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24 septembre 2018

Rapport de Cuba sur le blocus - 2018

Sur la résolution 72/4 de l’Assemblée générale des Nations Unies intitulée « Nécessité de lever le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis d’Amérique » - RAPPORT DE CUBA - Juin 2018

Introduction

Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par le gouvernement des États-Unis d’Amérique depuis presque soixante ans est le système de sanctions unilatérales le plus injuste, le plus sévère et le plus prolongé jamais appliqué à aucun pays. D’avril 2017 à mars 2018, période que couvre le présent Rapport, la politique du blocus contre Cuba s’est intensifiée et continue d’être appliquée dans toute sa rigueur.

Le gouvernement des États-Unis a fait reculer significativement les relations bilatérales avec Cuba à partir du 16 juin 2017, date à laquelle le président Donald Trump a signé le « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba », dont l’un des principaux objectifs est de durcir le blocus contre l’île. En novembre de cette même année, les Départements du Commerce, du Trésor et d’État ont édicté de nouvelles réglementations et dispositions pour donner suite à ce Mémorandum.

Les mesures appliquées limitent encore plus le droit des Étasuniens de voyager à notre pays et imposent des obstacles supplémentaires aux opportunités déjà limitées du secteur des affaires des États-Unis à Cuba, compte tenu du fait que les institutions et les personnes physiques ou morales étasuniennes sont interdites de réaliser des transactions avec 179 entreprises cubaines.

Les nouvelles sanctions contre Cuba ont entraîné une diminution sensible du nombre de visiteurs en provenance des États-Unis et entravé sérieusement les relations économiques et commerciales des entreprises cubaines avec d’éventuels partenaires des États-Unis et des pays tiers. Ces mesures portent atteinte non seulement à l’économie de l’État cubain, mais aussi à celle du secteur non public.

Le renforcement de l’application extraterritoriale du blocus a été l’une des manifestations caractéristiques du durcissement de cette politique, qui a une forte incidence sur les relations internationales de Cuba dans le domaine des finances et du crédit.

Au cours des derniers mois, la traque permanente des transactions financières cubaines et des opérations bancaires et de crédit avec Cuba à l’échelle mondiale s’est intensifiée, ce qui a causé de graves préjudices à l’économie du pays, en particulier aux activités commerciales des entreprises et aux relations des banques nationales avec la banque internationale.

Le durcissement du blocus a été accompagné d’une rhétorique agressive, menaçante et sans scrupules qui, associée aux conditions établies au plus haut niveau du gouvernement étasunien, engendre une plus grande méfiance de la part des institutions financières, des sociétés et des fournisseurs étasuniens de peur de se voir infliger des amendes pour avoir eu des relations avec Cuba.

Le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les États-Unis constitue le plus gros obstacle au développement de toutes les potentialités économiques, à la mise en oeuvre du Plan national de développement économique et social du pays, au Programme de développement durable à l’horizon 2030 et aux Objectifs de développement durable et, en général, de par sa nature extraterritoriale, aux relations économiques, commerciales et financières avec les États-Unis et le reste du monde.

Les préjudices provoqués par presque soixante ans de blocus se chiffrent à 933 678 000 000 dollars, compte tenu de la dépréciation du dollar face à l’étalon-or sur le marché international ; et à plus de 134 499 800 000 dollars à prix courants.

Durant la période que couvre ce Rapport, le blocus a causé des pertes se chiffrant à 4 321 200 000 dollars.

Cette politique d’agression économique, de pair avec la promotion de la subversion interne, réaffirment l’objectif du gouvernement étasunien, à savoir détruire le système économique, politique et social librement choisi par le peuple cubain.

Le blocus reste une violation massive, flagrante et systématique des droits humains des Cubaines et des Cubains et s’avère un acte de génocide aux termes de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide (1948). Il constitue une violation de la Charte des Nations Unies et du droit international et un obstacle à la coopération internationale.

Il est impératif que les États-Unis agissent d´après les 26 résolutions adoptées par la communauté internationale dans le cadre de l’Assemblée générale des Nations Unies et qu’ils mettent fin de façon inconditionnelle à la politique de blocus.

1. Maintien de la politique de blocus

1.1 Nouvelles mesures adoptées par l’actuelle administration des États-Unis afin de durcir le blocus :

L’arrivée de Donald Trump à la présidence a marqué le début d’un processus de recul des relations bilatérales et de durcissement du blocus contre Cuba. Les amendements apportés aux normes concernant l’application du blocus, appliquées par Barack Obama, et sa position en faveur de l’élimination de cette politique ont été révoquées radicalement par l’actuelle administration. Les décisions de Donald Trump, précédées des messages et déclarations négatives qui ont caractérisé sa campagne électorale, ont donné lieu à un processus de révision intégrale de la politique à l’égard de Cuba, prescrit par le pouvoir exécutif en février 2017.

