auteur Tommaso DI FRANCESCO
28 mars 2014
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L’alliance atlantique : Le véritable agenda d’Obama (Il Manifesto)
Manlio DINUCCI, Tommaso DI FRANCESCO
Le principal objectif de la visite du président Obama en Europe –déclare Susan Rice, conseillère pour la sécurité nationale- est de « faire pression pour l’unité de l’Occident » face à l’ « invasion russe de la Crimée ».
Le premier pas sera le renforcement ultérieur de l’OTAN. L’alliance militaire qui, sous commandement étasunien, a englobé en 1999-2009 tous les pays de l’ex Pacte de Varsovie, trois de l’ex URSS et deux ex républiques de la Yougoslavie (détruite par l’OTAN avec la guerre) ; qui a déplacé ses bases et ses forces militaires, y compris celles à capacité nucléaire, en les adossant de plus en plus à la Russie, en les armant d’un « bouclier anti-missiles », instrument non pas de défense mais d’offensive ; qui a pénétré en Ukraine, en organisant le coup d’Etat de Kiev et en poussant ainsi la Crimée à se séparer et à s’unir à la Russie. « Le cadre géopolitique change », annonce le secrétaire général de l’OTAN : « Les alliés doivent renforcer leurs liens économiques et (…)
22 mai 2012
Combien nous coûte l’Otan de la « défense intelligente » (Il Manifesto)
Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Les 21-22 mai se tient à Chicago le Sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Otan. Parmi les diverse questions à l'ordre du jour, de l'Afghanistan au « bouclier anti-missiles », il y en a une centrale : la capacité de l'Alliance à maintenir, dans une phase de crise économique profonde, une « dépense pour la défense » qui continue à lui assurer une nette supériorité militaire.
Avec un optimisme inconscient, le socialiste du Pasok Yannis Ragoussis, qui fait fonction de ministre grec de la défense, a écrit sur la Nato Review, à la veille du Sommet, que la participation à l'Alliance a donné à la Grèce « la nécessaire stabilité et sécurité pour le développement dans le secteur politique, financier et civil ». On en voit les résultats. Le secrétaire général de l'Alliance, Anders Rasmussen, par contre, ne cache pas sa préoccupation quant à l'impact de la crise. En préparation du Sommet, il a prévenu que si les membres européens de l'Otan font trop de coupes dans les dépenses (…)
3 juin 2010
Un Moyen-Orient libéré des armes nucléaires (Il Manifesto)
Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Création au Moyen-Orient d'une zone libérée des armes nucléaires et de toutes les autres armes de destruction de masse : c'est ce que demande la déclaration finale de la Conférence sur la révision du Traité de non-prolifération (Tnp), rédigée à New York le 28 mai par les représentants de 189 Etats. A cette fin, ces Etats ont donné mandat au Secrétaire général des Nations Unies pour qu'il convoque en 2012 une conférence des Etats de la région. En même temps, ils invitent Israël à adhérer au Tnp et à permettre des inspections sur ses sites nucléaires par l'Agence internationale pour l'énergie atomique (Aiea).
C'est donc une bombe politique qui a explosé à New York : une conférence qui, dans l'intention de Washington, aurait du mettre en accusation l'Iran, a par contre montré du doigt le seul Etat de la région en possession d'armes nucléaires : Israël.
« Oui » d'Obama, Israël refuse
Alors que l'Iran s'est dit favorable à la conférence de 2012, Israël a immédiatement rejeté la (…)
Nucléaire et pétrole dans le grand jeu iranien (Il Manifesto)
Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
"La Russie et la Chine sont à bord" a annoncé avec satisfaction la secrétaire d'Etat Hillary Clinton, quelques heures avant que l'ébauche de résolution sur les sanctions contre l'Iran ne soit mise en circulation au Conseil de sécurité. Cette résolution prévoit d'empêcher Téhéran de faire des investissememts à l'étranger "s'il y a des raisons de croire que ceux-ci sont liés à la prolifération nucléaire" , d'étendre l'embargo à divers types d'armements (chars d'assaut, avions, navires) et d'instituer un régime d'inspections des "cargos suspects" dans les ports et en pleine mer. Mais pour le navire de guerre de l'embargo, sur lequel se sont aussi formellement embarqués Pékin et Moscou, on prévoit une mer agitée.
A la veille de la présentation de l'ébauche de résolution, qui sera mise au vote à une date non encore définie, a été annoncé l'accord prévoyant que l'Iran enverra en Turquie et au Brésil de l'uranium faiblement enrichi, en échange d'uranium (…)
L’impossible sécurité (Il Manifesto)
Tommaso DI FRANCESCO, Manlio DINUCCI
Ce qui a commencé hier à Washington, et se termine aujourd'hui, est le plus grand sommet convoqué ces 65 dernières années par un président des Etats-Unis : y participent, à Washington, les chefs d'Etat et de gouvernement de 47 pays.
Thème central, la « sécurité nucléaire ». Le président Obama a de fait tiré la sonnette d'alarme : « Le danger le plus immédiat, et extrême, est aujourd'hui le terrorisme nucléaire ». A cette menace, ajoute-t-on à Washington, s'ajoute celle de la prolifération nucléaire : on accuse ainsi l'Iran, et dans la foulée la Corée du nord, de poursuivre des ambitions nucléaires, en violant le Traité de non-prolifération (Tnp). La proposition de base, faite par Obama au Sommet, est de renforcer le contrôle de tous les quantitatifs d'uranium hautement enrichi et de plutonium.
Mais paradoxalement ce sont justement les Etats-Unis et les autres puissances nucléaires, protagonistes du sommet de Washington, qui favorisent la prolifération de ces armes. Dans une (…)




