Auteur Thomas Fazi
18 novembre 2025
2
La machine de censure de l’UE, baptisée "Bouclier de la démocratie", en passe de contrôler la liberté d’expression
Thomas Fazi
Ni Moscou ni Pékin ne sont en guerre contre notre démocratie, mais les institutions censées la défendre, dotant l’impératrice Ursula d’une armée d’espions hors du contrôle des parlements nationaux.
L’UE adore parler de liberté. Il suffit de lire l’un de ses derniers communiqués de presse pour s’en rendre compte. Celui-ci annonce le lancement d’un projet baptisé “Bouclier européen pour la démocratie”, promettant de tout préserver, des “libertés individuelles” aux “élections démocratiques” en passant par — puisque Bruxelles est en jeu — “une société civile dynamique”.
Tout cela semble admirable, du moins sur le papier. En réalité, le “Bouclier pour la démocratie” n’est qu’une vision parmi d’autres de la négation de la liberté : réprimer la dissidence et contrôler la liberté d’expression sous couvert de défendre la démocratie contre les ingérences étrangères et les “fake news”.
Concrètement, la Commission propose la création d’un centre de surveillance chargé d’identifier et de supprimer les “faux contenus” et la “désinformation” sur internet. Selon Henna Virkkunen, vice-présidente exécutive chargée de la sécurité et de la démocratie, le “Bouclier” permettra à l’Europe de (…)
11 février 2018
L’impérialisme allemand, instrument du « Royaume de l’argent » (Defend Democracy Press)
Thomas FAZI
Les plans dystopiques de l’Allemagne pour l’Europe : du fantasme à la réalité ? L’idée de l’européisme a fourni aux élites d’Allemagne l’alibi parfait pour dissimuler leur projet hégémonique sous le voile idéologique de « l’intégration européenne ».
L’impérialisme allemand, instrument du « Royaume de l’argent »
Après l’élection d’Emmanuel Macron en France, beaucoup (y compris moi) ont affirmé que cela signifiait une relance de l’alliance franco-allemande et un nouvel élan pour le processus d’intégration économique et politique du haut vers le bas en Europe, un fait que la plupart des commentateurs et politiciens – reconnaissants comme ils le sont envers le récit européiste – voyaient comme une évolution clairement positive.
Parmi les réformes prétendument « en retard » dont on disait qu’elles étaient sur la table, il y avait la création d’une pseudo « union fiscale » soutenue par un (maigre) « euro-budget » ainsi que la création d’un « ministère européen des Finances », les points centraux des projets de Macron pour « refondre l’Union européenne » – une proposition qui soulève un grand nombre de questions très inquiétantes tant du point de vue politique qu’économique, dont j’ai longuement parlé ailleurs.
L’optimisme (…)

