Paul Craig ROBERTS
La chose la plus extraordinaire à propos de Julian Assange est qu'il est traité comme s'il était un citoyen américain. Le cri initial était "trahison", aujourd'hui transformé en "espionnage".
Il n'y a pas eu d'espionnage. Wikileaks a publié et mis à la disposition du New York Times, du Guardian et d'autres médias des informations ayant fait l'objet d'une fuite. Les médias ont publié ces informations, tout comme Wikileaks, mais ils ne sont pas inculpés. Wikileaks n'est pas non plus inculpé. Seul Julian Assange est inculpé.
La situation n'est pas différente de celle d'Ellsberg, qui a divulgué les Pentagon Papers au New York Times. Le gouvernement américain voulait les poursuivre tous les deux, mais il en a été empêché par le premier amendement et le devoir longtemps accepté des organisations médiatiques de demander des comptes au gouvernement. La détérioration brutale du pouvoir protecteur du premier amendement et de la liberté journalistique depuis 1971 démontre la montée de la (…)
Paul Craig ROBERTS
La troisième guerre mondiale sera la conséquence la plus probable.
Je déteste entendre "Je vous l'avais bien dit" et voilà que j'utilise ces mots.
Comme les lecteurs le savent, je crains depuis de nombreuses années que la tolérance de la Russie à l'égard d'insultes et de provocations sans fin ne continue à encourager des provocations plus nombreuses et plus graves jusqu'à ce que des lignes rouges soient franchies, entraînant un conflit direct entre les deux grandes puissances nucléaires. Pendant toutes ces années, le Kremlin, incapable de comprendre ou d'accepter que son rôle d'ennemi n° 1 de Washington était gravé dans le marbre, s'est appuyé sur une stratégie de réponses nulles ou minimales afin d'atténuer l'image d'une Russie dangereuse et agressive déterminée à restaurer l'empire soviétique.
Cette stratégie diplomatique, comme celle de la Russie en Ukraine, a complètement échoué.
La stratégie désastreuse du Kremlin en Ukraine a commencé lorsque le Kremlin a accordé plus d'attention aux Jeux olympiques de Sotchi qu'au renversement du (…)
Paul Craig ROBERTS
Discrètement, sans l’attention des médias, les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont retiré le processus PCR comme test valide pour la détection et l’identification du SRAS-CoV-2.
« Après le 31 décembre 2021, les CDC retireront la demande d’autorisation d’utilisation d’urgence auprès de la Food and Drug Administration (FDA) des CDC 2019-Novel Coronavirus (2019-nCoV) Real-Time RT-PCR Diagnostic Panel, le test introduit pour la première fois en février 2020 pour la détection du SRAS-CoV-2 uniquement ».
Les CDC admettent que le test PCR ne peut pas différencier le SRAS-CoV-2 des virus de la grippe.
J’ai signalé il y a plusieurs mois que les « autorités sanitaires » étaient parvenues à cette décision, mais qu’elles retardaient sa mise en œuvre jusqu’à la fin de 2021. Elles avaient besoin de ce faux test pour entretenir la peur afin d’obtenir le plus de vaccinations, et donc de profits, possible.
Il est extraordinaire que le retrait du test par le CDC n’ait reçu (…)
Paul Craig ROBERTS
La guerre peut-elle être évitée et la planète sauvée ?
Le gouvernement russe et le président Poutine sont soumis à une forte pression. C’est une pression qui ne vient pas des sanctions américaines, qui sont très bénéfiques pour la Russie puisqu'elles poussent la Russie à l'indépendance ; elle vient des patriotes russes qui sont fatigués des réponses polies de Poutine aux insultes et provocations militaires incessantes de Washington. Les patriotes russes ne veulent pas la guerre, mais ils veulent défendre l'honneur de leur pays, et ils pensent que Poutine ne le fait pas. Certains d'entre eux accusent même Poutine d’être un atlantiste qui vénère l'Occident.
La désillusion engendrée par Poutine chez les patriotes, ainsi que l'approbation par Poutine du relèvement de l'âge de la retraite pour les pensions de retraite, un piège que lui ont tendu les économistes néolibéraux russes, ont nui à sa popularité au moment précis où il va à nouveau être confronté aux provocations de (…)
Paul Craig ROBERTS
Après avoir eliminé la présidente réformiste de l'Argentine, Cristina Fernandez de Kirchner, Washington élimine maintenant la présidente réformiste du Brésil, Dilma Rousseff. Washington a utilisé un juge fédéral pour ordonner à l'Argentine de sacrifier son programme de restructuration de la dette afin de payer aux fonds vautours US la totalité des obligations argentines en défaut que les fonds vautours avaient acheté pour quelques centimes du dollar. Ces vautours étaient des « créanciers » qui avaient octroyé des « prêts », indépendamment du fait qu'ils ne sont pas des créanciers et n'avaient en réalité octroyé aucun prêt. C'était des opportunistes à la chasse de l'argent facile et ils ont été utilisés par Washington pour se débarrasser d'un gouvernement réformiste.
La présidente Cristina Fernandez de Kirchner a résisté et, en conséquence, elle devait partir. Washington a donc inventé une histoire. La présidente avait couvert un « attentat iranien » perpétré à Buenos Aires en 1994. Ce prétexte invraisemblable, ( il n'y a aucune preuve d'une l'implication iranienne), a été fourni par l'un des agents de Washington au bureau du procureur de la nation et un événement douteux qui s'est produit il y a 22 ans a été utilisé pour laisser libre la voie du pillage de l'Argentine par les États-Unis.
Au Brésil, Washington a utilisé des insinuations de corruption pour obtenir la mise en accusation par la chambre basse de la présidente présidente Dilma Rousseff. Aucune preuve n'est nécessaire, les accusations suffisent. Tout cela ne nous change pas des « armes nucléaires iraniennes », « des armes de destruction massive » de Saddam Hussein ", de l'utilisation d'armes chimiques par Assad et, dans le cas de Rousseff c'est seulement des insinuations. Le (…)