Le 16 juin 2017, le président Donald Trump a signé à Miami le « Mémorandum présidentiel de sécurité nationale sur le renforcement de la politique des États-Unis envers Cuba », qui abrogeait la directive émise le 14 octobre 2016 par la président Barack Obama, intitulée Normalisation des relations entre les États-Unis et Cuba. C’est ainsi que s’opère un changement sensible, extrêmement négatif, dans la politique étasunienne à l’égard de Cuba. Les États-Unis ont repris la stratégie de durcissement du blocus et de subversion contre Cuba.

Le 8 novembre 2017, les Départements du Commerce, du Trésor et d’État des États-Unis ont édicté de nouvelles réglementations et dispositions, en vertu des stipulations établies dans le Mémorandum présidentiel du 16 juin. Des restrictions ont été appliquées aux voyages autorisés dans la catégorie « Échanges interpersonnels », l’une des exceptions les plus largement utilisées par les Étasuniens pour se rendre à Cuba, ainsi qu’aux voyages éducationnels. En conséquence, l’année 2018 a été marquée par une diminution du nombre de voyageurs provenant des États-Unis, y compris des visites d’institutions académiques et de milliers d’étudiants. Ces mesures juridiques lèsent l’économie cubaine, ainsi que l’activité de dizaines de milliers de travailleurs et de familles qui se consacrent à Cuba au travail indépendant.

À cette même date, le Département d’État a émis une Liste d’entités et dépendances cubaines restreintes, incluant 179 entreprises. Cette mesure vise à continuer d’entraver les relations économiques et commerciales des sociétés cubaines avec de potentiels partenaires étasuniens et de pays tiers. Cette mesure avait aussi pour but de limiter les opportunités du système entrepreneurial cubain de faire des affaires avec le reste du monde, car bon nombre des homologues étrangers ont conclu qu’ils ne peuvent pas concrétiser des affaires avec les entreprises figurant sur la liste ou continuer de faire des opérations avec elles. Les effets extraterritoriaux ont été considérables pendant 2018, vu la confusion qui s’est produite en ce qui concerne la liste des Nationaux spécialement désignés de l’Office of Foreign Assets Control (Office de contrôle des actifs étrangers, OFAC).

Un bon nombre d’entreprises de pays tiers, qui exportent traditionnellement des produits et des matériaux essentiels pour l’économie cubaine, refusent d’agir en tant que fournisseurs ou rencontrent certaines difficultés pour assurer le financement des exportations à destination de Cuba. Les coûts de cet effet extraterritorial du blocus se montent à des dizaines de millions de dollars et provoquent des retards en matière d’approvisionnements, une pénurie de matières premières et de graves préjudices à la production industrielle du pays.

L’effet extraterritorial de ces procédures discriminatoires continuera de faire obstacle au développement économique de Cuba et aux opportunités d’affaires de ses sociétés, attisant de la sorte la crainte de la communauté entrepreneuriale internationale d’établir des liens et de faire du commerce avec l’île.

Le recul dans les relations bilatérales et le durcissement du blocus étasunien ont intensifié la traque des transactions financières cubaines à l’échelle internationale, ce qui a donc provoqué de graves préjudices à l’économie cubaine, en particulier aux activités commerciales des entreprises et aux liens des banques cubaines avec la banque internationale. Au cours de 2018, des dizaines de banques situées partout dans le monde ont décidé d’interrompre leurs relations avec des entreprises cubaines ou étrangères, le but étant d’éliminer tout lien avec Cuba, voire dans le cas des opérations ayant à voir avec des citoyens cubains par le simple fait d’avoir cette nationalité.

Toute une série de banques et institutions basées en Europe, en Amérique latine, en Afrique et en Asie ont imposé des conditions et créé des obstacles concernant des entreprises et ambassades cubaines qui ont figuré des années durant parmi leurs clients. Parmi les principaux préjudices causés par cet effet intimidateur, citons notamment : l’interdiction de transférer de fonds en dollars des États-Unis ou en d’autres monnaies librement convertibles ; la clôture de comptes d’ambassades et d’entreprises ayant des intérêts cubains à l’étranger ; l’interruption des services financiers relatifs à des affaires en rapport avec Cuba et le refus d’octroyer des facilités de crédit ou toute négociation portant sur des lettres de crédit. L’encerclement financier contre Cuba s’est intensifié, et ce en raison des mécanismes de surveillance et de fiscalisation imposés par les États-Unis aux activités bancaires internationales, et de lourdes amendes infligées aux banques étrangères au cours des dernières années.

La politique de harcèlement économique et financier promue par le président Trump a pour but d’honorer les engagements politiques envers l’extrême droite anti cubaine de la Floride. Elle passe outre d’ailleurs au soutien majoritaire de l’opinion publique des États-Unis, de la communauté internationale et des émigrés cubains établis dans cette nation, qui se prononcent en faveur de la levée du blocus et de la normalisation des relations entre les deux pays.

