auteur Chris MARSDEN
24 octobre 2019
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Londres : la police interdit les manifestations d’Extinction Rebellion – plus de 1 500 personnes arrêtées
Chris MARSDEN
Les militants d’Extinction Rebellion (XR) ont défié hier une interdiction par la police de manifester dans toute la métropole de Londres. La raison invoquée pour l’interdiction lundi soir était une ordonnance révisée en vertu de l’article 14 de la Loi sur l’ordre public stipulant qu’à 21h00, « tout rassemblement lié au« soulèvement d’automne » d’Extinction Rebellion [...] [devait] cesser maintenant de manifester à Londres ».
Cette interdiction a été suivie par l'envoi de centaines de policiers pour détruire des tentes installées à Trafalgar Square, la seule zone dans laquelle des manifestations avaient été autorisées auparavant, après que d’autres eurent été déclarées illégales et leurs participants susceptibles d’être arrêtés.
La police a coupé les cadenas de quatre personnes, qui s'étaient enchaînées ensemble dans une tente. Pamela Williams, 71 ans, s'était collée à l'endroit où se trouvait sa tente. Elle a déclaré à la presse que les manifestants avaient été sommés de quitter les lieux 30 minutes seulement avant le dernier délai fixé à 21 heures.
Parmi les personnes arrêtées, il y avait Ellie Chowns, députée européenne des Verts. Elle a déclaré dans une vidéo publiée sur Twitter : « Hier, toute manifestation publique a été interdite dans notre capitale. C'est une mesure totalement injustifiée et disproportionnée [. ...] Les règles ont été changées [. ...] Plus aucun espace à Londres n'est (…)
25 juin 2013
Le G8 appelle à des pourparlers de paix afin de fournir une couverture aux préparatifs de guerre américains contre la Syrie
Chris MARSDEN
Le plan en cinq points pour la Syrie, préparé pour le sommet du G8
par le premier ministre britannique David Cameron, s’avère être un plan qui n’a pas vocation à être appliqué.
Le 39e sommet du G8 a rassemblé le président américain Barack Obama, le président russe Vladimir Poutine, la chancelière allemande Angela Merkel, le premier ministre japonais Shinzo Abe, le président français François Hollande, le premier ministre italien Enrico Letta, le premier ministre canadien Stephen Harper, le président de l'Union européenne Herman van Rompuy et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso.
Cameron a passé deux jours entiers à mettre le maximum de pression sur Poutine pour qu'il signe la demande de démission du président syrien Bashar el-Assad comme condition préalable à tout accord négocié sur la fin de la guerre civile sanglante dans le pays. Cela serait nécessairement rejeté par le régime syrien, lui ferait boycotter un sommet qui est proposé à Genève, ce qui serait par la suite utilisé comme prétexte pour une intervention militaire complète.
Il était également espéré que la résolution comprendrait des dénonciations de l'usage des armes (…)
11 mai 2011
Des accusations de crimes de guerre menacent Kadhafi et son fils (WSWS)
Chris MARSDEN
Les principales puissances qui font la guerre à la Libye ont forgé une nouvelle arme contre le colonel Kadhafi, son fils et d'autres officiels : la menace d'avoir à répondre de crimes de guerre.
Luis Moreno-Ocampo, le procureur en chef de la Cour Criminelle Internationale (ICC) a dit au Conseil de Sécurité des Nations Unies du 5 mai qu'il préparait trois mandants d'arrêt pour des crimes contre l'humanité en Libye. A ce qu'on croit, les mandats incluraient Kadhafi et son fils Saif al-Islam et les charges qui ne sont pas spécifiées incluraient le meurtre, la détention illégale, l'utilisation de bombe à fragmentation et le fait d'utiliser le viol comme arme de guerre.
La Grande Bretagne et la France ont été à l'origine de la démarche de l'ICC en demandant une enquête au conseil de sécurité de l'ONU en février dernier avec le soutien des Etats Unis. Depuis Londres, Paris et Washington ont monté un dossier avec le concours de l'opposition à Kadhafi.
Amnistie Internationale a (…)
8 avril 2011
La guerre contre la Libye et l’irruption de l’impérialisme européen (WSWS)
Chris MARSDEN
LGS : Au fait, quelqu’un se rappelle-t-il combien de fois on nous a vendu l’"Europe" comme un "contre-poids" aux Etats-Unis ?
L'empressement des puissances européennes à se joindre presque toutes à la guerre impérialiste contre la Libye est un événement qui fera date dans la vie politique du continent.
Le 20 janvier 2003, le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin avait dit à propos de l'Irak : « Nous croyons que l'intervention militaire serait la pire des solutions. » Paris avait voté contre la guerre au Conseil de sécurité des Nations Unies.
Comme en Allemagne qui s'était aussi opposée à la guerre, on avait assisté, en France, au spectacle affligeant de soi-disant meneurs du mouvement contre la guerre, parmi les groupes de "gauche" et les socio-démocrates de gauche, saluant l'Europe comme un contrepoids au militarisme américain, et allant même jusqu'à scander des « Vive la France ! »
Dans la course à la guerre contre la Libye, la France a été l'un des premiers pays à demander une intervention militaire ; le gouvernement de Sarkozy s'est aligné sur la Grande-Bretagne et (…)


