auteur Ismael HOSSEIN-ZADEH
4 mai 2015
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Donner un sens aux attaques terroristes de Paris (Counterpunch)
Ismael HOSSEIN-ZADEH
Malgré tous les reportages et commentaires portant sur les attaques terroristes contre les bureaux parisiens de l'hebdomadaire satirique Charlie Hebdo, ni les experts politiques, ni les médias grand public n'ont réussi à dévoiler les raisons cachées ayant conduit à ces odieuses attaques.
En effet, les explications simplistes et opportunes sur le plan politiques tels que « l'incompatibilité » de l'Islam avec le monde moderne ou l'affrontement du « bien et du mal » ont mis de l'huile sur le feu au lieu d'apporter un peu de lumière sur la question [1].
Ces explications à l'emporte-pièce sur le terrorisme ne sont que la vulgarisation de la théorie du « choc des civilisations » ; cette théorie prétend que l'Islam est intrinsèquement incompatible avec le monde moderne et les valeurs occidentales. La théorie, d'abord exposée par Samuel Huntington au début des années 90, vise à identifier de « nouvelles sources » de conflits internationaux dans le monde de l'après-guerre froide. (…)
L’inflation des actifs financiers et les inégalités
Ismael HOSSEIN-ZADEH
Il est maintenant de notoriété publique que l'économie américaine connaît ces dernières années des développements très inégaux. Alors que le secteur financier a connu des taux extrêmement élevés de croissance, le secteur réel est embourbé dans la stagnation ou un taux de croissance médiocre. Par conséquent, tandis que l'oligarchie financière récolte la part du lion de cette croissance fantastique de l'inflation des prix des actifs financiers, l'écrasante majorité des citoyens souffre des baisses systématiques de leur niveau de vie.
Par exemple, un rapport récent de la Banque de la Réserve Fédérale montre que si la richesse nationale globale aux États-Unis a augmenté de $ 1,49 mille milliards au cours du premier trimestre de 2014, l'économie réelle (mesurée par le PIB) s'est contractée de 1 % - selon le ministère du Commerce, la baisse du PIB était en fait de 2,9 % (au lieu de 1 %). Dans un rapport similaire, le Financial Times a récemment noté que la richesse des ménages dans son (…)
14 juin 2014
Une guerre mondiale entre classes et non entre pays (Asia Times)
Ismael HOSSEIN-ZADEH
La plupart des experts de l'évolution historique ont tendance à percevoir une nouvelle guerre mondiale par le déploiement à grande échelle de moyens militaires visant la défaite, la destruction ou l'asservissement d'un des belligérants. Bien que l'idée d'un tel scénario sinistre ne peut certainement pas être exclue, il y a des raisons de croire, cependant, que la fameuse Troisième Guerre mondiale dont on parle tant pourrait être d'un type différent : plutôt entre classes qu'entre pays.
Vue sous cet angle, la troisième guerre mondiale se déroule déjà, et elle fait rage depuis des années : la guerre unilatérale néolibérale, transfrontalière de l'économie d'austérité qui est menée par la classe transnationale de l'oligarchie financière contre l'écrasante majorité des citoyens du monde, les 99%.
La mondialisation du capital et l'interdépendance des marchés mondiaux a atteint un tel niveau que des affrontements militaires de grande envergure comme ceux des première et seconde (…)
L’aspiration à l’indépendance : l’Intifada s’étend au-delà de la Palestine (Counterpunch)
Ismael HOSSEIN-ZADEH
Vous vous souvenez de "l'effet domino" qui selon les néoconservateurs devait suivre le renversement des talibans en Afghanistan et celui de Saddam Hussein en Iraq ?
Leur renversement devait entraîner celui d'autres "leaders hostiles d'états voyous" comme ceux d'Iran ou de Syrie qui refusaient de se subordonner aux intérêts israélo-étasuniens au Moyen Orient. L'effet domino n'était pas supposé menacer les régimes "amis" qui régnaient sur l'Egypte, la Tunisie, la Jordanie, l'Arabie Saoudite, le Yemen, le Barhein et leurs sous-fifres qui étaient fermement alignés sur les USA. Au contraire il avait pour but de remplacer les régimes "réfractaires" du premier type par des "états-clients" du deuxième type qui se plieraient à toutes les exigences géopolitiques des USA dans la région.
A peine dix ans plus tard, cependant, le vent politique a tourné dans la direction opposée au Moyen Orient : Ce ne sont pas les états que les USA ont qualifiés "d'états voyous" qui tombent mais "les états (…)