Sous prétexte des symptômes physiques signalés par un groupe de diplomates de l’ambassade des États-Unis à Cuba, le gouvernement étasunien a adopté la mesure injustifiée de déclarer une alerte aux voyageurs potentiels afin que ceux-ci reconsidèrent leur idée de visiter Cuba. Cette mesure a entraîné une diminution significative du nombre de voyageurs étasuniens, qui s’abstiennent de se rendre à Cuba car les agences d’assurance prennent au sérieux les alertes aux voyageurs.

L’application de cette mesure a des effets négatifs sur le naissant secteur non public dont les principales sources de clients, de revenus et de développement étaient essentiellement les visiteurs étasuniens. La mesure adoptée par le gouvernement étasunien n’était pas sous-tendue par des preuves réelles de dommages causés aux personnes ayant séjourné à Cuba. Par ailleurs, aucun des cinq millions de personnes qui visitent annuellement le pays n’a signalé des symptômes.

Se servant de ce même prétexte, le gouvernement étasunien a exigé unilatéralement et sans aucune justification le retrait d’un nombre important de diplomates cubains de notre ambassade à Washington. Parmi ces fonctionnaires, citons le personnel du bureau économique et commercial, chargé d’explorer les opportunités et les moyens d’échange commercial dans le cadre extrêmement restreint de licences et exceptions concernant le blocus accordées par le gouvernement étasunien. Il s’agit d’un coup supplémentaire aux échanges commerciaux bilatéraux déjà limités.

1.2 Actualité des lois régissant le blocus

Les lois et réglementations qui sous-tendent le blocus restent en vigueur et sont appliquées rigoureusement par les agences du gouvernement étasunien, notamment par le département du Trésor et par le département du Commerce et, tout particulièrement, par l’Office of Foreign Assets Control (Office de contrôle des actifs étrangers, OFAC).

La preuve en sont les législations et régulations en vigueur suivantes :

1.3 Principales mesures de blocus appliquées entre juin 2017 et mars 2018

Le blocus est resté en vigueur et s’est durci, comme le prouvent les différents exemples ci-après de préjudices causés à des organismes cubains et à des tiers. En voici quelques exemples :

En voici quelques exemples de cette politique :

2. Le blocus viole les droits du peuple cubain : Préjudices aux secteurs à plus forte incidence sociale

2.1 Droit à la santé et à l’alimentation

Compte tenu de la volonté de faire plier le peuple cubain par la faim et les maladies, le gouvernement étasunien a maintenu le secteur de la santé publique et de l’alimentation parmi les objectifs assignés au blocus.

Depuis le 1er janvier 1959, Cuba a parmi ses priorités celle d’assurer l’état de bien-être de la population. La Constitution de la République de Cuba stipule à son article 50 que tous les Cubains ont droit à la prise en compte et à la protection de leur santé. Les soins de santé gratuits à toute la population ont été un principe inviolable pour le gouvernement révolutionnaire.

Grâce à l’importance attachée à la santé publique par l’État cubain, le pays a atteint des résultats comparables à ceux d’un bon nombre de pays développés. Par exemple, en 2017, notre pays a enregistré le taux de mortalité infantile le plus bas de son histoire et l’un des plus bas au monde, à savoir quatre décès pour mille naissances vivantes.

Le blocus imposé à Cuba a eu un effet négatif sur le système de santé cubain.

Les principaux préjudices causés par la politique de blocus se traduisent par des difficultés à acquérir des médicaments, des réactifs, des instruments médicaux, des pièces de rechange pour des équipements et d’autres articles indispensables au bon fonctionnement de ce secteur, ce qui oblige le pays à faire appel à des marchés lointains, très souvent, par le biais d’intermédiaires, ce qui renchérit les produits.

À quoi il faut ajouter les souffrances et le désespoir que cette situation provoque chez les patients et leurs proches, qui ne peuvent pas avoir accès au médicament approprié pour traiter une maladie et, très souvent, au moment précis où il s’avère indispensable pour sauver une vie. Cette douleur ne pourra jamais être quantifiée.

Durant la période sous analyse, MEDICUBA S.A., l’entreprise cubaine d’import-export de produits médicaux a passé des commandes à plus de 30 sociétés étasuniennes pour l’acquisition des produits dont a besoin notre système de santé. À ce jour, seules les entreprises Agilent et Cook Medical ont répondu, signalant qu’elles ne pouvaient vendre aucun médicament à Cuba en vertu des règlementations du blocus. Voici certaines des commandes passées par MEDICUBA :

D’autres exemples montrent les préjudices provoqués par le blocus dans le domaine de la santé pendant la période que couvre le présent Rapport :

De plus, la régression des relations bilatérales a eu une incidence négative sur l’échange académique et scientifique des professionnels et techniciens de la santé cubains et étasuniens. Pour ne citer qu’un exemple, l’Institut de gastroentérologie de Cuba a informé que, en raison des nouvelles réglementations imposées par le gouvernement de Trump, les rencontres bilatérales d’experts sur l’hépatologie, prévues pour l’année en cours, ont été annulées.

