Mision Verdad
Les enquêtes menées par les services officiels vénézuéliens sur l'attentat manqué contre la vie du président Maduro le 4 août dernier suivent leurs cours. A ce stade des recherches, les preuves accumulées et les protagonistes dûment identifiés permettent déjà de définir les contours de l'opération terroriste/mercenaire qui a pu se développer dans le pays avec les résultats que l'on connaît ; elles permettent également d'anticiper et d'évaluer les mesures cruciales et nécessaires à prendre pour la sécurité du pays.
L'axe opérationnel : privatisation de la violence et guerre non-conventionnelle
Dans le courant de la semaine passée, le président Nicolas Maduro et le Ministre de la Communication et de l'information, Jorge Rodriguez, ont fourni des preuves décisives sur la tentative frustrée d'assassinat politique du 4 août dernier. A partir des éléments communiqués aux medias, on relèvera 6 points importants tant par leur aspect politique sous-jacent que par les indications qu'ils (…)
Mision Verdad
L’obligation dans laquelle se trouve le gouvernement du Venezuela de réorganiser PDVSA, menacée de l’intérieur comme de l’extérieur, a mené les autorités vénézuéliennes à intervenir contre la corruption et le sabotage en s’engageant dans une lutte sans précédent dans l’histoire du pays.
L'arrestation d'Eulogio Del Pino et de Nelson Martinez, plus hauts responsables de la présidence de cette entreprise d'Etat pétrolière et du Ministère du Pétrole, survient suite à la présentation de preuves solides de leur implication dans un réseau de corruption et de leur participation à des plans de paralysie des processus opérationnels de PDVSA, plaçant ainsi la principale industrie nationale dans une situation de grande vulnérabilité.
Voici les 15 clés permettant de comprendre le caractère transversal des investigations menées, des objectifs politiques visés et de leurs conséquences à moyen terme.
1) On n'a jamais assisté dans toute l'histoire du Venezuela à l'arrestation simultanée de deux ex-ministres d'une même entité. Jamais l'industrie pétrolière vénézuélienne n'a connu (après des décades de corruption) des inculpations de ce niveau et jamais aucun président de l'entreprise d'Etat n'a eu affaire à la justice vénézuélienne. La détention de Del Pino et de Martinez a eu (…)
Misión Verdad
Lors du dernier sommet du G 77 + la Chine qui s’est tenu en Bolivie le 14 juin 2014, 133 pays (soit les deux tiers de l’ONU) se sont mis d’accord sur un programme mondial de lutte contre la pauvreté. Lors de la Rencontre Plurinationale des Peuples organisée en prélude au sommet, plusieurs présidents latino-américains ont exprimé leur solidarité avec la révolution bolivarienne. "Les États-Unis trouveront leur deuxième Vietnam au Venezuela s’ils poursuivent leur ingérence" a déclaré le président Evo Morales.
"Toute l'Amérique Latine est avec notre cher Venezuela" a lancé le président Correa. Le mandataire équatorien a rappelé que le Venezuela et les gouvernements de gauche latino-américains ne sont pas seulement assiégés par l'entreprise de restauration conservatrice d'élites régionales "qui nous ont toujours dominés, exclus, mais ont appris de leurs erreurs", mais aussi "par ces instruments de destruction massive de la vérité que sont les médias”.
"Comment peut-on parler de liberté authentique alors que nous dépendons de ce que disent les entreprises possédées par une demi-douzaine de familles ?” s'est exclamé Rafael Correa.
Le siège médiatique contre la révolution bolivarienne s'opère en trois temps. Premièrement, les thèmes à répéter et ceux à occulter sont déterminés par les médias privés hégémoniques dans ce pays. Deuxièmement, les médias internationaux relayent leurs campagnes. Troisièmement, la droite locale déguisée en "peuple", minoritaire dans les urnes mais "majoritaire" (…)