Thème Culture/Société/Sports

Pour quoi je paye ?

Caleb IRRI
Il n’y a rien à faire, je ne comprends toujours pas. Et même de moins en moins. La bourse, le chômage, le nucléaire iranien, le réchauffement climatique, le racisme, le pouvoir, tout cela est pour moi fatalement lié au système qui les provoque, car à chaque fois que je tente de m’expliquer le mystère d’un phénomène, ma réflexion me conduit inévitablement vers cette seule explication, qui me semble convenir à la logique. Je ne suis pourtant pas le seul à entrevoir les choses ainsi ! Et (…)

L’Expert et le Citoyen

Patrick MIGNARD
Au Moyen Age le prêtre disait au bon peuple quels étaient le « vrai Dieu » et la « vraie foi ». Il n’était pas question à l’homme du peuple d’avoir la moindre initiative dans ce domaine. Les « docteurs de la foi » pourvoyaient à toutes les situations et répondaient à toutes les interrogations. Aujourd’hui les choses ont-elles si radicalement changé ? On est en droit de se le demander… LE REGNE DE L’EXPERT L’expert ! Ah l’EXPERT ! Mais qui est l’EXPERT ? Comment ça,… vous en êtes (…)

Conversation avec Jean-Pierre le kiosquier.

Claude RIBBE
Hier, j’ai eu une conversation, disons-le, philosophique avec le subtil Jean-Pierre qui vend les journaux dans son kiosque et, donc, en sait long sur l’humanité. Même L’Humanité Dimanche où je me suis exprimé cette semaine, bien que n’étant pas, c’est évident, communiste. Il m’a demandé si j’avais vu Michel Onfray. Je lui ai demandé où. A la télévision, bien sûr. Je lui ai dit que je n’avais pas la télévision et que je ne la regardais pas parce que je n’en avais ni le temps ni l’envie et que (…)

Les quatre crises durables du siècle : est-ce ainsi que les Hommes vivent ?

Chems Eddine CHITOUR
« Je vois une foule innombrable d’hommes semblables et égaux qui tournent sans repos sur eux-mêmes pour se procurer de petits et vulgaires plaisirs dont ils remplissent leur âme. Chacun d’eux retiré à l’écart est comme étranger à la destinée de tous les autres ; ses enfants et ses amis particuliers forment pour lui toute l’espèce humaine... » Alexis de Tocqueville, De la démocratie en Amérique Ces lignes écrites il y a plus de 150 ans par Tocqueville n’ont pas pris une ride ; à croire (…)

Technophilie, Techno-tyrannie et Techno-infantilisme (Counterpunch)

DIVERS
« Il est impossible de travailler avec la technologie de l’information sans faire aussi de l’ingénierie sociale » Jaron Lanier, de "You Are Not A Gadget" Au fond du canyon, le sac à dos est chargé et contient tout le nécessaire ; un sac de couchage et des vêtements chauds pour la nuit. Une lampe, un couteau pour tailler dans l’écorce nos initiales qui disparaîtront avec le temps. L’hiver approche et la lumière du soleil couchant se reflète sur les eaux de la dernière crue. Les (…)

« Malheur aux vaincus » : note pour une lecture politique d’Ibn Khaldoun

Youssef GIRARD
Depuis la fin du XVIIIème siècle, l’Occident a imposé son hégémonie sur le monde musulman et sur l’ensemble des Trois continents. Partant à la conquête du monde, afin d’exporter leurs capitaux et leurs idéaux, « les bourgeois conquérants » occidentaux ont assujetti les peuples d’Asie et d’Afrique. L’invasion de l’Egypte par les armées de Bonaparte, la colonisation de l’Inde par l’Angleterre, la conquête de l’Algérie puis de l’Afrique subsaharienne et de l’ensemble du Maghreb ont marqué (…)

La Coupe du Monde en Afrique du Sud : Invictus à l’envers (The Nation)

DIVERS
Johannesburg : Vous le remarquez dés la descente de l’avion : un énorme ballon de foot pendu au plafond de l’aéroport international de Johannesburg orné de bannières jaunes qui proclament, « 2010 allons-y ! Coupe du Monde ! » Si vous tournez la tête, vous pouvez constater que tous les sponsors sont de la partie : Coca-Cola, Anheuser-Busch - tous portent le sceau de la FIFA. Ce n’est que lorsque vous baissez le regard que vous apercevez un autre univers, moins sponsorisé celui-là . Même à (…)

Le marché de la mort

Mohamed BELAALI
La mort est devenue une triste et vulgaire marchandise qui se vend et s’achète sur un marché fleurissant. Les croque-morts réalisent d’énormes profits en prenant en charge intégralement le défunt et sa famille tout en exploitant la douleur de leurs clients. Le développement récent de la crémation ne fait que renforcer cette marchandisation croissante de la mort. Le profit s’est ainsi installé entre les vivants et les morts rendant leurs liens de plus en plus inhumains. Longtemps (…)

Le prix de l’arnaque ou l’arnaque du prix

Caleb IRRI
Lorsque l’on aborde la notion de prix, on se retrouve rapidement dans une sorte de brouillard opaque d’où il ne ressort aucune lumière. Car le prix n’est pas, contrairement à ce qu’on nous fait croire, le référent objectif déterminant la valeur d’une marchandise, mais une donnée éminemment subjective représentant la valeur d’un bien pour un instant et à un lieu donné. Le fait de se pencher sur cette évidence doit nous faire prendre conscience que deux des données majeures qui entrent en (…)

La Conscience des consciences. L’humanité au coeur des peuples.

Oscar FORTIN
Il y a de ces périodes où les évènements se bousculent plus intensément et plus rapidement qu’à certaines autres époques. Nous vivons tous, comme individus, comme sociétés et comme peuples, dans des « bulles » qui constituent, à un moment ou l’autre, ce qu’est le monde pour nous. Un vieux proverbe yiddish dit : « Pour le ver qui vit dans un radis, le monde entier est un radis. » C’est vrai pour nous qui vivons dans une culture, dans un système politique, dans une croyance religieuse, dans (…)

Les supermarchés et la crise alimentaire mondiale

Esther VIVAS
La crise alimentaire a laissé sans nourriture des millions de personnes dans le monde. Au chiffre de 850 millions de personnes souffrant de la faim, la Banque mondiale en a ajouté 100 de plus suite à la crise actuelle. Ce « tsunami » de la famine n’a rien de naturel, il est au contraire le résultat des politiques néolibérales imposées depuis des décennies par les institutions internationales. Aujourd’hui, le problème n’est pas le manque d’aliments en quantités suffisantes mais bien (…)

Petits meurtres entre amis

Norman CLAY
Contre les chiens de garde de la vertu qui vomissent la victoire de l’équipe de France, et somment le peuple français d’expier la faute d’un seul homme (voir les sorties guignolesques d’un Finkielkraut décidément partout, ou celle du trio improvisé Gaccio-Orsenna-Attali, dont on attend avec impatience la tournée prêchi-prêcha en Province), contre ces thuriféraires du consensus mou et de la culpabilité collective, nous devons revenir à une critique radicale du football moderne pour échapper à (…)