auteur Ignacio RAMONET

Mon ami Fidel Castro – Anniversaire de la mort du leader cubain

Ignacio RAMONET

Au panthéon mondial dédié à ceux qui ont lutté avec le plus d’ardeur pour la justice sociale et qui ont fait preuve du plus grand soutien à l’égard des damnés de la Terre, Fidel Castro – que ses détracteurs le veuillent ou non – occupe une place privilégiée.

J’ai rencontré Fidel Castro en 1975. C’est Alfredo Guevara qui me l’a présenté à La Havane. Je l’ai souvent revu ensuite et nous avons discuté à de nombreuses reprises, mais – pendant longtemps – dans un cadre très professionnel et précis, par exemple lors de reportages que je faisais sur Cuba ou quand je participais à des congrès, des séminaires ou d’autres événements. Plus tard, notre relation s’est approfondie. Il m’invitait parfois à dîner dans l’intimité de son bureau au Palais de la Révolution, et nous discutions pendant des heures des affaires internationales. D’autres fois, il me confiait des « missions » discrètes, comme rencontrer certains dirigeants de gauche latino-américains qu’il n’arrivait pas à bien cerner, afin que je lui donne mon avis. Il fut le premier à me parler en termes élogieux d’Hugo Chávez (alors perçu avec suspicion par une grande partie de la gauche, car accusé d’avoir mené, le 4 février 1992, une « tentative de coup d’État » contre Carlos Andrés Pérez, (…)

Interview du Président cubain Miguel Díaz-Canel par Ignacio Ramonet : « du blocus renforcé à la résistance créatrice ».

Ignacio RAMONET, Miguel DIAZ-Canel

« Nous sommes prêts à nous asseoir à la table, sur un pied d’égalité, pour discuter avec les États-Unis de toutes les questions qu’ils souhaitent aborder. »

Ingénieur en électronique, né en 1960, Miguel Díaz-Canel a été réélu président de Cuba, pour un second mandat de cinq ans, le 19 avril 2023. Il est également Premier Secrétaire du Comité central du Parti Communiste de Cuba. Homme intelligent, mesuré et sensé, Miguel Díaz-Canel s’est imposé comme l’un des principaux dirigeants de l’Amérique latine et des Caraïbes. De nombreux dirigeants de la région lui rendent visite et le consultent discrètement pour ses analyses avisées, sa clairvoyance et ses conseils judicieux. Au cours de son premier mandat, il a été impressionnant dans la manière dont il a géré l’épidémie de Covid-19 et mobilisé les scientifiques cubains qui ont réussi à produire plusieurs vaccins nationaux pour immuniser l’ensemble de la population. La Havane a également envoyé des dizaines de brigades médicales en guise d’aide solidaire aux pays, y compris européens, submergés par la pandémie. Mais comme chacun sait, le principal obstacle au développement de Cuba est le (…)
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CUBA : Le silence ne doit pas gagner.

Ignacio RAMONET
Nous ratifions notre solidarité Il y a quelques mois, à notre initiative, nous avions recueilli des signatures de personnalités scientifiques, politiques, artistiques et intellectuelles, profondément engagées socialement et humainement, pour diffuser dans le monde entier une protestation énergique contre le blocus que les États-Unis maintiennent contre Cuba depuis plus de soixante ans. Ces jours-ci, certains médias nous signalent une fois de plus tous les quatre, avec nos propres noms, pour cette lettre de protestation, en affirmant de plus, que nous faisons partie de l'appareil de propagande cubain. Sachez qu'aujourd'hui nous réaffirmons notre protestation avec encore plus de conviction et de solennité. Et nous sommes sûrs que toutes les personnalités qui nous ont accompagnés en signant le feraient maintenant avec la même conviction. Au blocus criminel contre Cuba, qui s'exprime par des centaines d’attaques venant de l’empire, sous forme de menaces, de sanctions, de (…)

Les douze victoires de Nicolas Maduro en 2017

Ignacio RAMONET
Commençons par rappeler que le président Nicolas Maduro est le mandataire le plus injustement harcelé, calomnié et agressé de l’Histoire du Venezuela. Plus encore que le commandant Hugo Chávez, fondateur de la Révolution Bolivarienne… Chasser à tout prix Nicolás Maduro du palais présidentiel de Miraflores a été et reste l’objectif maladif de la réaction politique interne et de des puissants alliés internationaux, à commencer par le gouvernement des États-Unis d’Amérique. A peine l’année 2017 avait-elle débuté que les attaques contre le Président furent enclenchées. La première agression vint de l’Assemblée Nationale, contrôlée par la contre-révolution, qui décida, le 9 janvier, de « ne pas reconnaître » le Président. Et accusa Nicolás Maduro d’avoir « abandonné sa charge ». Ce qui était faux et absurde. Face à cette tentative de coup d’État constitutionnel – inspiré du modèle de coup d’État parlementaire qui fit tomber Dilma Rousseff au Brésil en 2016 -, le Tribunal Suprême de (…)

Les 10 victoires du Président Nicolás Maduro en 2016

Ignacio RAMONET
Début 2016, tout semblait bien complexe pour les autorités de Caracas. Et cela principalement pour trois raisons : 1) L’opposition néolibérale avait remporté les élections législatives de décembre 2015 et contrôlait désormais l’Assemblée Nationale ; 2) La chute des prix du pétrole, la principale ressource du Venezuela, avait atteint son plus bas niveau dans les dernières décennies ; 3) Le président des Etat Unis, Barack Obama, avait signé un Ordre exécutif déclarant le Venezuela une « menace inhabituelle et extraordinaire pour la sécurité nationale et pour la politique extérieure des Etats-Unis » C’est-à-dire, dans trois domaines décisifs - politique, économique et géopolitique – la Révolution bolivarienne semblait à la défensive. Tandis que la contrerévolution, autant intérieure qu’extérieure, pensait avoir enfin le pouvoir à portée de la main. Le tout dans un contexte de guerre médiatique de longue durée contre Caracas, commencée avec l’arrivée à la Présidence d’Hugo Chávez (…)