Auteur Vladimir V. Poutine

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Un appel à la prudence de Russie (The New York Times)

Vladimir V. Poutine
Les récents événements autours de la Syrie m'ont invité à parler directement au peuple américain et à ses dirigeants politiques. Il est important de le faire au moment d’une communication insuffisante entre nos sociétés. Les relations entre nous sont passées par différentes étapes. Nous étions les uns contre les autres pendant la guerre froide. Mais nous avons aussi été des alliés un temps, et avons vaincu les nazis ensemble. L'organisation internationale universelle - l'Organisation des Nations Unies - a ensuite été mise en place pour empêcher qu'une telle dévastation ne se reproduise jamais. Les fondateurs de l'Organisation des Nations Unies ont compris que les décisions concernant la guerre et la paix devraient ne se prendre que par consensus, et avec le consentement de l'Amérique le droit de veto par les membres permanents du Conseil de sécurité a été inscrit dans la Charte des Nations Unies. La profonde sagesse de ceci a maintenu la stabilité des relations internationales (…)

La Russie et l’évolution du monde

Vladimir V. Poutine
Dans mes articles [1], j'ai déjà abordé les principaux défis extérieurs auxquels la Russie est confrontée à l'heure actuelle. Cependant, ce thème mérite d'être discuté plus en détails, et pas seulement parce que la politique extérieure fait partie intégrante de toute stratégie nationale. Les défis extérieurs et l'évolution du monde qui nous entoure nous poussent à prendre des décisions d'ordre économique, culturel, budgétaire et dans le domaine des investissements. La Russie fait partie d'un grand monde, aussi bien du point de vue de l'économie et de la diffusion de l'information que de la culture. Nous ne pouvons pas et ne voulons pas nous isoler. Nous espérons que notre ouverture permettra d'améliorer le bien-être et la culture des citoyens russes et de renforcer la confiance, qui devient une ressource rare. Mais nous prendrons systématiquement appui sur nos intérêts propres et nos objectifs, et non pas sur des décisions dictées par un tiers. La Russie n'est respectée et (…)