Auteur Rosa Moro
29 septembre 2026
Cinq ans au cœur de l’anti-impérialisme africain
Rosa Moro
Le Centre Thomas Sankara de Ouagadougou, au Burkina Faso, s'apprête à célébrer son cinquième anniversaire. À cette occasion, la journaliste espagnole Rosa Moro, forte de plus de 20 ans d'expérience dans le traitement des sujets liés à l'Afrique, a réalisé une interview de ses fondateurs sur le travail de l'établissement au cours de ce lustre.
Le Centre Thomas Sankara de Ouagadougou, au Burkina Faso, s'apprête à célébrer son cinquième anniversaire. Il a été créé en octobre 2021, avant que le gouvernement actuel n'arrive au pouvoir, le 30 septembre 2022.
Ses fondateurs le définissent comme « une bibliothèque et un centre panafricain d'éducation politique et idéologique », guidé par quatre principes fondamentaux inspirés de l'idéologie de Thomas Sankara : le panafricanisme, l'anti-impérialisme, le socialisme scientifique et l'émancipation des femmes.
La bibliothèque offre un service gratuit de prêt et contient des ouvrages difficiles à trouver ailleurs dans la région et qui, généralement, ne sont ni facilement disponibles ni accessibles à la population.
Le Centre développe également d'autres projets, comme des cercles d'étude et de travail et le programme « Jeunes Pionniers » pour les filles et les garçons, en plus d'organiser une grande variété d'activités. Une fois par mois, par exemple, ils projettent des films (…)
Guerre humanitaire au Mali : aucune victime ?
Rosa MORO
Au cours des longues heures passées à fouiller l’hémérothèque online, jamais je n’avais vu d’intervention militaire aussi réussie que celle de la France au Mali. D’après les sources consultées, celle-ci n’a fait aucune victime civile ou innocente, tout en permettant de neutraliser des centaines de terroristes. Voyons ce qu’il en est de la seule victime que j’ai pu attester : la vérité.
Pour prendre la mesure de cette guerre ouverte dans le nord de l'Afrique, j'ai tenté de faire le décompte des victimes innocentes sur la base des informations publiées par les médias nationaux maliens. J'ai découvert que près de 99% d'entre elles proviennent de médias français, notamment l'Agence France-Presse (AFP) et Radio France internationale (RFI).
À en croire ces sources, seuls sont morts des soldats des troupes alliées et islamistes, djihadistes ou terroristes. Les rares civils mentionnés ont été abattus par les terroristes. On ne peut que s'étonner puisque depuis le 11 janvier dernier, lorsque la France "a répondu à l'appel au secours lancé par le Malí", sa stratégie a consisté en un bombardement intensif.
Un exemple. Le 15 janvier, il est dit que 5 djihadistes ont péri dans les bombardements nocturnes intensifs de Dialbaly par l'aviation française. La veille, l'information selon laquelle les islamistes avaient attaqué ou pris le contrôle de cette localité avait fait le (…)

