Auteur Sofà­a del Valle

Jorge Bergoglio, accusé d’avoir livré des jésuites à la dictature

Sofà­a del Valle

Etant athée, le choix du pape ne devrait pas me toucher, j’apprends qu’il est argentin, au lendemain de la mort (de l’assassinat ?) de Chavez, cela me rappelle le premier Pape polonais chargé d’éradiquer par la foi toute réminiscence du communisme. Comme je l’évoquais il y a quelques jours, les stratégies géopolitiques au service du capital jouent un rôle fondamental dans l’église, qui, à de rares exceptions individuelles près (qui l’ont généralement payé de leur vie), s’est toujours mise du côté des puissants. Après la belle victoire dans les pays de l’Est pour briser le bloc soviétique, il s’agit d’éradiquer les velléités de révolution bolivarienne et surtout de mettre à bas l’ALBA qui fait de l’ombre au maître de l’univers. Le texte qui suit est la traduction d’un article paru dans "La Jornada en linéa" ce 13 mars 2013.

Un des religieux séquestré par le régime, Orlando Yorio, l'a accusé de l'avoir livré. L'ascension en Argentine du Pape actuel coïncide avec une des périodes les plus noires de l'histoire de ce pays, ce qui a provoqué de nombreuses critiques. Jorge Mario Bergoglio entre en sacerdoce à 32 ans, près de dix ans après avoir perdu un poumon lors d'une maladie respiratoire et après avoir abandonné ses études en chimie. Malgré cette entrée tardive, il arrive, en moins de 4 ans à diriger la congrégation jésuite locale, une charge qu'il a exercée de 1973 à 1979. Son ascension coïncide avec une des périodes les plus obscures d'Argentine, ce qui lui a valu de nombreuses critiques : La dictature militaire qui a dirigé le pays entre 1976 et 1982. La controverse autour de lui concerne la séquestration clandestine par le Gouvernement de deux jésuites qui étaient engagés dans un travail social dans les quartiers les plus pauvres de Buenos Aires. D'après l'accusation, Bergoglio leur aurait (…)

AREMEHISA lance un appel aux dons "contre l'oubli" des victimes du franquisme

Sofà­a del Valle

AREMEHISA (association de récupération de la mémoire historique d'Aguilar de la Frontera - Cordoba) est particulièrement activement dans la récupération de la mémoire et de la dignité des victime du franquisme. Mis à part les fosses communes, les fascistes avaient acquis en concession des tombes médiévales dans lesquelles ils ont jeté jusqu'à 17 corps, dont des bébés, les tombes étaient ensuite maçonnées et redonnées en concession, sous les cadavres légaux gisaient les disparus républicains.

Rafael ne le sait pas, mais il a changé ma vie. Une femme est entrée au cimetière d'Aguilar de la Frontera et une autre en est sortie. La tendresse et le respect de cet homme envers ces os prélevés à la terre avec amour et répertoriés dans l'attente d'une identification par ADN m'a profondément émue. Des os comme seuls restes et seules preuves des crimes contre l'humanité commis par les fascistes après le coup d'Etat du 17 juillet 1936. J'en suis sortie déterminée à récupérer cette mémoire, celle dont ma mère me parlait depuis l'enfance, que l'on m'avait arraché avec mon grand-père le 23 août 1936. J'y ai travaillé et ouvert d'autres portes et ma vie a pris un sens qui ne me quittera plus jusqu'à la mort, lutter pour la récupération de nos grands-pères qui sont mort pour leur loyauté à la République. En Andalousie, il y a eu peu d'affrontement, une campagne systématique de terreur, de village en village, qui consistait dans des assassinats, des viols, des spoliations, des (…)