Les préjudices causés aux secteurs de l’industrie alimentaire et de l’agriculture durant la période analysée se montent à 413 793 100 dollars, soit 66 195 100 dollars de plus par rapport à la période précédente.

Les préjudices causés au secteur de l’alimentation par le blocus économique, commercial et financier appliqué à Cuba par les USA se montent à plus de 413 millions de dollars.

L’impossibilité d’écouler nos produits sur le marché étasunien constitue l’un des principaux préjudices causés par le blocus au secteur de l’alimentation. Concernant la production de boissons spiritueuses, le manque à gagner de la société Ron Havana Club, l’une des plus prestigieuses au monde, a été de l’ordre de 90 930 000 dollars.

Un minimum de 200 000 boîtes par un des marques de rhum, telles que Santiago de Cuba, Isla del Tesoro et Cubay, pourraient être écoulées sur le marché étasunien, vu l’intérêt exprimé par les principaux distributeurs qui opèrent aux États-Unis.

L’accès aux technologies étasuniennes en matière d’élevage porcin par le groupe des entreprises d’élevage permettrait d’augmenter la production de viande de 2 050 tonnes.

Le manque à gagner aurait facilité les réinvestissements et la création d’une infrastructure solide dans le secteur de l’alimentation, compte tenu notamment du fait que le blocus empêche les principaux secteurs de l’économie cubaine d’accéder aux financements externes.

Pour atteindre les résultats escomptés en matière de sécurité alimentaire, le gouvernement cubain a consenti d’énormes efforts, reconnus par des organismes spécialisés du Système des Nations Unies dont l’UNICEF qui, dans un rapport récemment publié, a déclaré que Cuba était le seul pays de l’Amérique latine et des Caraïbes où les enfants de souffrent pas de malnutrition sévère.

Afin de préserver les résultats atteints, l’un des principes fondamentaux du Plan national de développement économique et social de Cuba à l’horizon 2030 est celui d’atteindre des niveaux de production et de commercialisation de produits agricoles susceptibles d’assurer un haut degré d’autosuffisance alimentaire.

2.2 Droit à l’éducation, au sport et à la culture

Pour assurer la qualité de l’éducation pour tous, Cuba doit faire face aux restrictions imposées par la politique de blocus des USA.

Depuis le 1er janvier 1959, assurer l’accès gratuit à une éducation de qualité à tous les Cubains et à toutes les Cubaines a été un objectif fondamental de la Révolution, comme le prouve le budget adopté par le gouvernement cubain pour 2018, qui alloue à ce secteur 8,180 milliards de pesos, ce qui garantit l’inscription de 1 775 000 élèves dans l’enseignement préscolaire, primaire et secondaire et de 185 000 étudiants dans l’enseignement supérieur.

Selon l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Cuba est le pays latino-américain affichant l’indice le plus élevé du développement de l’éducation pour tous.

À Cuba, l’accès gratuit à l’éducation, y compris à l’enseignement universitaire est assuré à 100 p. 100 des jeunes.

Les plus gros préjudices proviennent, entre autres, de frets excessifs à payer pour transporter les produits acquis sur des marchés lointains ; de la carence ou de l’insuffisance de moyens et ressources pour l’enseignement et la recherche vu leur coût élevé sur d’autres marchés ; des limitations d’accès à l’information scientifique et aux outils informatiques nécessaires à la production de multimédias pédagogiques, et des difficultés rencontrées au moment d’encaisser les paiements au titre des services professionnels prêtés à l’étranger.

Le traitement des enfants ayant besoin de soins spécialisés est une priorité pour le gouvernement cubain. Pour y parvenir, l’État a adopté des mesures qui facilitent le bon fonctionnement des écoles en vue d’offrir une éducation inclusive à toutes les filles et à tous les garçons handicapés. Cependant, en raison des limitations qu’impose le blocus, Cuba ne peut pas accéder au matériel technique requis qui lui permettrait d’assurer l’apprentissage adéquat de ces mineurs. Pour ne citer qu’un exemple, notre pays ne peut pas acheter les machines mécaniques à écrire le braille PERKINS, fabriquées et commercialisées aux États-Unis.

Durant la période que couvre ce Rapport, les échanges académiques entre universités ont diminué. On trouvera ci-après quelques exemples :

Le sport cubain, l’une des conquêtes principales de la Révolution, fait face à une diminution de la capacité d’importer des articles de sport de marques étasuniennes, dont un bon nombre à usage obligatoire, selon les dispositions des règlements officiels des Fédérations internationales.

