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11 septembre 2016

Rapport de Cuba à l’ONU sur le blocus appliqué par les Etats-Unis d’Amérique - Juin 2016

Pour ceux et celles qui avaient cru comprendre que le blocus contre Cuba appliqué par les Etats-Unis avait été levé et que les relations entre les deux pays avaient été "normalisées", voici, pour la 25ème année consécutive, le rapport de Cuba qui sera présenté à l’Assemblée Nationale des Nations-Unies. L’année dernière, la demande de la levée du blocus avait été approuvée par 191 pays en faveur, 2 contre (les Etats-Unis et Israël - le pays qui condamne les simples boycotts...) et 0 abstentions. Le lecteur attentif relèvera la chape de silence médiatique qui recouvrira, comme chaque année, la condamnation du blocus par le monde entier - à l’exception des deux états-voyous habituels. - LGS


Rapport de Cuba sur la Résolution 70/5 de l’Assemblée générale des Nations Unies : « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » - Juin 2016

INTRODUCTION

D’avril 2015 à avril 2016, les rapports entre les États-Unis et Cuba ont connu quelques progrès, notamment en raison du rétablissement des relations diplomatiques et de la réouverture d’ambassades, précédés d’une décision juste : le retrait de Cuba de la liste illégitime des États parrainant le terrorisme, car elle n’aurait jamais dû y être inscrite.

En mars 2016, à l’occasion de sa visite à Cuba, le président des États-Unis, Barack Obama, a reconnu une fois de plus que la politique de blocus avait fait son temps et qu’il fallait l’éliminer. Le 22 mars, dans son discours au Grand Théâtre Alicia Alonso de La Havane, il a souligné que le blocus « faisait du tort à Cuba au lieu de l’aider » et il a de nouveau appelé le Congrès à mettre fin à cette politique.

Pourtant, le blocus économique, commercial et financier contre Cuba se maintient et les restrictions qu’il implique continuent de s’appliquer. En 2015 et 2016, les départements du Trésor et du Commerce ont introduit aux réglementations en vigueur différents amendements qui, tout en constituant des mesures constructives, sont insuffisants.

Le présent Rapport offre un résumé des préjudices causés par le blocus durant la période susmentionnée.

Malgré ce nouveau panorama, le président Obama a, le 11 septembre 2015, sous prétexte d’intérêts de politique extérieure, renouvelé les sanctions contre Cuba au titre de la Loi du commerce avec l’ennemi (1917), laquelle constitue la pièce clef qui justifie les lois et réglementations du blocus.

Cette politique n’a cessé de se renforcer dans sa portée financière et extraterritoriale, comme le prouvent les très lourdes amendes infligées à des banques et à des institutions financières ayant des relations avec Cuba, et la traque des transactions financières internationale de Cuba.

À la conclusion de ce Rapport, l’annonce selon laquelle Cuba peut utiliser le dollar dans ses transactions internationales n’a encore eu aucun effet concret, tandis que les banques étasuniennes ne fournissent toujours pas de crédits aux importateurs cubains des produits étasuniens autorisés. En effet, les institutions financières et les fournisseurs étasuniens craignent toujours autant de faire des transactions avec Cuba, pays soumis à des sanctions de la part des États-Unis, à cause du risque d’amende que cela implique.

Le président des États-Unis jouit de larges facultés exécutives qui lui permettraient, s’il les utilisait avec décision, de démanteler de manière substantielle la politique de blocus, même si sa levée définitive dépend du Congrès.

Le Rapport ci-dessous expose les mesures de portée limitée que le pouvoir exécutif étasunien a adoptées à ce jour et la gamme d’actions qu’il pourrait engager en vue de son élimination. Il offre aussi de nombreux exemples concernant les préjudices économiques et sociaux causés par cette politique d’avril 2015 à avril 2016. Ce Rapport prouve clairement que le blocus constitue le plus gros obstacle au développement de toutes les potentialités du peuple cubain sur le plan économique et à son bien-être, ainsi qu’aux relations économiques, commerciales et financières de Cuba avec les États-Unis et le reste du monde.

Les préjudices économiques causés au peuple cubain par le blocus économique, commercial et financier que les États-Unis imposent à Cuba durant cette période, se chiffrent, compte tenu de la dépréciation du dollar face à la valeur de l’or sur le marché international et bien que les cours de l’or aient chuté par rapport à la période précédente, à 753 668 000 000 de dollars. À prix courants, le blocus a causé, depuis le début de sa mise en place voilà plus de cinquante ans, des préjudices quantifiables se montant à plus de 125 873 000 000 de dollars.

Pour pouvoir normaliser les relations bilatérales – un voie sur laquelle le gouvernement cubain se dit à nouveau disposé à avancer à partir des principes de l’égalité souveraine, de la non-ingérence dans ses affaires intérieures et du respect absolu de son indépendance – les États-Unis devront incontestablement lever d’une manière unilatérale et inconditionnelle, leur blocus économique, commercial et financier.

