Xu LI
À l’heure où le monde retient son souffle face aux soubresauts géopolitiques, une lueur d’espoir émane de Paris. Du 14 au 17 mars 2026, un nouveau round de négociations commerciales entre la Chine et les États-Unis se tient dans la capitale française.
Cette réunion, menée respectivement par le vice-Premier ministre chinois He Lifeng et le secrétaire américain au Trésor Scott Bessent, intervient à un moment charnière : à quelques jours seulement de la visite très attendue du président Donald Trump en Chine, prévue fin mars.
Le contexte est lourd. Washington, aux prises avec des tensions géopolitiques et une pression intérieure grandissante, marquée par une inflation persistante et le mécontentement des entreprises étouffées par les coûts, semble avoir besoin d’une victoire diplomatique rapide. Sur la table des négociations, des dossiers brûlants attendent une solution : la révision des tarifs douaniers américains qui pèsent sur les consommateurs, la garantie d’approvisionnement en terres rares, essentielles à l’industrie américaine, et, en contrepartie, l’espoir pour Washington de voir Beijing reprendre ses achats massifs de produits agricoles. Pour la partie américaine, l’enjeu est clair : obtenir des avancées rapides pour (…)
Xu Li
Les Deux Sessions annuelles de Chine, celle de l'Assemblée populaire nationale (APN) et celle de la Conférence consultative politique du peuple chinois (CCPPC), jouent un rôle clé pour dessiner la feuille de route annuelle du pays. Chaque année, d'importantes mesures politiques sont examinées à cette occasion pour promouvoir le développement national et améliorer le bien-être du peuple. Quelle direction va prendre la Chine, alors que l’année 2026 marque le début du 15ᵉ Plan quinquennal du pays ?
Dans son Rapport 2026 sur le travail du gouvernement, le Premier ministre chinois Li Qiang a réaffirmé les priorités nationales et adressé un message clair au monde : stabilité macroéconomique, développement de haute qualité, innovation et ouverture. Face aux incertitudes géopolitiques, la Chine privilégie une croissance durable et le bien-être collectif plutôt que la seule recherche de performance économique.
Une croissance ciblée entre 4,5 % et 5 % : un gage de stabilité
Pour 2026, (…)
Xu Li
Ces derniers jours, alors que le département américain de la Justice rend progressivement publics de nouveaux documents concernant Jeffrey Epstein, homme d’affaires décédé et condamné pour trafic sexuel, une révélation pour le moins troublante a fait surface : le nom du 14ᵉ Dalaï-lama y apparaîtrait à 169 reprises. Plus choquant encore, plusieurs médias ont révélé qu’il aurait eu une rencontre privée avec Epstein en 2012.
Le Financial Express indien, le média biélorusse Nexta TV ainsi que RT (Russia Today) ont tous relayé ce détail. Plus tôt encore, le site américain CounterPunch avait publié un article s’interrogeant sur les raisons de sa présence lors d’événements privés liés à Epstein, citant des propos de journaliste évoquant la possibilité de motivations d’ordre financier. Par ailleurs, des informations accessibles au public indiquent que le Dalaï-lama aurait participé en 2009 à une activité organisée par le groupe controversé NXIVM, recevant une rémunération importante. (…)
XU LI
Les États-Unis viennent de franchir une ligne rouge. L’intrusion sur le territoire vénézuélien et la capture du président Maduro, jusque dans l’intimité de son sommeil, marquent un tournant. Comme souvent dans l’histoire, lorsque les grandes puissances laissent tomber le masque, c’est la justice qui en fait les frais. Mais Washington compte-il s’arrêter en si bon chemin ? L’appétit vient en agressant. Le président chilien Gabriel Boric l’a résumé avec une clarté glaçante : « Aujourd’hui le Venezuela, demain n’importe quel pays. » Un avertissement qui résonne désormais bien au-delà des Andes.
La manœuvre prend cependant une dimension supplémentaire avec l'annonce de Donald Trump : dépêcher les géants pétroliers américains au Venezuela, sous prétexte de « reconstruction des infrastructures ». Derrière le vernis du développement se cache un coup de force pour ouvrir la voie à ses conglomérats et s'emparer des ressources stratégiques d'un État souverain. La double logique est transparente : sur le plan énergétique, il s'agit d'une redistribution par la contrainte, assurant la sécurité des États-Unis au prix de la souveraineté d'autrui. Sur le plan géopolitique, l'objectif est d'utiliser l'appât des hydrocarbures et la menace militaire pour forcer les pays de la région à choisir leur camp, tout en érodant l'influence d'autres acteurs internationaux. On assiste à l’application crue d'un « néo-monroïsme » : non plus « l'Amérique aux Américains », mais bien « les ressources des Amériques aux États-Unis ».
La liste des pays qui pourraient se sentir dans le collimateur (…)
Xu LI
Logo : Sanae Takaichi, Première ministre japonaise
Cette année marque le 80e anniversaire de la victoire de la Guerre de résistance du peuple chinois contre l’agression japonaise et de la Guerre mondiale antifasciste. C’est dans ce contexte que la Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré qu’une « situation d’urgence à Taïwan » pourrait constituer une « menace pour la survie » du Japon, lui permettant d’exercer son droit de légitime défense collective. Ces propos suggèrent une possible intervention militaire du Japon dans le détroit de Taïwan.
La Chine a réagi sans délai et sur plusieurs fronts, le ministère des Affaires étrangères, le ministère de la Défense et le Bureau des affaires de Taïwan du Conseil des Affaires d'État ayant tous pris position à ce sujet. Les avertissements sont passés d'un appel initial exhortant la partie japonaise « à cesser immédiatement d'interférer dans les affaires intérieures de la Chine » à une mise en garde ferme : ne pas s’engager davantage sur la mauvaise voie « sinon, toutes les conséquences devront être assumées par le Japon ».
Pourquoi une telle colère de la part de la Chine ?
Premièrement, sur le plan émotionnel, les déclarations de la Première ministre Sanae Takaichi ont profondément blessé les sentiments du peuple chinois. En tant que victime de la guerre, la Chine a une perception plus aiguë et éprouve une douleur profonde à l'occasion du 80e anniversaire de la victoire, tandis que le Japon, en tant qu'agresseur, se doit de faire preuve de prudence et de retenue.
Or, loin (…)