Pathé MBODJE
La liquidation de Ben Laden, le Premier mai, ouvre de nouvelles perspectives au président Obama au plus bas dans les sondages mais laisse de grandes zones d’ombre sur les conditions de la mort du N° 1 de la nébuleuse "Al Qaïda" ; son discours aux relents de campagne électorale appelle à l’unité et à une confiance au pouvoir qui continue de traquer le Mal mais occulte le fond réel : au terrorisme intellectuel de l’Occident qui s’impose en modèle unique, avec comme tête de file les États-Unis, répond en effet un terrorisme physique à soubassement religieux qui survivra au chef de cette hydre de Lerne qu’était Ossama Ben Laden. Et l’idéologie dégagée dans le cas d’espèce revient à trahir en annonçant.
Le scénario était trop bien pensé, pour ce navet sans autre "happy end" de série « B » que le massacre d'Oussama Ben Laden du Premier mai ; et, comme dans cette Amérique de la démesure, la ficelle était trop grosse et jurait avec les pratiques sécuritaires élémentaires pour un géant de la trempe du chef d'Al Qaida qui se savait en perpétuel danger de mort : une filature qui dure le temps d'une gestation (d'août 2010 à mai 2011, aux dires d'Obama), une localisation permanente de la même durée, à quelques encablures de la capitale pakistanaise, une compagnie douteuse d'anciens policiers pakistanais à la retraite, tout, dans le discours du président américain, ce 2 mai, sonne faux pour les spécialistes du renseignement. Tout, jusqu'au montage grossier avancé comme preuve du cadavre d'Oussama Ben Laden que tout stagiaire en anthropométrie peut facilement démonter devant ce cadre exquis. Comment comprendre en effet qu'un commando de vingt éléments, choisis parmi les meilleurs, ayant (…)
Pathé MBODJE
Sa Gracieuse Majesté Élisabeth II, reine d'Angleterre, d'Écosse et d'Irlande du Nord, va envoyer ses sujets à Benghazi pour initier au maniement des armes les pieds nickelés incapables de manier un mousquet et qui veulent faire la révolution en Libye. De son côté, en plus de l'envoi en Libye de conseillers militaires auprès de la rébellion, la France de Nicolas Sarkozy va intensifier ses tirs aveugles au sein de populations servant de chair à canon (bouclier humain) à un régime qu'elles adorent malgré elles.
L'Organisation de l'Atlantique nord, cette Otan- « machin » de de Gaulle, se désole ainsi de ne pouvoir faire plus auprès d'otages humains qu'elle ne voudrait pas inutilement massacrer ; car, dans leur aveuglement paradigmatique, les croisés n'ont aucune culture pour faire le départ entre un campement, un camp militaire, une caserne, un cercle mess, un État-major, un poste de commandement, une résidence privée, un bivouac, ... Enfin, l'Organisation des Nations-Unies (Onu) (…)
Pathé MBODJE
Le calendrier électoral africain entamé par la Côte d'Ivoire, l'islamisme en France avec l'entrée en vigueur, le 11 avril dernier, de la loi interdisant le voile intégral et la candidature suspecte de l'écologiste Nicolas Hulot, le 13 avril, sont le programme de campagne du candidat Nicolas Sarkozy qui espère ainsi se retrouver au second tour avec Marine Le Pen (1).
L'extrême-droite favorisée par la tournure des événements internationaux, surtout dans le pourtour méditerranéen avec le printemps arabe et le réflexe anti-islamiste français sont en effet une source d'inspiration de la Droite française qui espère ainsi rééditer l' « exploit » de Jacques Chirac en 2002 lorsque, à la surprise générale, Le Pen père avait damé le pion au Premier ministre Lionel Jospin pour se retrouver au second tour ; le ramollissement cérébral du peuple français n'ira cependant pas jusqu'au sacre de Le Pen puisque l'Europe rejetait quand même les effets politiques de cette extrême-droite qui montrait (…)
Pathé MBODJE
L’Afrique s’est diversement illustrée en noir et blanc (N&B) dans les dossiers libyen et ivoirien en négociant pour un Beur en butte à une rébellion armée par l’Occident et en livrant son Noir aux Blancs de la force "Licorne", des Français qui n’ont pas voulu perdre la face sur tous les plans, étant allés à Canossa en Libye et cherchant coûte que coûte à se refaire une santé sur le dos du couple Gbagbo tenu responsable moins pour la vie des suppliciés noirs de la guerre post-électorale que de la mort d’un Jean Hélène et/ou d’un Guy André Kieffer disparu le 16 avril 2004, principalement .
La porte-parole de Ouattara est sans ambages à ce sujet, ce lundi 11 avril, malgré les tentatives de rattrapage subséquentes : "Il a été arrêté par les forces françaises qui l'ont remis aux forces républicaines". En bon hédoniste aimant la vie qu'il continue de croquer de belles dents, d'après les images muettes diffusées après son arrestation, Gbagbo a facilité la tâche à Sarkozy en restant vivant au moment de l'irruption des Français ; sa mort aurait été inacceptable et les colonisateurs qui peuvent encore bombarder des palais présidentiels africains, cinquante ans après l'indépendance, auront sans doute la décence de négocier la vie de Laurent et de Simone Gbagbo, pour se rattraper auprès de leur propre opinion et de la communauté africaine. Surtout s'ils ont tous bénéficié de ses largesses, comme avec Khadafi, au demeurant.
Si, en effet, cinq présidents africains et un chef de la diplomatie volontaires et mandatés comme médiateurs par l'Union africaine, ont séjourné les 10 et (…)
Pathé MBODJE
Cruel retour des choses : après près de trois semaines de bombardements sans retenue, la réalité est là que Khadafi résiste toujours et reprend même du poil de la bête sur des pieds nickelés sans envergure réels mais armés par des croisés modernes pour déloger le héros d’hier qu’il faut désormais liquider.
Les troupes loyalistes sont en effet toujours aussi actives et les coalisés-croisés s'enlisent, passent de l'Otan aux États-Unis et inversement. Il faut désormais déclarer une guerre qui ne dit pas son nom avec un appui au sol qui est une exégèse de la résolution 1973 des Nations-unies et qui était déjà effective bien avant le 19 mars, aussi bien du côté américain que chez les Français ("Liberté", quotidien, Algérie, édition du lundi 04 avril 2011 : "Guerre de barbouzes, paranoïa ou roman policier ? CIA, MI6 et DGSE en chasse en Libye").
En plus d'un guidage au sol, il faudra peut-être armer des Pieds Nickelés, ce qui équivaudrait à remobiliser et réarmer Al Qaïda au Maghreb islamique. Douloureux dilemme car la promenade de santé n'a pas été aussi facile que prévu, ni ici, ni en Côte d'Ivoire. Apparemment, l'Occident a vécu de méprises, au sens premier du terme (erreurs de jugement, d'appréciation), en méprise culturelle en estimant des gens inférieurs, taillables et corvéables à (…)