Les écoles cubaines de formation sportive n’ont pas la possibilité d’acquérir des médicaments, des récupérateurs musculaires et des équipements high-tech, en raison des restrictions imposées à l’importation de produits et articles en provenance des États-Unis. Ces articles s’avèrent essentiels pour améliorer l’infrastructure des centres et les conditions d’entraînement des athlètes.

On trouvera ci-après quelques exemples de préjudices causés à ce secteur en raison du blocus :

Le développement de la culture dans toutes ses manifestations est une priorité pour l’État cubain, comme cela a été prouvé lors des rencontres culturelles organisées au Centre Kennedy de Washington en mai 2018.

La politique culturelle du gouvernement révolutionnaire se caractérise par l’association indissoluble des concepts de culture et de liberté, présents dans les idéaux des représentants suprêmes de notre histoire.

Nonobstant, le secteur continue de subir des préjudices en raison de la politique de blocus appliquée par les États-Unis. D’avril 2017 à mars 2018, les échanges entre artistes cubains et étasuniens ont diminué. On en trouvera ci-après quelques exemples :

Par ailleurs, le blocus entrave la commercialisation et la promotion de la musique, des arts plastiques, des arts dramatiques et de la littérature de l’île.

On trouvera ci-après quelques exemples de ces préjudices :

À cause des règlementations du blocus, les matériaux nécessaires à l’enseignement artistique, dont livres pour l’apprentissage de la lecture musicale, blocs de papier à musique, saxophones, cordes de guitare, violons, violoncelles et contrebasses, doivent être acquis à des prix élevés sur le marché international, alors que ces matériaux sont moins chers sur le marché étasunien.

Le développement de l’industrie cinématographique à Cuba a été aussi freiné à cause du blocus, à preuve l’impossibilité des studios d’animation de l’Institut cubain de l’art et de l’industrie cinématographiques (ICAIC) d’avoir accès aux licences des logiciels indispensables à la production et de participer à l’American Film Market, l’événement le plus important du marché international du film.

3. Droit au développement

Le secteur biopharmaceutique a été l’un des moteurs de la croissance économique et des exportations de Cuba au cours des dernières années.

Les produits issus de cette industrie, en particulier ceux de la branche biotechnologique, figurent parmi les principaux postes susceptibles d’accéder au marché des États-Unis, et ce grâce à leur caractère novateur, à leur haute valeur ajoutée et à l’existence d’une demande potentielle dans ce pays.

On en trouvera ci-après quelques exemples concrets des préjudices causés au secteur par le blocus :

Les préjudices causés au tourisme pendant cette étape ont été très significatifs, à cause des restrictions supplémentaires imposées par le gouvernement des USA aux voyages de leurs ressortissants à Cuba.

Le blocus économique, commercial et financier continue d’entraver le développement du tourisme, car il a des répercussions sur d’importants domaines liés aux services, aux opérations et à l’assurance de la logistique. Les règlementations et dispositions émises le 8 novembre 2017 par les Départements du Trésor, d’État et du Commerce des États-Unis restreignent davantage les échanges et ont eu un impact direct sur l’arrivée de voyageurs étasuniens à notre pays.

En voici quelques exemples :

Les assurances ont aussi subi des préjudices en raison des règlementations et dispositions datant de novembre 2017. La réduction du nombre de voyageurs en provenance des États-Unis s’est répercutée sur les ventes de la garantie minimale concernant le voyage, incluse dans le prix des billets d’avion.

Durant la période que couvre le Rapport, les préjudices causés au secteur des communications et de l’informatique se sont maintenus.

Le blocus a également causé des préjudices au secteur des communications et de l’informatique, y compris les télécommunications. Durant la période analysée, ETECSA reste l’entreprise ayant subi les plus graves préjudices, qui se montent à plus de 60 143 000 dollars.

On trouvera ci-après quelques exemples de préjudices causés par le blocus :

Le blocus a causé de graves préjudices au secteur de l’énergie et des mines.

Cuba a mené, régulièrement, des actions associées aux économies d’énergie, à l’emploi d’énergies renouvelables et à l’efficience énergétique. Parmi les objectifs du Plan national de développement économique et social à l’horizon 2030 figure celui de garantir, dans des conditions de durabilité environnementale, un approvisionnement énergétique adéquat, fiable, diversifié et moderne susceptible d’augmenter substantiellement le pourcentage de participation des sources renouvelables d’énergie dans la matrice énergétique nationale, en particulier de la biomasse et de l’énergie éolienne et photovoltaïque.

On prévoit qu’en 2030, 24 p. 100 de l’énergie proviendra de sources renouvelables. Cependant, cet objectif est entravé par les effets du blocus sur l’économie cubaine.

On trouvera ci-après des exemples qui montrent les préjudices causés par le blocus à ce secteur :

D’avril 2017 à mars 2018, les préjudices causés par le blocus au secteur du transport se chiffrent à 101 550 000 dollars.

