auteur Jonathan COOK

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Le culte de la mort israélien étend son emprise sur les États-Unis

Jonathan COOK

Dans cette guerre catastrophique et sans issue, Téhéran mène une action d’arrière-garde pour rétablir l’équilibre géopolitique. Si l’Iran perd, Dieu seul sait où Israël et les États-Unis entraîneront le monde ensuite.

L' aveu cette semaine du secrétaire d'État américain Marco Rubio, repris par Mike Johnson , président de la Chambre des représentants, selon lequel Israël a forcé Washington à attaquer l'Iran, a légitimement suscité la consternation. Donnant vie à un argument qui serait normalement considéré comme un cliché antisémite, Rubio a soutenu que l'administration Trump n'avait pas eu d'autre choix que d'attaquer l'Iran car, sans cela, Israël aurait de toute façon lancé une attaque, exposant les soldats américains à des représailles. Rubio a déclaré : « Le président a pris une décision très sage : nous savions qu'il y aurait une action israélienne, nous savions que cela précipiterait une attaque contre les forces américaines, et nous savions que si nous ne les attaquions pas préventivement avant qu'ils ne lancent ces attaques, nous subirions des pertes plus importantes. » .@SecRubio : "The president made the very wise decision—we knew that there was going to be an Israeli action, (…)

Le génocide n’est pas une erreur.

Jonathan COOK

Un nouveau film sur le meurtre de Hind Rajab met en lumière une société israélienne profondément malade, plongée dans les ténèbres par une idéologie raciste qui affirme que les vies juives comptent, mais pas celles des Palestiniens.

La Voix de Hind Rajab, une adaptation dramatique bouleversante du meurtre au ralenti d'une fillette de cinq ans à Gaza par Israël, sortira dans les salles britanniques la semaine prochaine. Ne manquez pas l'occasion de le voir. La grande majorité des Américains n'ont pas eu cette chance lors de sa sortie le mois dernier. Voici ce qui est arrivé au film aux États-Unis, selon le chroniqueur du New York Times M. Gessen : La Voix de Hind Rajab a été présenté en avant-première au Festival du film de Venise en septembre et a remporté le Grand Prix du jury, la deuxième plus haute distinction. Quelques jours plus tard, il a été projeté au Festival international du film de Toronto, où il a été très bien accueilli. De grandes sociétés de distribution américaines se sont manifestées. Mais ensuite, m'ont raconté les productrices Odessa Rae et Elizabeth Woodward, les sociétés se sont retirées les unes après les autres. Finalement, Woodward, qui possède une petite société de (…)

Comment les médias occidentaux ont transformé le génocide à Gaza en « fake news » (Middle East Eye)

Jonathan COOK

L’intention d’Israël d’anéantir Gaza aurait été claire bien plus tôt si nous avions écouté les journalistes palestiniens, plutôt que les esquives et les ambiguïtés de la BBC et des médias occidentaux.

La justification avancée par Israël pour le massacre de masse de la population de Gaza et pour sa famine – désormais officiellement confirmée comme une famine orchestrée par Israël – reposait dès le départ sur une série de mensonges facilement réfutables : des nourrissons décapités, des bébés dans des fours, des viols collectifs. Il n’est guère surprenant qu’Israël ait continué de diffuser des mensonges tout aussi grotesques lorsqu’il s’est mis – comme tous les régimes génocidaires doivent le faire – à démanteler les infrastructures les plus élémentaires nécessaires à la survie de la population de Gaza. Il a coupé l’aide humanitaire fournie par l’agence des Nations unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA) et détruit les hôpitaux de l’enclave, tout en tuant, emprisonnant et torturant son personnel médical. Israël a affirmé disposer de documents prouvant que l’ONU servait de couverture au Hamas – documents qu’il n’a jamais produits. Pendant ce temps, les 36 hôpitaux de Gaza (…)

Pourquoi les médias se trompent-ils toujours autant dans l’affaire des ambulanciers assassinés à Gaza ?

Jonathan COOK

L’exécution par Israël de 15 secouristes il y a un mois est incontestablement établie. Alors pourquoi The Guardian et d’autres médias sont-ils toujours aussi prompts à brouiller les pistes ?

Voici un nouvel exemple de journalisme d'une crapulerie stupéfiante de la part du Guardian, qui illustre parfaitement ce qui se passe dans l'ensemble des médias de l'establishment britannique dans leur couverture des crimes de guerre israéliens à Gaza au cours des 18 derniers mois. Un mois s'est écoulé depuis qu'Israël a exécuté 15 secouristes et caché leurs corps dans une fosse commune. Depuis, des images vidéo de cette atrocité ont fait surface, montrant des soldats israéliens tirant sur un convoi de véhicules d'urgence clairement identifiés et dont les feux de détresse étaient allumés. Les autopsies des victimes ont montré qu'elles avaient été tuées à bout portant dans la tête et le torse. Des témoins oculaires ont également relaté les meurtres. Tout cela, bien sûr, s'ajoute à des preuves circonstancielles irréfutables. Israël a cherché à détruire les preuves de son crime de guerre en écrasant les véhicules de secours et en les enterrant, ainsi que les corps des 15 membres (…)

Les monstres ne sont pas seulement dans les livres d’histoire. Ils vivent parmi nous. Ils sont partout

Jonathan COOK

Le nouveau film de Walter Salles sur les disparitions de opposants au régime dans le Brésil des années 1970 nous rappelle avec force que les monstres qui défendent le massacre à Gaza attendent leur heure.

Le nouveau film de Walter Salles, I'm Still Here, est un portrait émouvant, inspiré d'une histoire vraie et nommé aux Oscars, d'une famille de classe moyenne et de gauche vivant à Rio de Janeiro au début des années 1970, qui s'efforce d'accepter la disparition du père - confirmée 25 ans plus tard comme un meurtre - par la dictature militaire brésilienne. La mère et sa fille adolescente passent également du temps dans un camp de torture du régime, avant d'être libérées. Ce qui m'a le plus frappé dans ce film, c'est le nombre incalculable de fonctionnaires du régime qui, impassibles et consciencieux, se sont livrés aux sévices infligés aux hommes, aux femmes et aux enfants. Ce film m'a rappelé qu'un grand nombre de ces personnes vivent parmi nous et qu'elles n'ont pas fait grand-chose pour cacher leur identité au cours des 16 derniers mois. Ce sont les politiciens qui déforment le langage et le droit international en qualifiant de « légitime défense » la punition collective (…)