Auteur Pierre Khalaf
1er juin 2013
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Hassan Nasrallah (Hezbollah) donne le signal de la contre-attaque de l’axe de la Résistance
Pierre Khalaf
Alors que les Américains tentent de vider de leur contenu les arrangements de Moscou, en minant la conférence de Genève 2, l'Etat syrien et ses alliés régionaux font preuve d'une grande détermination à modifier d'une manière irréversibles les rapports de force sur le terrain. En assénant des coups de boutoirs aux terroristes, la Syrie réduit à presque rien la marge de manœuvre de Washington. Parallèlement, la Russie campe sur ses positions et refusent toutes les conditions posées par les Américains concernant la composition de la délégation des "oppositions" syriennes et le blocage de la participation de l'Iran à cette conférence.
En affirmant que la région traverse "une nouvelle phase", le leader du Hezbollah, sayyed Hassan Nasrallah, donne le signal de la contre-attaque de l'axe de la résistance, qui a commencé il y a plusieurs semaines avec les succès stratégiques enregistrés par l'armée syrienne autour de Damas et dans la région d'Alep et d'Idleb. Sayyed Nasrallah a été clair (…)
Est-il réellement impossible de trancher la bataille ?
Pierre Khalaf
De nombreuses analyses sur la Syrie évoquent l'impossibilité de trancher la bataille dans le conflit opposant l'Etat et les bandes terroristes menées par le Front al-Nosra d'obédience qaïdiste, et qui regroupent un cocktail composé des Frères musulmans, des takfiristes internationaux « venus de 29 pays », comme le reconnait un rapport rédigés par des enquêteurs de l'Onu, sans oublier les coupeurs de routes et les brigands sans foi ni loi.
Le facteur déterminant permettant de dire qu'il est impossible de trancher la bataille est, en premier lieu, l'équilibre des forces au sein de la société syrienne et ses répercussions sur les protagonistes : l'Etat et l'armée arabe syrienne d'une part, les bandes terroristes à la solde de l'Otan de l'autre.
Tout observateur honnête sait pertinemment qu'une majorité populaire, constituée d'un noyau solide transcommunautaire, a, dès le début, exprimé son soutien au président Bachar al-Assad, à toutes les initiatives qu'il a prise et à l'armée, (…)
Tripoli, abcès de fixation de la guerre contre la Syrie
Pierre Khalaf
Journalistes et analystes parlent du 14ème round de violences à Tripoli avec une amère résignation. Rien que pour la journée de dimanche, pas moins de six personnes sont mortes et une quarantaine ont été blessées, ce qui porte à 20 le nombre de tués, dont deux enfants, depuis le début des combats, mardi dernier.
Des combats à la mitrailleuse et aux roquettes ont éclaté dans les quartiers pauvres de Bab al-Tebbané et Jabal Mohsen. La recrudescence des combats intervient alors qu'un déploiement de l'Armée libanaise avait obligé les miliciens à se retirer vendredi matin, même si des tireurs isolés restaient en embuscade. Pendant la nuit, des soldats étaient stationnés dans les rues autour des deux quartiers en ébullition, mais pas sur l'avenue qui sépare les deux quartiers et qui a désormais des airs de ligne de front.
La situation à Tripoli, déjà tendue depuis le début de la crise en Syrie, s'est à nouveau enflammée mardi après la mort et la disparition de 22 jihadistes libanais (…)