Le transport a été un autre secteur ayant subi des préjudices à cause du blocus.

Les plus gros préjudices durant la période sous analyse correspondent à la Coopérative de services multiples San Antonio, R.L. (CACSA), dont les pertes se montent à 63 640 000 dollars, au titre, en particulier, de l’annulation des vols de quatre lignes aériennes étasuniennes du fait du nombre réduit de passagers. C’est le cas de Silver, Frontier, Spirit et Alaska. En conséquence, le nombre de vols et de voyageurs étasuniens a diminué.

Citons un exemple qui illustre les préjudices causés au secteur du transport par les sanctions économiques imposées au pays en vertu du blocus. La compagnie Cubana de Aviación S.A. a du mal à acheter ou à louer des aéronefs, indépendamment de l’origine des éléments utilisés dans leur fabrication. Vu le caractère extraterritorial des sanctions, Cubana de Aviación ne peut pas accéder à des aéronefs fabriqués par des sociétés comme AIRBUS, DASSAULT ou BOEING, indépendamment des propriétaires, de leur nationalité ou du pays où ils sont enregistrés ou ils opèrent.

Ainsi, Cubana de Aviación ne peut, en aucun cas, garantir la maintenance des aéronefs dans des agences spécialisées de n’importe quel pays.

De plus, les restrictions imposées par les sanctions pour effectuer des transactions bancaires limitent considérablement les opérations de Cubana de Aviación.

Au cours des dernières années, le gouvernement des États-Unis a introduit des exceptions aux sanctions imposées à Cuba, qui, d’une manière limitée et toujours en fonction d’un processus de réglementation rigoureux et imprévisible, permettraient éventuellement à notre pays d’acheter ou de louer des aéronefs aux États-Unis, ainsi que des pièces et parties pour l’aviation civile. Cela s’avère peu viable du point de vue commercial et financier en raison du maintien d’une série de lois et réglementations complémentaires imposées par le blocus économique.

Néanmoins, toutes les restrictions à caractère extraterritorial qui empêchent que la direction de l’aviation civile puisse établir des liens commerciaux avec des sociétés d’autres pays au monde qui produisent des aéronefs, pièces et parties nécessaires au développement de cette activité, restent en vigueur.

Les effets de ces mesures sur la sécurité des vols, la stabilité de la compagnie aérienne et ses possibilités de survie, sont évidents.

L’entreprise SELECMAR est un exemple des préjudices causés au secteur du transport. Son manque à gagner se monte à 13 420 000 dollars au titre des opérations de navires marchands et de bateaux de plaisance. Cela obéit essentiellement au fait que les paquebots appartenant à des sociétés étasuniennes qui desservent Cuba sont interdits de recruter des marins cubains. Parmi ces compagnies figurent MSC Divina et MSC SEASIDE.

D’autre part, les ressortissants étasuniens sont interdits de voyager à Cuba en qualité de touristes, ce qui continue de porter préjudice aux services associés au transport touristique fournis par le Groupe entrepreneurial Taxis Cuba et l’Entreprise de bus nationaux.

Dans le cas du secteur du bâtiment, qui subit aussi les effets du blocus, 96 p. 100 des préjudices découle du manque d’accès à des technologies et moyens efficients, disponibles sur le marché étasunien, qui permettraient de développer la construction de logements dans le pays.

D’avril 2017 à mars 2018, les préjudices causés au secteur de l’industrie se chiffrent à 50 004 400 dollars.

Le développement intégral de l’industrie cubaine constitue un élément clé pour l’accomplissement du Plan national de développement économique et social à l’horizon 2030. Cependant, ce secteur a subi aussi les préjudices causés par le blocus économique, commercial et financier des États-Unis.

On trouvera ci-après quelques exemples des préjudices causés au secteur par la politique de blocus :

Les préjudices causés par l’application du blocus à Cuba au secteur technologique se montent à 290 600 000 dollars.

4. Préjudice au secteur extérieur de l’économie cubaine

4.1 Commerce extérieur

Le manque à gagner au titre des exportations de biens et services, soit 2 475 900 000 dollars, figure parmi les plus gros préjudices causés par le blocus au commerce extérieur.

Les préjudices causés par le blocus au commerce extérieur durant la période analysée se chiffrent à 3 343 400 000 dollars.

Le blocus continue de provoquer de graves préjudices à notre économie, ce qui a exigé la réorientation géographique du commerce et la nécessité de maintenir des niveaux de stocks élevés. Le manque à gagner a été de l’ordre de 867 500 000 dollars. Le coût des financements au titre de risque-pays est estimé à 54 326 250 dollars, soit une augmentation de 21 192 481 dollars par rapport à la période précédente. Le manque d’accès à des crédits bancaires ou à des prêts assortis de conditions de faveur se reflète dans ces indicateurs. Les entreprises cubaines sont contraintes d’opérer à partir de crédits commerciaux plus défavorables octroyés par les fournisseurs eux-mêmes.