Les États-Unis doivent respecter les vingt-quatre résolutions que la communauté internationale a adoptées dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies dont les États membres réclament la cessation de cette politique absurde.

Ils n’auraient jamais dû infliger ce blocus à Cuba et ils doivent le lever une bonne fois pour toutes.

I. POURSUITE DE LA POLITIQUE DE BLOCUS

1.1. Maintien des lois relatives au blocus

Malgré les mesures annoncées par le président Barack Obama le 17 décembre 2014 et ses nombreux appels au Congrès pour qu’il lève le blocus, sa disposition à engager un débat avec le Congrès au sujet de la levée du blocus, les lois et réglementations le sous-tendant restent en vigueur et sont appliquées rigoureusement par les instances du gouvernement étasunien, notamment par le département du Trésor et par le département du Commerce, et, tout particulièrement, par l’Office of Foreign Assets Control (OFAC).

Les principales législations du Congrès et dispositions administratives établissant cette politique du blocus sont les suivantes :

1.2. Les mesures exécutives adoptées par le président Barack Obama et leurs limitations

Dans son intervention du 17 décembre 2014, le président Barack Obama a reconnu l’échec de la politique étasunienne vis-à-vis de Cuba et s’est engagé à s’investir dans un débat au Congrès concernant la levée du blocus. C’est dans le droit fil de cette approche qu’il a annoncé plusieurs mesures destinées à modifier certains aspects concrets de celui-ci.

Les amendements de 2015 et 2016 relatifs aux réglementations du département du Trésor et du département du Commerce, entrés en vigueur le 16 janvier 2015 pour concrétiser cette décision du président, tout en constituant un pas en avant, restent cependant limités. En effet, le blocus en soi et les nombreuses restrictions qu’il impose constituent de gros obstacles à la mise en œuvre de ces amendements.

En matière de voyages, les personnes entrant dans les douze catégories d’Étasuniens autorisés à se rendre à Cuba peuvent désormais le faire en vertu d’une autorisation générale ; décision a été prise de rétablir les vols réguliers entre les deux pays ; le transport de passagers par voie maritime dans le cadre des douze catégories a été autorisé ; désormais, les voyages éducationnels (dits « interpersonnels ») sont autorisés à titre individuel. Toutefois, les Étasuniens ne peuvent toujours pas faire du tourisme librement à Cuba.

En matière de télécommunications, les compagnies étasuniennes ont été autorisées à exporter des biens et services à Cuba, à financer des installations d’infrastructure et à créer des sociétés mixtes avec des sociétés cubaines. Ces mesures n’ont pas été toutefois étendues à d’autres secteurs de l’économie cubaine qui restent soumis aux restrictions draconiennes du blocus.

En matière de commerce, la liste des produits que les sociétés étasuniennes sont autorisées à exporter à Cuba sans autorisation du département du Commerce à partir des nouvelles mesures se borne à des biens et services de télécommunications, à des matériaux de construction et à des équipements et outils destinés au secteur non public de l’économie cubaine, dont l’activité agricole. Tous autres biens et services étasuniens sont interdits de vente à Cuba, sauf permis concrets à durée limitée délivrés par le département du Commerce.

Par ailleurs, l’autorisation d’importation aux USA de biens et services cubains ne concerne que ceux du secteur non public et exclut des postes clefs de l’économie cubaine, tel le tabac. De même, le fait que le secteur public cubain ne soit pas pris en considération revient à éliminer d’emblée d’autres biens et services cubains au prestige international solide, tels le rhum, le nickel, les produits biotechnologiques et les services médicaux et éducationnels. D’autant que les tarifs appliqués aux produits cubains au cas où ils seraient autorisés à entrer aux États-Unis seraient les plus élevés de l’Harmonized Tariff Schedule (Liste tarifaire harmonisée) du département du Trésor, dans la mesure où Cuba est située dans la catégorie des tarifs les plus restrictifs en matière d’exportation aux USA et ne jouit pas de la clause de la nation la plus favorisée.

Pareillement, les modifications apportées aux réglementations concernant le transport maritime et selon lesquelles les cargos participant au « commerce humanitaire » avec Cuba pourront désormais accoster aux USA avant ce délai de cent quatre-vingts jours, resteront lettre morte car il est peu probable, comme l’indique clairement la pratique internationale, que des compagnies maritimes se limitent à transporter des denrées alimentaires, des médicaments, des équipements médicaux et d’autres exportations autorisées.

En matière financière, Cuba a été autorisée à utiliser le dollar dans ses transactions internationales, tandis que les banques étasuniennes ont été autorisées à octroyer des crédits aux importateurs cubains de produits étasuniens autorisés. Toutefois, ces mesures n’ont encore eu aucun effet pratique parce que les institutions financières et les fournisseurs étasuniens craignent de faire ce genre de transactions avec Cuba, pays soumis à des sanctions des États-Unis, à cause du risque que cela représente pour eux.

