auteur Jean-François AUTIER
18 février 2012
Lettre ouverte à M. Gagnaire, directeur de la publication "Infos-Paix"
Jean-François AUTIER
Monsieur,
J'accuse réception de votre courrier électronique du 11/02/2012 23:54, réponse à ma lettre ouverte aux responsables nationaux du Mouvement de la Paix (pièce jointe 1).
L'Histoire nous a déjà confronté à la situation actuelle. 1895 : Jaurès, dans un discours à la Chambre, a une phrase qui passera à la postérité par ce raccourci : le capitalisme porte la guerre en lui, comme la nuée porte l'orage. 1912 : au congrès de Bâle, les socialistes de tous les pays dénoncent la guerre impérialiste qui se profile. 31 Juillet 1914 : Jaurès est assassiné. Dans la foulée, tous les partis socialistes d'Europe (sauf le russe) partent la fleur au fusil, derrière leurs bourgeoisies, faire la guerre à ceux d'en face. J'espère que vous n'avez pas oublié la tragédie qui s'ensuivit. (1)
Il vous faut une singulière conception de la responsabilité de direction pour oser affirmer "Notre lettre d'informations Infos-Paix donne à ses lecteurs différentes positions..." (pièce jointe 2) quand (…)
18 juin 2010
Retraites : Pourquoi nos « élites » ignorent-elles que le PIB double en 40 ans ?
Michel PEYRET, Jean-François AUTIER
En mai 2003, Bernard Friot (1) rappelait, à propos du débat sur les retraites, qu'avec une croissance moyenne de 1,6 % l'an, le PIB doublait en valeur constante en 40 ans. Il publiait le tableau suivant dans l'indifférence médiatique, syndicale et politique :
Alors que les gouvernements successifs réduisaient les dépenses utiles (santé, éducation, services publics), ce tableau montrait que la seule question à se poser était : que faire de l'excédent de richesse produit ?
C'est pour ne pas avoir à répondre à cette question que nos « élites » « ignorent » le doublement du PIB en 40 ans, qu'en 2003 elles ont trouvé un « accord » pour reculer l'âge de la retraite, conformément à l'accord européen signé en mars 2002 à Barcelone par Chirac et Jospin.
C'est la mise en oeuvre de cet accord de Barcelone qui se poursuit aujourd'hui, avec des ministres de gauche dans un gouvernement de droite, montrant bien que le clivage gauche/droite n'est qu'un leurre destiné à faire oublier le (…)
