langue maternelle. C’était la démocratie directe. C’était aussi l’époque où les juges étaient élus par tirage au sort dans l’assemblée des citoyens.
Oh ! Que oui (…)