Il existe une autre restriction importante : les institutions financières cubaines n’ont toujours pas le droit d’ouvrir des comptes d’intermédiaire dans des banques étasuniennes, ce qui leur interdit d’établir des relations bancaires directes entre les deux pays et renchérit les coûts de leurs opérations commerciales puisqu’elles doivent recourir à des tiers et leur verser des commissions. Cette traque financière accrue contre les transactions cubaines et son caractère nettement extraterritorial durant ces sept dernières années ont des conséquences négatives, puisque les banques des États-Unis et d’autres pays continuent de refuser de faire des opérations en rapport avec Cuba, même dans des devises autres que le dollar des États-Unis.

1.3 Prérogatives dont dispose le président étasunien pour continuer de modifier concrètement le blocus sans avoir à passer par le Congrès

Le président des États-Unis jouit de vastes facultés exécutives pour continuer de modifier les mesures d’application pratique du blocus, bien au-delà de ce qu’il a fait à ce jour, jusqu’à le vider d’une grande partie de sa teneur. Bien que le Congrès des États-Unis soit l’organe habilité à révoquer les législations sous-tendant la politique de blocus établie contre Cuba et à en décréter la levée, le pouvoir exécutif peut de toute façon, par ses propres décisions, démanteler auparavant la majorité des restrictions qu’elle implique.

S’il est vrai qu’en signant le 12 mars 1996 la loi Helms-Burton, le président William Clinton a permis de codifier sous forme de loi tant le blocus en soi que l’entrelacs de décisions exécutives qui lui sert d’assise, il n’en reste pas moins que le président étasunien continue de disposer de larges facultés pour délivrer des autorisations qui permettent différentes transactions interdites par le blocus.

On trouvera ci-après différentes prérogatives exécutives dont jouit le président étasunien pour modifier la politique de blocus appliquée contre Cuba :

Ainsi donc, le président des États-Unis peut modifier substantiellement le lacis des réglementations constituant le blocus en recourant à des vastes facultés dont il dispose,

Il n’y a que quatre aspects du blocus sur lesquels le président étasunien n’a pas prise, car leur suppression ou leur modification est aux mains du Congrès :

La normalisation des relations entre les deux pays passe forcément par la levée du blocus, car celui-ci constitue le plus gros obstacle aux relations économiques, commerciales et financières de Cuba avec les USA et le reste du monde et au développement de toutes les potentialités de l’économie cubaine et au bien-être du peuple cubain.

1.4. Principales mesures relevant du blocus appliquées après le 17 décembre 2014

Le blocus s’est maintenu après le 17 décembre 2014, comme le prouvent les différents préjudices infligés à des personnes juridiques cubaines et à des tiers :

II. LE BLOCUS VIOLE LES DROITS DU PEUPLE CUBAIN : PRÉJUDICES CAUSÉS DANS LES SECTEURS À PLUS FORTE INCIDENCE SOCIALE

Le droit au développement est un droit inaliénable de l’homme en vertu duquel toute personne humaine et tous les peuples ont le droit de participer et de contribuer à un développement économique, social, culturel et politique dans lequel tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales puissent être pleinement réalisés, et de bénéficier de ce développement [1]. »

Le blocus, cette politique absurde et moralement indéfendable, se maintient, bien que, comme le président étasunien l’a reconnu, il ne soit pas parvenu à faire plier le peuple cubain et à le faire renoncer au système politique de son choix et à la maîtrise de son avenir. On trouvera ci-après un résumé des préjudices causés aux droits du peuple cubain dans des secteurs d’une importance vitale.

2.1. Droit à la santé et à l’alimentation

Du fait de son essence humaniste et de sa volonté de justice sociale, la Révolution cubaine a, dès la victoire de 1959, garantit les soins médicaux gratuits à l’ensemble de la population. Le développement de la Santé publique depuis cinquante-huit ans est indéniable, comme le prouvent les indicateurs de Cuba dans ce domaine, largement reconnus par la communauté internationale. N’empêche que ce secteur a subi les préjudices que cause le blocus économique, financier et commercial de nature génocidaire appliqué par les États-Unis.

Les préjudices monétaires causés par le blocus à la santé publique cubaine se chiffrent dans leur totalité à 2 624 100 000 de dollars et, durant la période analysée, à 82 723 876,18 dollars, soit une augmentation de plus de cinq millions de dollars par rapport à la période allant d’avril 2014 à avril 2015.

Ces préjudices découlent de l’impossibilité d’acheter aux USA des médicaments, des réactifs, des pièces de rechange pour les équipements de diagnostic et de traitement, des instruments médicaux et d’autres intrants nécessaires au bon fonctionnement du secteur. Cuba est contrainte dans la plupart des cas de se fournir sur des marchés lointains, ce qui renchérit les coûts, d’autant qu’elle doit passer par des intermédiaires, et retarde les traitements que demandent les patients, voire réduit leur qualité, car les produits de rechange ne possèdent pas dans la plupart des cas la qualité des produits existant sur le marché étasunien.

