Auteur Patrick O. Strickland

A Jérusalem, des milliers d’enfants sont privés des services publics de base par l’apartheid israélien (The Electronic Intifada)

Patrick O. Strickland

Les enfants nés à Jérusalem sont pris au piège de la bureaucratie israélienne et de ses restrictions discriminatoires.

Dans Jérusalem-Est occupé par Israël, des milliers d’enfants palestiniens nés de parents qui détiennent des types de cartes d’identité différents vivent souvent toute leur vie sans être enregistrés et sans aucune forme de citoyenneté ni de papiers d’identité. « C’est très dur … on se balade en pleine paranoïa tout le temps » dit Fidaa Shweiki, dont les 4 enfants ne sont pas inscrits. « Parce que Israël ne m’a pas permis d’enregistrer les enfants, cela nous a causé un tas de problèmes dans beaucoup de domaines de notre vie ». La Coalition Civile pour Jérusalem estime que quelque 10.000 enfants palestiniens à Jérusalem-Est ne sont pas enregistrés (« Jérusalem : Faits et statistiques » PDF) Considérés comme apatrides selon le droit international, les habitants palestiniens de Jérusalem possèdent une carte d’identité spéciale émise par Israël, ainsi que des permis de voyage jordaniens. Fidaa vient du quartier de al-Thuri [près de Silwan], où ses enfants, deux garçons et deux (…)

"On nous a chassés de notre terre et obligés à partir cinq fois" (Counterpunch)

Patrick O. Strickland
Jaffa. La semaine dernière l'armée a remis des ordres de démolition aux résidents de Susiya, un petit village des collines du sud de Hébron. Les villageois ont été informés qu'ils avaient construit illégalement 50 bâtiments sans l'autorisation des Forces de Défense Israéliennes. Les ordres de démolition sont arrivés après que Ragavim, une ONG de droite dominée par les colons israéliens, ait introduit une requête auprès de la Haute Cour de Justice israélienne pour obtenir le gel des constructions à Susiya. Au grand regret des habitants, le village est situé dans la zone C de Cisjordanie, la zone qui est sous total contrôle israélien au titre des accords d'Oslo. Une colonie particulièrement hostile qui a pris le même nom s'est installée juste à côté. Il y a un plus grand village palestinien, Yatta, à moins d'un kilomètre mais le chemin qui y mène est coupé par plusieurs checkpoints de l'armée israélienne. Il semble que Susiya, qui n'a que trois jours pour faire appel, soit sur (…)