Fidel CASTRO
DE 2003 À 2026, DE BUSH A TRUMP, QUELLE DIFFÉRENCE POUR CUBA ?
Dans le cadre de l’année consacrée officiellement à Fidel à l’occasion du centième anniversaire de sa naissance (13 août 1926), la télévision cubaine plonge dans les archives audiovisuelles de la nation (en particulier celles enregistrées au Centre Fidel Castro Ruz) et propose de courts fragments très significatifs de ses interventions à la tête du pays. C’est l’occasion rêvée – pour ceux d’entre nous qui les avons vécus, et surtout pour une bonne partie de la population née plus tard, puisque Fidel renonce à la vie publique fin juillet 2006 et meurt le 25 novembre 2016, soit quasiment une génération entière – de revivre de grands moments (et ils sont nombreux !) qui ont marqué l’histoire de la Révolution, dont il a été, pour ainsi dire, le « grand reporter » par ses analyses et descriptions minutieuses.
Cette année 2026 a débuté sous le signe des événements du 3 janvier à Caracas, de sorte que la tension, qui n’a (…)
Fidel CASTRO
Puisque les évènements du 3 janvier dernier à Caracas ont révélé à quel point les révolutionnaires cubains sont de ceux qui remplissent une mission jusqu’au bout, à plus forte raison (du moins je le suppose) s’il s’agit de se battre directement contre les soldats de l’État qui n’a cessé depuis maintenant soixante-six ans, en recourant à tous les moyens possibles et imaginables pour tout simplement détruire la Révolution dont ils sont assurément fiers, et, tout dernièrement, pour tenter de faire de leur quotidien un enfer ou presque, et puisque j’ai évoqué différents épisodes des missions internationalistes, notamment en Afrique, je donne à lire maintenant le discours prononcé par Fidel le 7 décembre 1989, un moment que beaucoup de Cubains se sont rappelés, le 15 janvier, quand ils ont rendu un hommage ému et vibrant, bien que douloureux, aux trente-deux révolutionnaires tombés en défendant Nicolás Maduro : le 7 décembre 1989, donc, le peuple cubain rendait ce même hommage à tous (…)
Fidel CASTRO
Ces jours-ci marquent le cinquantième anniversaire du début de la mission internationaliste de Cuba en Angola : Operación Carlota. Voici deux discours de Fidel en rapport, celui de 1976 quand conclut la première partie de l’opération avec le départ des envahisseurs ; et celui de 2005, quand Fidel réfléchit sur l’ensemble de l’Opération. Bien entendu, aucun écho dans la presse internationale. C’était pourtant beau un peuple du tiers monde faisant - mais à l’envers, pour la bonne cause - ce qu’ont toujours fait les impérialistes et colonisateurs : dépêcher des troupes pour aider un autre peuple ! C’était alors la Révolution cubaine dans toute sa gloire. - Jacques-François Bonaldi
Allocution de Fidel Castro pour le quinzième anniversaire de la victoire de Playa Girón, le 19 avril 1976
Chers compañeros,
Il y a juste quinze ans, à cette heure précise, les derniers échos de la bataille qui déjouait une des actions les plus sinistres et les plus traîtresses de l'impérialisme yankee contre un peuple d'Amérique latine ne s’étaient pas encore éteints.
Girón est passé à l’histoire comme la première défaite de cet impérialisme sur ce continent.
Il serait totalement vain de chercher le moindre principe éthique dans un système dont toutes les actions sont marquées du sceau de l’exploitation, du pillage, de la fourberie et du crime. Toute l’histoire des Etats-Unis d’Amérique par rapport aux peuples latins de ce continent, depuis qu’ils ont enlevé au Mexique plus de la moitié de son territoire jusqu’à l’organisation de leur coup d’Etat criminel et fasciste au Chili qui a abouti à l’assassinat de son président illustre, révolutionnaire et digne, Salvador Allende, (…)
Fidel CASTRO
Allocution de conclusion aux trois réunions tenues avec des intellectuels cubains (16, 23 et 30 juin 1961) à la Bibliothèque nationale José Martí, de La Havane, le 30 juin 1961.
Décadence : en France, 60 ans plus tard, notre président a réfléchi à ce qu’est une tenue vestimentaire « décente » et il a un avis sur le « crop top » (haut court).
LGS
Compagnes et compagnons
À la fin des trois séances où vous avez discuté ce problème, où vous avez soulevé beaucoup de choses intéressantes, dont un certain nombre avait déjà été discuté, quoique d’autres n’aient pas eu de réponses – concrètement, il était impossible d’aborder tout ce que vous aviez soulevé – mon tour est venu. Je ne suis pas la personne la plus autorisée pour parler de ce thème, mais puisqu’il s’agit d’une rencontre entre vous et nous, je me dois de donner ici quelques points de vue.
J’étais très intéressé par ces discussions. Je crois avoir fait preuve, comme on dit, d’une « grande patience » (rires). En fait, je n’ai dû faire aucun effort héroïque, parce que nos discussions ont été instructives et, à vrai dire, agréables.
Bien entendu, nous qui sommes les hommes du gouvernement – c’est mon cas – nous ne sommes pas les mieux placés pour discuter des questions dans lesquelles vous êtes des spécialistes. Nous, ceux du gouvernement, les agents de cette (…)
Fidel CASTRO, Hugo CHAVEZ
La conversation téléphonique établie entre Fidel et Hugo Chávez, le dimanche 14 avril 2002, à sept heures du matin, alors que ce dernier a été rétabli à peine quelques heures avant dans ses fonctions présidentielles à la suite de la réaction non concertée, mais terriblement efficace, de la population des quartiers pauvres et de militaires loyaux – alliance assez insolite en Amérique latine – s’inscrit de droit dans l’histoire du sous-continent. Chávez est arrêté dans la nuit du jeudi 11 au vendredi 12 avril 2002, voilà donc quinze ans, après avoir renoncé à utiliser la force pour ne pas faire couler le sang d’innocents. Quarante-huit heures après, il était de nouveau à Miraflores ! C’est cet épisode hors du commun que Fidel et Hugo évoquent sur le ton jubilant qu’on lira ci-dessous. On y découvrira deux hommes eux aussi hors du commun, sous des dehors qui ne leur sont pas habituels… On y constatera aussi le rôle qu’a joué Fidel dans ce putsch avorté.
Cette conversation, bien que (…)