Le blocus lèse par ailleurs de jeunes Étasuniens sans ressources économiques qui pourraient faire des études de médecine à Cuba ou y suivre des cours de hautes études universitaires dans les différentes branches des sciences médicales.

En plus des préjudices quantifiables, il existe de nombreux exemples qui ne le sont pas et qui concernent la part de sensibilité humaine :

Par ailleurs, Cuba a mise en place l’un des programmes de protection sociale les plus intégraux au monde, ce qui a permis d’éliminer la dénutrition chronique et la dénutrition infantile, ces résultats concrets étant avalisés par les institutions spécialisées des Nations Unies. La sécurité alimentaire de la population cubaine, à partir d’une approche fondée sur la promotion des trois piliers du développement durable – économique, social et environnemental – constitue une priorité dans la stratégie de développement nationale.

Il n’empêche que le secteur de l’alimentation reste l’un des plus touchés par le blocus des États-Unis. Les informations collectées par le ministère de l’Industrie alimentaire et le ministère de l’Agriculture permettent de chiffrer à 605 706 289 dollars les préjudices causés durant la période analysée.

Faute de pouvoir les acheter sur le marché étasunien, Cuba doit payer plus cher les semences, les engrais, les pièces détachées pour engins agricoles et d’autres intrants sur des marchés géographiquement éloignés, à quoi s’ajoutent le fait de devoir passer par des intermédiaires dans des pays tiers, ce qui élève de nouveau les coûts et provoque parfois des retards dans les importations aux dépens de la production alimentaire.

Le blocus oblige aussi à accroître les stocks et à allonger le temps d’entreposage des matières premières et des intrants nécessaires à la production d’œufs, de lait et de viande dans les entrepôts nationaux, afin de pouvoir pallier une pénurie soudaine de ces produits sur les marchés internationaux et couvrir la demande de la production nationale. Si ces produits pouvaient être achetés aux USA, la durée de stockage ne dépasserait pas quinze jours, contre environ quatre-vingt-dix en moyenne aujourd’hui. En termes monétaires durant la période analysée, cela revient à immobiliser un volume de marchandises se montant à environ 161 200 000 dollars, contre seulement 26 900 000 dollars s’ils pouvaient être achetés aux USA, soit un préjudice de 134 300 000 dollars.

2.2. Droit à l’éducation, au sport et à la culture

« Dans ces objectifs et cibles, nous définissons un projet extrêmement ambitieux et porteur de changement. Nous aspirons à un monde où tous sachent lire, écrire et compter. Un monde où tous jouissent d’un accès équitable à une éducation de qualité à tous les niveaux [2]. »

L’accès universel, équitable et gratuit de tous les Cubains à une éducation de qualité a toujours été une priorité pour la Révolution cubaine, ce droit étant consacré dans la Constitution à son article 39 comme une obligation de l’État.

Le gouvernement cubain alloue chaque année des ressources financières et humaines à la garantie de ce droit. Mais ses efforts sont directement entravés par les effets du blocus économique, commercial et financier qu’appliquent les États-Unis. Durant la période analysée, le secteur de l’éducation a dû dépenser d’importantes ressources financières supplémentaires faute de pouvoir acheter sur le marché étasunien les équipements nécessaires à l’enseignement, soit 1 245 000 dollars, durant la période analysée.

Le blocus contre Cuba attente aussi contre le développement du sport. En voici quelques exemples :

La Révolution cubaine a maintenu parmi ses priorités la promotion et la divulgation de la culture comme facteur indispensable de l’éducation et de l’épanouissement des citoyens. Mais le blocus continue d’entraver le développement du secteur de la culture et a causé des pertes se chiffrant à 29 483 800 dollars durant la période examinée.

Une bonne partie des matières premières, des matériaux, des instruments et des appareils destinés aux artistes, aux artisans et aux dessinateurs du pays pourrait être achetée aux USA si le blocus n’existait pas. Or, il faut les importer d’ailleurs, ce qui élève les coûts de jusqu’à 40 p. 100.

On trouvera ci-après quelques exemples des effets négatifs du blocus sur le développement de la culture cubaine :

2.3. Droit au développement

« Le nouveau Programme reconnaît la nécessité d’édifier des sociétés pacifiques, justes et inclusives, qui offrent à tous un accès à la justice dans des conditions d’égalité et qui soient fondées sur le respect des droits de l’homme (y compris le droit au développement)…  [3] »

Le droit au développement est limité à Cuba par les effets négatifs de la politique injuste des États-Unis. Des secteurs comme la biotechnologie, le tourisme, le transport, les mines, les énergies renouvelables, les télécommunications, entre autres, ont subi des pertes considérables. On en trouvera ci-après quelques exemples :

Le secteur de la biotechnologie met au point des produits novateurs, des médicaments, des équipements et des services à technologie de pointe en vue d’améliorer la santé du peuple cubain, de produire des biens et services exportables, et des technologies de pointe pour la production alimentaire. Mais l’industrie biopharmaceutique cubaine souffre des conséquences du blocus économique, commercial et financier des États-Unis.

