Auteur SEPH

Le départ des troupes US de Syrie : la redistribution des cartes ou une « Trumperie » de plus ?

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Après l'annonce du retrait US de Syrie, beaucoup de personnes sont septiques tant sont multiples les contradictions que ce supposé retrait suscite. En effet, si un premier contingent de forces US a quitté le nord est de la Syrie, c'est pour se redéployer dans le nord de l'Irak en zone kurde. Ainsi, les USA multiplient les bases en Irak et plus précisément à Al-Anbar, à l'ouest irakien où les USA viennent de créer une nouvelle base de campement de troupes, à quelques KM de la frontière syrienne. La question qui se pose est : quel sera le sort des troupes US qui disent vouloir quitter la Syrie ? Où iront-elles ? Seront-elles rapatriées ou vont-elles rejoindre leurs collègues dans les pays arabes ou africains ? Vont-elles être redéployées en territoire irakien ?

1 - Rappel historique En octobre 2016, Daesh était à son apogée aussi bien en Syrie qu'en Irak . L'Etat Islamique avait pour capitales Mossoul en Irak et Raqqa en Syrie. Plus de 100 000 terroristes étaient venus de l'étranger (environ de 80 pays) pour constituer un nouvel État à cheval sur l'Irak et la Syrie (zone grise de la carte ci-dessous). Il faut ajouter les partisans d' Al-Qaïda, plusieurs dizaines de milliers, dont le but est de détruire l’État syrien (zone verte) Tous ces terroristes ont été aidés sur le plan militaire par les USA-Israël et l'Otan, sur le plan financier par l'Arabie Saoudite et le Qatar, sur le plan logistique par la Turquie Jordanie et Israël. Tout ceci fait beaucoup de monde pour l'Irak qui sortait de trois guerres (d'abord avec l'Iran, puis avec l'Occident). La Syrie qui commençait à décoller sur le plan économique grâce à son pétrole et à son industrie a donc été pillée (machines outils, pétrole, antiquités,...) par les islamistes aidé par (…)

SYRIE : l’après DAECH une situation encore plus explosive ?

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L’année 2017 a vu l’armée syrienne et ses alliés reconquérir la presque totalité du territoire occupé par Daesh (cf : carte ci-dessous). Mais une douche froide vient saper les espoirs projetés par cette victoire : le chef de la diplomatie américaine Rex Tillerson a déclaré, mercredi 17 janvier 2018, que la défaite de Daech ne mettra pas fin à la présence militaire américaine en Syrie. L’armée US s’est solidement implantée à l’est de la Syrie (entre l’Euphrate et la frontière irakienne ( zone jaune) grâce à des accords avec Daech. Pour conquérir ce territoire la coalition militaire dite "anti-Daech" sous le commandement des États-Unis a introduit : 2800 GI + 1300 membres de l'OTAN en Syrie. La coalition US a constitué une milice appelé Force Démocratique Syrienne ( FDS ) composée pour moitié de Kurdes syriens du YPG/PKK et l'autre moitié étant des anciens de Daech recyclés . La milice kurde syrienne YPG est la branche armée du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), le (…)

Hollande renoue avec le passé colonial de la SFIO au MALI

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François Hollande, un va en guerre qui admire le sionisme et les conquêtes coloniales. Après avoir approuvé, lui et le parti socialiste l'intervention militaire en Libye qui a tué plus de 100 000 civils et détruit un pays pour du pétrole, puis il a été le premier, en Occident, à expulser l'ambassadrice de la Syrie à Paris et le premier aussi à approuver une autre guerre en Syrie. Voilà qu'il se lance dans une guerre coloniale au Mali avec la bénédiction de l'Empire US-Sioniste pour des réserves gazières et pétrolières au Mali. N'oublions pas le peuple Touareg persécuté par le gouvernement central du Mali. Ce peuple a droit à son indépendance. L'action de la France est que ce peuple demeure sous le joug du gouvernement de Bamako . Mais au final, l'intervention de la France pourrait être également due a d'importants enjeux économiques et financiers, encore une fois sur fond de forte odeur de pétrole et de gaz. Pure coïncidence ou remake d'un scénario proche de celui prévalant (…)