Les préjudices au titre de l’utilisation d’intermédiaires et du renchérissement des marchandises se sont montés à 59 825 479 dollars, soit un accroissement de 196 p. 100 par rapport à la période précédente.

Jusqu’en 1962, Cuba, qui était le marché naturel des États-Unis, fournissait à ce pays des cigares et du tabac brut pour l’industrie. Les USA occupaient une place prépondérante en tant que destination des exportations des cigares. De 1949 à 1958, les opérations représentaient 32,6 p. 100 du volume et 34,6 p. 100 de la valeur.

Selon des estimations, le marché étatsunien de cigares du segment Premium se monte à environ 350 millions d’unités, dont 325 millions ont été importées en 2017. Il s’agit du marché de cigares Premium le plus important au monde, représentant 74 p. 100 du total du marché mondial, estimé à 470 millions d’unités.

Le pourcentage de participation des havanes sur les marchés où ils sont commercialisés est de l’ordre de 70 p. 100 en matière d’unités et de 80 p. 100 en ce qui concerne la valeur. Compte tenu de l’état actuel du marché de cigares Premium et de la stratégie de commercialisation de la société Habanos S.A., rattachée au groupe d’entreprises TABACUBA, ces mêmes pourcentages pourraient être atteints sur le marché étasunien.

À cet égard, on estime que 50 millions d’unités pourraient être écoulées au cours de la première année d’opérations, et que d’ici à dix ou quinze années, on pourrait atteindre le volume de ventes prévu.

Prenant en considération la valeur moyenne des cigares exportés par Habanos S.A. en 2017 (2,69 dollars pièce), les préjudices que provoque l’impossibilité d’écouler ce produit sur le marché étasunien pourraient être de l’ordre de 134 500 000 dollars.

Au cas où les ventes de cigares faits à la machine sur le marché étasunien équivaudraient à la participation sur le marché mondial (0,8 p. 100), il serait possible de vendre à ce pays au moins 100 millions de cigares supplémentaires. À titre d’exemple, au cas où le prix moyen de vente de mille unités serait de 145 dollars, les revenus supplémentaires sur le marché étasunien seraient de l’ordre de 14 500 000 dollars.

Les préjudices causés par le blocus au titre du manque à gagner sont aussi présents dans le domaine des exportations de fruits, dont le marché naturel serait celui des USA.

L’Entreprise de commercialisation d’aliments (ALIMPORT), chargée d’importer des produits destinés au panier de la ménagère et à la consommation sociale, ainsi que d’acquérir des matières premières pour l’industrie alimentaire cubaine, continue de subir la rigueur et les effets négatifs de la politique de blocus économique, commercial et financier.

Vu l’impossibilité d’obtenir des ressources financières suffisantes pour effectuer et accroître les achats aux États-Unis, ALIMPORT doit réaliser ses importations sur d’autres marchés où elle dispose de liquidité au titre de ses exportations ou des lignes de crédit octroyées. Cela renchérit les coûts des frets maritimes.

Les préjudices enregistrés par ALIMPORT durant la période analysée, du fait de l’acquisition des produits sur des marchés lointains, se montent à 3 533 271 dollars.

L’impossibilité d’accéder au marché étasunien limite la vente de sucre, café et miel.

En 2017, les États-Unis ont importé 4 033 000 tonnes de sucre brut. En 1959, ce chiffre s’élevait à 4 187 915 tonnes, dont 3 005 000 étaient fournies par Cuba, soit 72 p. 100 des importations totales.

Compte tenu de la participation cubaine au marché sucrier étasunien avant 1959, ainsi que des volumes de production atteints par l’île en 2017, exception faite des ventes ou engagements d’exportation vers d’autres destinations, le pays aurait pu exporter 701 798 tonnes au marché étasunien, volume qu’il a fallu écouler sur le marché mondial à des prix inférieurs. Le manque à gagner à ce titre se chiffre à 118 674 041 dollars.

En ce qui concerne le miel en vrac, plusieurs sociétés étasuniennes sont intéressées à acquérir le produit cubain, mais elles se voient toujours refuser le permis pour effectuer les achats à Cuba. Par conséquent, le gros des ventes ne peuvent être réalisées que sur des marchés européens, où des barrières tarifaires élevées sont en vigueur.

Les États-Unis figurent parmi les cinq principaux importateurs de café grillé et moulu au monde. Au cas où le blocus n’existerait pas, le café cubain, de par sa qualité, pourrait satisfaire une bonne partie de la demande de ce produit aux États-Unis.

4.2 Finances

Durant la période sous analyse, les institutions financières cubaines ont continué de faire l’objet d’une politique d’hostilité et de persécution de la part du gouvernement des États-Unis.