Bien que différentes délégations d’hommes d’affaires étasuniens se soient intéressées aux produits de la biotechnologie cubaine, et que quelques actions aient été entreprises et quelques contrats signés avec certaines, le blocus continue de restreindre les échanges entre les deux pays, ce qui empêche le peuple étasunien de profiter des avantages des produits biotechnologiques et pharmaceutiques mis au point à Cuba.

Les préjudices économiques totaux causés à ce secteur important se chiffrent à 171 665 136,96 dollars durant la période analysée. On en trouvera ci-après quelques exemples :

Les mesures exécutives adoptées à ce jour par l’administration étasunienne n’ont pas eu non plus un effet sensible sur le secteur agro-industriel sucrier, qui a subi des pertes se chiffrant à 3 305 600 dollars durant la période analysée.

Le Groupe sucrier AZCUBA a subi d’autres préjudices : ne pouvant s’adresser à des institutions financières des États-Unis ou liées à ce pays pour obtenir des crédits à l’importation, il doit se tourner vers d’autres sources qui, redoutant les représailles étasuniennes, élèvent le taux d’intérêt au titre du risque-pays. Cette hausse a été de 0,5% durant la période analysée, soit un surcoût de 690 400 dollars.

Le secteur des communications et de l’informatique, dont les télécommunications, a subi des pertes se chiffrant à 59 208 700 dollars.

Même si la reprise des relations bilatérales a permis d’établir des interconnexions directes pour la prestation de services de télécommunications entre les opérateurs des deux pays, le blocus continue de léser considérablement ce secteur à Cuba.

Le blocus entrave ouvertement le libre accès de Cuba aux contenus du cyberespace et le droit aux libertés exprimées et acceptées par les auteurs qui publient des logiciels sous Licence publique générale (GNU-GPL), ce qui se traduit par un déni d’accès au service ou au téléchargement une fois reconnu que le lien provient d’une adresse Internet (IP) octroyée au domaine cubain .cu.

Parmi les principaux sites de développement auxquels il est interdit d’accéder depuis Cuba, on trouve, entre autres : http://code.google.com ; http://www.ti.com ; http://www.vmware.com ; http://www.oracle.com ; http://www.globalspec.com.

L’industrie du tourisme cubain a souffert de sévères préjudices à cause du blocus, à hauteur, pour la période analysée (avril 2015-avril 2016) de 2 058 250 000 dollars.

Selon le rapport annuel 2015 de l’Organisation du tourisme des Caraïbes (CTO), 28,7 millions de touristes ont visité cette région en 2015, soit une croissance de 7 p. 100 par rapport à l’année précédente, et dépensé près de 30 milliards de dollars. De ce total de touristes, 14,3 millions, presque la moitié, sont Étasuniens, soit une croissance de 6,3 p. 100.

On estime qu’au moins 15 p. 100 des touristes étasuniens dans les Caraïbes viendraient à Cuba, n’était la prohibition qui leur interdit de le faire. Autrement dit, en 2015, environ 2,1 millions d’Étasuniens auraient fait du tourisme à Cuba, ce qui, à raison d’une dépense moyenne par séjour de 900 dollars, aurait rapporté 1 890 000 000 dollars de plus à l’industrie touristique cubaine.

En ce qui concerne la promotion touristique, Cuba ne peut accéder aux sociétés de publicité étasuniennes ni aux chaînes de promotion de ce pays. Au contraire, durant la période analysée, des campagnes en provenance des USA ont cherché à discréditer l’industrie touristique cubaine.

Dans le secteur de la construction, les préjudices totaux causés par le blocus durant la période analysée se sont montés à 30 868 200 dollars, principalement faute de pouvoir accéder à des technologies de construction plus efficaces, légères, consommant moins de matériaux et de composants énergétiques disponibles aux USA ou produits par des filiales de compagnies installées dans ce pays. Les entreprises cubaines ont dû importer les produits depuis des marchés plus éloignés, ce qui renchérit les coûts, le fret et les assurances, ainsi que les transbordements de marchandises.

Les préjudices causés au programme de construction national à titre de changement technologique se montent à 29 437 000 dollars, tandis que les frais de fret et d’assurances se sont chiffrés à 855 200 dollars, soit un surcoût de 599 500 dollars, par rapport aux frais de 2014-2015.

Pour l’Institut cubain de radio et télévision (ICRT), les préjudices du blocus se manifestent fondamentalement dans l’impossibilité d’accéder à la technologie de pointe aux USA, les principaux distributeurs d’équipements de radio et télévision des marques Sony, Panasonic, JVC, Thomsom, Harri et Ikegami ne répondant pas aux demandes d’achat cubaines. Il doit donc recourir à des intermédiaires ou à d’autres pays, ce qui renchérit les coûts entre 25 et 40 p. 100. Et même quand il peut se procurer ces équipements, il lui est généralement impossible d’accéder aux services après-vente et donc aux garanties d’achat accompagnant ces équipements onéreux.

