auteur Azalea ROBLES

Ce qu’est le terrorisme d’Etat en Colombie

Azalea ROBLES

Pour comprendre la réalité colombienne, très « médiamensongée », il faut bien comprendre deux prémisses fondamentales : une réalité de profonde iniquité sociale et la terreur comme réponse de l’Etat aux revendications populaires.

L'histoire de la Colombie est définie par la mise à sac de ses ressources : par le Terrorisme d'Etat pour maintenir un status quo d'injustice sociale. L'Etat colombien facilite la mise à sac des ressources naturelles et humaines de la Colombie : il est le garant des intérêts des multinationales et de l'oligarchie. Il assassine tout qui revendique la justice sociale, il rase des villages entiers avec pour finalité de vider et rendre disponibles des terrains de haut intérêt économique : c'est l'élimination systématique de la revendication sociale, politique, économique, écologique… C'est une situation dramatique que les mass-media occultent ou « médiamensongent » systématiquement. Actuellement, les médiamensonges prétendent faire croire que le gouvernement de Santos est plus modéré, mais rien n'est plus éloigné de la réalité ; voici quelques données : pendant les 75 premiers jours de son mandat, 22 défenseurs des droits de l'homme ont été assassinés (1) ; pendant les 90 premiers (…)

Quand l’opposition au monopole capitaliste devient ’délit de rébellion’ : Les prisonniers politiques en Colombie entre torture et invisibilisation

Azalea ROBLES
En Colombie, des milliers d'hommes et de femmes sont condamnés pour « délit de rébellion » -inscrit dans le code pénal - et aussi condamnés en vertu de son extension plus arbitraire, le crime de « terrorisme » [1], une catégorie qui englobe tout ce qui peut gêner l'État colombien et le grand capital d'un pays spolié qui tente d'étouffer le mécontentement social par l'extermination et l'incarcération. Sur les 9500 prisonniers politiques de l'État colombien, on estime que près de 90% sont des civils incarcérés à cause de leur activité politique, leur pensée critique et leur opposition aux politiques de destruction de l'environnement : syndicalistes, défenseurs de l'environnement, enseignants, dirigeants paysans, universitaires critiques, avocats, médecins, défenseurs des droits humains…même les artistes font l'objet de persécutions politiques. Les montages judiciaires avec des témoins payés et des preuves falsifiées sorties « d'ordinateurs magiques » , sont manigancés de façon (…)

Colombie : Violée à 30 mètres d’un poste militaire, au pays des «  prisons parcs de loisir » pour militaires…

Azalea ROBLES
« (…) Sur le trajet il y avait deux groupes de militaires, l'un à 30 mètres et le second à 50 mètres de ce dernier, devant lesquels, de façon inexplicable, l'agresseur est passé ; la victime a été jetée dans un ravin, à seulement 30 mètres de l'endroit où se situait le dernier groupe de militaires », révèle le CPDH. « (…) Plusieurs des militaires condamnés continuent à gérer leurs biens et leurs affaires sur ces lieux-mêmes, par exemple le lieutemant-colonnel Pulido, condamné en tant que responsable du massacre de La Cabuya où, le 20 novembre 1998, furent assassinés cinq paysans, dont une femme enceinte de 7 mois. Le restaurant, propriété de cet ex-officier, s'appelle « Héros ». (…) Hebdomadaire Semana. « Il y a environ un an, le caporal Blandón Vargas Humberto a pu s'en aller tranquillement passer toute la Semaine Sainte, avec toute sa famille, à l'Hôtel Kosta Azul, à San Andrés. Il a rapporté de là -bas, pour offrir, des tee-shirts très chics », raconte un soldat. Blandón a (…)