Les règlementations et dispositions des Départements du Trésor, du Commerce et d’État, adoptées le 8 novembre 2017, interdisent les transactions financières directes de personnes ou entreprises relevant de la juridiction des États-Unis avec 179 compagnies cubaines et leurs filiales.

Les préjudices monétaires et financiers causés par le blocus se sont montés à 538 300 000 dollars.

Cette politique a entraîné l’annulation des virements bancaires dont les payeurs spécifiés sont des entreprises cubaines faisant partie des institutions sanctionnées. Par conséquent, elles sont interdites de réaliser directement des transactions financières avec des personnes physiques ou morales étasuniennes. Cette mesure entrave indirectement les opérations des institutions bancaires cubaines, qui sont ainsi contraintes de remplacer les circuits bancaires usuels (considérablement restreints) pour effectuer leurs encaissements et paiements, ce qui entraîne des difficultés et des coûts supplémentaires dans les opérations commerciales.

D’avril 2017 à mars 2018, le système bancaire cubain a subi des préjudices dus à des difficultés rencontrées avec 128 banques étrangères.

Cuba ne peut encore accéder à des sources de financement de la banque étasunienne et des institutions commerciales, ce qui est une pratique usuelle dans le commerce mondial. Par rapport à la période précédente, autres vingt-huit banques ont adhéré à la politique de harcèlement imposée par le blocus des USA, ce qui porte atteinte au bon fonctionnement et aux opérations des institutions bancaires cubaines qui sont contraintes de travailler dans une ambiance d’incertitude et d’adversité permanente au moment de réaliser des opérations financières.

Vous trouverez ci-après des exemples qui montrent les principales difficultés auxquelles se sont heurtées les institutions bancaires cubaines dans leurs opérations entre avril 2017 et mars 2018 :

5. Le blocus viole le droit international. Application extraterritoriale

Le caractère extraterritorial du blocus a continué de s’intensifier. Durant la période analysée, les sanctions et les persécutions des citoyens, institutions et entreprises de pays tiers qui établissent ou prétendent développer des relations économiques, commerciales et financières avec Cuba se sont durcies.

L’application extraterritoriale du blocus touche sérieusement non seulement Cuba, mais aussi les intérêts et les droits souverains de pays tiers, ce qui constitue une violation du droit international, des buts et principes de la Charte des Nations Unies et des normes de libre-échange.

Malgré la volonté politique commune de faire avancer les relations économiques, commerciales et financières avec des pays tiers sur la base du bénéfice mutuel, et du rejet de l’application de sanctions unilatérales à caractère extraterritorial et de l’ingérence du gouvernement des États-Unis dans ces liens, les retombées négatives et sans précédent du blocus ont pu être appréciées, en particulier à partir du deuxième semestre de 2017, ce qui a lésé sensiblement les relations commerciales et financières avec ces pays.

La promulgation de la loi Helms-Burton et le caractère extraterritorial du blocus ont déterminé la promulgation de ’lois antidotes’, conçues par des pays tiers pour se protéger contre d’éventuels dommages causés par l’application de cette politique. Cependant, l’effet intimidant du blocus contre Cuba a empêché l’application adéquate de ces réglementations.

On peut citer de nombreux exemples sur les opérations commerciales de Cuba avec des entreprises de pays tiers, dont la matérialisation a été entravée ou empêchée en raison des interdictions, menaces et chantages du gouvernement étasunien.

5.1 Préjudice au secteur bancaire et financier (exemples)

5.2 Préjudice à des organismes cubains (exemples)

5.3 Autres préjudices extraterritoriaux (exemples)

6. Rejet universel du blocus

6.1 Opposition à l’intérieur des États-Unis

Des secteurs toujours plus nombreux et divers de la société étasunienne s’opposent à l’absurde politique du blocus contre Cuba, et ce malgré la volonté du gouvernement actuel de faire reculer les progrès enregistrés dans les relations bilatérales à partir du mois de décembre 2014 jusqu’au début de 2017.

Des groupes comme Engage Cuba et Cubanow, qui ont pour objectif l’amélioration des relations bilatérales et la levée du blocus ont continué d’oeuvrer dans ce sens et de diversifier leur rayon d’action. Ils ont d’ailleurs réussi à continuer d’influencer divers secteurs de la société étasunienne, dont les secteurs agricole, culturel et commercial. Ils s’efforcent d’autre part d’obtenir le soutien des pouvoirs exécutif et législatif, aussi bien au niveau fédéral que d’État.

On trouvera ci-après quelques exemples d’opposition au blocus au sein des États-Unis :

6.2 Opposition de la communauté internationale

Le soutien toujours croissant et majoritaire de la communauté internationale à Cuba, qui réclame la levée du blocus, est significatif. De nombreuses manifestations en faveur de la levée immédiate et inconditionnelle de cette politique ont eu lieu durant la période que couvre ce Rapport.

On en trouvera ci-après quelques exemples :