Le blocus frappe aussi l’industrie chimique. La société cubaine QIMIMPEX, chargée d’importer les produits nécessaires, a passé commande de matières premières et de pièces de rechange à seize fournisseurs étasuniens, notamment des soupapes de chlore pour épuration des eaux à la société FC-TEC qui a refusé de le faire.

Le secteur de la Science, de la Technologie et de l’Environnement a aussi été touché par le blocus étasunien. En voici quelques exemples les plus significatifs :

Les préjudices causés au secteur Énergie et mines durant la période analysée se montent à 106 352 561 dollars, soit 61 266 017 dollars de plus que durant la période antérieure.

Les préjudices se manifestent, entre autres, comme suit : amendes infligées à des sociétés de pays tiers pour relations avec Cuba, ce qui réaffirme l’extraterritorialité du blocus ; accès interdit aux technologies de pointe, aux hydrocarbures et aux dérivés produits aux USA ; impossibilité d’exporter aux États-Unis le nickel cubain ou des produits contenant une certaine quantité de nickel cubain ; augmentation des coûts et du fret de transport maritime ; fluctuations des taux de change pour interdiction d’utiliser le dollar ; paiement de primes d’assurance sur les marchandises et le transport.

Cette même impossibilité d’accès au marché étasunien a imposé au secteur du transport des surcoûts se montant à 28 107 000 dollars pour augmentation des prix, du fret et des assurances, et pour immobilisation de stocks, entre autres motifs.

III. PRÉJUDICES CAUSÉS AU SECTEUR EXTÉRIEUR DE L’ÉCONOMIE CUBAINE

3.1. Commerce extérieur et investissements étrangers

Les préjudices causés par le blocus économique, commercial et financier des États-Unis au commerce extérieur cubain durant la période analysée (avril 2015-avril 2016) se chiffrent à 3 106 878 558 de dollars, soit 255 962 129 dollars de plus qu’à la période antérieure.

Le manque à gagner découlant de l’impossibilité d’exporter des biens et services aux États-Unis ou à des pays tiers constitue le plus gros préjudice dans ce secteur, à savoir 3 149 284 420 dollars.

On en trouvera ci-après différents exemples :

Selon les statistiques, on compte environ 29,2 millions de diabétiques aux États-Unis, soit 9,3 p. 100 [4], dont 3,5 p. 100 [5], soit plus d’un million de personnes chaque année, souffrent du pied diabétique, dont 204 296 pourraient être atteintes de complications.

Si elle pouvait exporter l’Heberprot-P pour pouvoir traiter 5 p. 100 des Étatsuniens ayant chaque année des complications du pied diabétique, ce qui contribuerait par ailleurs à éviter les plus de 70 000 amputations faites aux USA [6], l’industrie biotechnologique cubaine pourrait faire des recettes de plus de 122 millions de dollars.

3.2. Finances

Presque deux ans après que les gouvernements cubain et étasunien ont décidé de renouer les relations diplomatiques et de normaliser graduellement leurs relations, la politique de blocus au système bancaire national n’a pas enregistré de changements sensibles : les actifs financiers cubains à l’étranger sont soumis à la même traque, et d’autres obstacles continuent d’empêcher les banques cubaines de faires des transactions monétaires normales.

L’administration étasunienne, on l’a dit, a modifié certaines réglementations du blocus durant la période analysée. Ainsi, en mars 2016, elle a autorisé l’utilisation du dollar par des citoyens cubains et des institutions bancaires à des fins de transactions avec des banques de pays tiers, une mesure dont la pleine application modifierait d’une certaine façon un des aspects les plus sensibles du blocus, mais dont la portée restera limitée tant que celui-ci sera en vigueur.

Au jour de rédaction de ce Rapport, aucune institution bancaire cubaine n’avait pu réaliser de transactions financières en dollars des États-Unis. L’incertitude règne aussi en ce qui concerne les banques de pays tiers, qui restent victimes des sanctions infligées par les autorités financières étasuniennes au motif de violations des réglementations contre Cuba.

On trouvera ci-après quelques-unes des soixante-et-une mesures appliquées contre des banques étrangères pour relations avec Cuba entre avril 2015 et avril 2016 :

D’autres exemples de cette politique dans le secteur financier :

On trouvera d’autres exemples au point 1.4 « Principales mesures de blocus appliquées après le 17 décembre » et au chapitre IV : « Le blocus viole le droit international par son application extraterritoriale ».

IV. LE BLOCUS VIOLE LE DROIT INTERNATIONAL PAR SON APPLICATION EXTRATERRITORIALE

4.1. Préjudices causés à des personnes morales cubaines

La prohibition imposée aux navires marchands accostant à des ports cubains de se rendre aux USA pendant six mois a des effets négatifs sur le transport maritime de marchandises vers Cuba, élevant le fret ou obligeant à recourir à des cargos qui n’ont pas les conditions techniques requises pour entrer dans les ports cubains, ce qui accroît les risques et le coût des polices d’assurances.

L’agence-conseil maritime Drewry Ltd. a calculé que les principales compagnies maritimes transportant des conteneurs d’O/D (origine/destination) vers Cuba les transbordent dans des ports-pivot des Caraïbes, et a comparé les coûts avec les importations destinées aux ports de la côte Est d’Amérique du Nord (ECNA) : elle a estimé que les importateurs cubains payaient un prime (surcoût) de fret se montant à 400 dollars par conteneur de 40 pieds, et à 700 dollars dans le cas du commerce avec l’Amérique du Sud.

Ainsi, le terminal de conteneurs du port de Mariel, à l’ouest de La Havane, a reçu durant la période analysée environ 169 conteneurs de 40 pieds provenant du Brésil et consacrés uniquement au développement de ce projet. À cause du blocus, il a fallu les transborder dans des ports-pivot d’Amérique centrale ou des Caraïbes, les principaux transporteurs ayant été MSC et Hamburg Süd, ce qui a représenté un surcoût de 421 797 dollars.

On trouvera ci-dessous d’autres exemples de l’extraterritorialité du blocus :

4.2. Préjudices à la coopération internationale

Interdite de faire des opérations financières à l’étranger en dollars des États-Unis, Cuba doit exiger, quand elle signe des accords et des contrats de coopération internationale que les services ou les biens qu’elle offre soient payés en euros ou en dollars canadiens.

4.3. Autres préjudices extraterritoriaux

V. REFUS UNIVERSEL DU BLOCUS

5.1. Opposition aux États-Unis

De nombreux secteurs de la société étasunienne ne cessent depuis des années de condamner cette politique de blocus absurde, mais ce refus s’est accru considérablement depuis l’annonce du 17 décembre 2014 concernant la reprise des relations diplomatiques et le démarrage de conversations entre les deux gouvernements.

De très nombreuses voix réclament un changement de politique envers Cuba, ce dont la presse étasunienne se fait écho ; ainsi The New York Times et Bloomberg ont signalé dans des éditoriaux l’appui croissant des deux partis et de l’opinion publique à la levée de l’ « embargo », et ont appelé le Congrès à soutenir cette nouvelle politique que favorise la majorité des secteurs politiques et civils, dont ceux d’origine cubaine.

Les sondages effectués par des institutions étasuniennes, dont le Chicago Council, la chaîne de télévision CBS News, l’AP-GfK, le Pew Research Center, le groupe de pression Engage Cuba et l’équipe de réflexion The Atlantic Council confirment ce soutien de la société étasunienne : 70 p. 100 demande la levée du blocus, et jusqu’à près de 80 p. 100 parmi les démocrates.

On trouvera ci-dessous quelques exemples de cette opposition au blocus :

5.2. Opposition de la communauté internationale

Malgré le rétablissement des relations diplomatiques, la réouverture des ambassades et la visite du président Obama à La Havane, le blocus est toujours en vigueur. La communauté internationale qui le sait continue de s’opposer fermement à cette politique. Plusieurs instances internationales et régionales en ont exigé la cessation dans des communiqués spéciaux, des déclarations et des résolutions. On trouvera ci-après quelques exemples :

Durant la période analysée, le site web http://www.cubavsbloqueo.cu a enregistré plus de 80 déclarations et dénonciations contre le blocus de la part de mouvements de solidarité, d’associations d’amitié et de Cubains vivant à l’étranger, de différentes organisations non gouvernementales, de mairies et d’administration provinciales des pays les plus divers.

A ces dénonciations, il faut ajouter les prises de position de différents parlements, partis politique et personnalités publiques et religieuses. On en trouvera ci-dessous quelques exemples :

CONCLUSIONS

Le gouvernement des États-Unis continue d’appliquer à Cuba leur blocus économique, commercial et financier, qui cause de graves préjudices à l’économie cubaine et limite sensiblement le droit de Cuba au développement dont il reste le principal obstacle.

Malgré les nombreux appels lancés par le président Obama pour que le Congrès le lève et les mesures promulguées par la Maison-Blanche, constructives mais insuffisantes, la traque financière des transactions cubaines à l’étranger se maintient, ainsi que la portée extraterritoriale du blocus.

Le blocus continue d’interdire à Cuba d’exporter et d’importer librement des produits et des services vers ou depuis les États-Unis, d’avoir des relations directes avec des banques de ce pays, de recevoir des investissements étasuniens dans d’autres secteurs économiques, hormis les télécommunications. Le secteur bancaire des États-Unis et de pays tiers a toujours aussi peur de nouer des relations avec Cuba, même si les États-Unis ont autorisé Cuba à utiliser le dollar dans ses transactions financières internationales. À la rédaction de ce Rapport, rien ne s’est concrétisé dans ce sens.

La recrudescence de la traque financière du gouvernement étasunien contre les transactions internationales de Cuba s’est traduite par les amendes atteignant parfois des millions de dollars qu’il a infligées à une dizaine de banques, ce qui a aggravé les effets intimidateurs de cette traque et le refus des banques de faire des opérations avec Cuba, si bien que celles-ci ont interrompu des opérations, fermé les comptes cubains à l’étranger et refusé de faire des virements vers ou depuis Cuba, même dans une monnaie autre que le dollar des États-Unis.

Les préjudices économiques que le blocus économique, commercial et financier appliqué par les États-Unis cause au peuple cubain se montent, compte tenu de la dépréciation du dollar face à l’étalon-or sur le marché international, à 753 688 000 000 de dollars, malgré la réduction des cours de l’or par rapport à la période antérieure. À prix courants, le blocus a provoqué durant toutes ces années des préjudices se montant à plus de 125 873 000 000 de dollars.

Les exemples recueillis dans le présent Rapport prouvent une fois de plus que le blocus économique, commercial et financier n’est pas bilatéral, mais que son caractère extraterritorial se maintient et s’applique dans toute sa rigueur, en violation ouverte et impunie du droit international.

Le blocus contre Cuba doit cesser. Il s’agit du système de sanctions unilatérales le plus injuste, le plus rigoureux et le plus prolongé jamais appliqué à aucun autre pays.

L’Assemblée générale des Nations Unis s’est prononcée, vingt-quatre fois d’affilée, à une majorité absolument écrasante, pour le respect du droit international et des buts et principes de la Charte de l’Organisation des Nations Unies.

Les appels réitérés du président Obama à la cessation de cette politique contre Cuba ne sont pas suffisants. Il devrait être conséquent avec lui-même et recourir au maximum à ses prérogatives exécutives pour vider le blocus, une fois pour toutes, de son contenu le plus substantiel, ce qui serait conforme à la demande de la communauté internationale à cet égard.

L’élimination totale du blocus est un pas essentiel vers la normalisation des relations bilatérales, et l’administration étasunienne doit le faire d’une manière unilatérale et inconditionnelle.

Le gouvernement et le peuple cubains espèrent pouvoir compter une fois de plus sur l’appui de la communauté internationale et obtenir la levée du blocus économique, commercial et financier appliqué par le gouvernement des États-Unis.

Traduction J-F Bonaldi (La Havane)

Diffusion et mise en page Le Grand Soir http://www.legrandsoir.info

[1Déclaration des Nations Unies sur le droit au développement, article premier.

[2Paragraphe 7 de la Résolution : « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 », adoptée par les chefs d’État ou de gouvernement au Sommet des Nations Unies pour leur soixante-dixième anniversaire, le 25 septembre 2015.

[3Paragraphe 35 de la Résolution : « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 », adoptée par les chefs d’État ou de gouvernement au Sommet des Nations Unies pour leur soixante-dixième anniversaire, le 25 septembre 2015.

[4U.S. National Diabetes Statistics Report 2014

[5http://www.prnewswire.co.uk/news-releases/advances-in-wound-care-offer-hope-to-millions-of-americans-156809545.html

[6U.S. National Diabetes Statistics Report 2014

[7Programme national de prévention de maladies cardiaques et d’accidents cérébrovasculaires CDC, http://www.cdc.gov/dhdsp/programs/spha/index.htm, WISEWOMAN, http://www.cdc.gov/wisewoman/index.htm, Association américaine du cœur, www.heart.org/, Institut national du cœur, du poumon et du sang, http://www.nhlbi.nih.gov/, Troisième Rapport du groupe d’experts en dépistage, évaluation et traitement du cholestérol sanguin élevé chez les adultes, http://www.nhlbi.nih.gov/files/docs/guidelines/atp3xsum.pdf, Système de vigilance des facteurs de risques comportementaux (BRFSS), http://www.cdc.gov/brfss/questionnaires/pdf-ques/2013_brfss_spanish.pdf, Million Hearts®, http://millionhearts.hhs.gov/index.html

[8Médicament protégé par un brevet aux États-Unis.

[9Lerner AB, Nordlund JJ. “Vitiligo : What is it ? Is it important ?” J. Am Med Assoc 1978 ; 239:1183-1187.

[10Chandran, Vinod ; Raychaudhuria, Siba P. Geoepidemiology and environmental factors of psoriasis and psoriatic arthritis. Journal of Autoimmunity 34 (2010) : J314-J321.

[11Relationship Management Application (RMA) : Autorisations échangées avec les banques partenaires permettant de filtrer et de limiter la messagerie reçue et le type de message envoyé.

[12La Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication est chargée d’un réseau international de communications financières entre banques et autres établissements financiers.

[13CIMAB S.A., représentant exclusif du Centre d’immunologie moléculaire (CIM), représente aussi les Laboratoires AICA et l’usine de cytostatiques du CIDEM.

[14Appareil produisant des récipients pour petits produits manufacturés. La version la plus courante en pharmacie est du type push through (littéralement : « faire passer à travers ») qui referme les cavités au moyen d’une fine pellicule d’aluminium et qui s’utilise pour conditionner fondamentalement des cachets, des pilules ou des comprimés.