auteur Vivian PETIT

Gaza bombardée - Témoignage

Vivian PETIT
A ce que je lis dans les médias français, avant, c'était la trève. Ca veut dire que que l'occupant continuait à tirer sur la foule dans les manifestations en Cisjordanie, à arrêter et torturer des manifestants, à attaquer les pêcheurs en mer, à leur tirer dessus et voler leurs bateaux, à survoler Gaza avec les F16 et à lancer des bombes sonores par provocation, à faire des incursions chaque nuit au nord et à l'est, mais que les Palestiniens ne lançaient rien contre l'occupant. Nous avons appris aujourd'hui que pour la deuxième fois en un mois, un prisonnier palestinien est mort. Le premier, Arafat Jaradata, avait été torturé à mort. Celui-ci a été ... torturé à mort. Ou plutôt, disons qu'il est mort d'un cancer de la gorge, sans soins suffisants, et qu'il a vécu ses derniers jours menottés pieds et poings ... Il s'agit de Maysara Abu Hamdiyeh, 62 ans, jadis militant des Brigades des Martyrs d'Al Aqsa (branche militaire du Fatah) et passé au Hamas lors de sa détention. Il s'agit (…)

Rencontre avec Leehee Rothschild, membre des Anarchistes contre le mur.

Vivian PETIT
Leehee Rothschild, militante anticolonialiste israélienne, est en Grande-Bretagne pour quelques semaines, dans le cadre de son soutien à la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions à l'égard d'Israël). Les discussions avec la militante des Anarchistes contre le Mur sont l'occasion de s'informer sur la situation en Israël et en Palestine, tout autant que de débattre des modalités de notre soutien à la résistance palestinienne. C'est dans ce but que nous nous sommes rencontrés. Après avoir fait connaissance, la conversation porte rapidement sur l'évolution de la situation en Israël dont, selon Leehee, la politique prouve de plus en plus le racisme inhérent à l'idée d'un « Etat juif ». A titre d'exemples, l'élargissement à toute personne sans-papiers du statut d' « infiltré » (qui concernait initialement les Palestiniens non autorisés à résider en Israël ou en Cisjordnaie) symbolise l'extension du racisme anti-arabes à tous ceux qui ne sont pas blancs, et la (…)

Hey ! Ho ! David Cameron’s got to go !

Vivian PETIT
Nous étions ce samedi 20 octobre environ 200 000 manifestants (150 000 selon la police) à marcher dans les rues de Londres contre l'austérité. Si les perspectives de lutte sont moins ouvertes qu'en Espagne, au Portugal et bien sûr en Grèce, pays qui connaîtront une nouvelle grève générale le 14 novembre, et où les manifestations sont quasi quotidiennes, nous pouvons dire au regard de l'Histoire de la Grande-Bretagne que les mouvements de lutte reviennent de loin. En effet, à la suite des mesures antisyndicales imposées par Margaret Thatcher et de la défaite du mouvement ouvrier dans les années 80, les luttes ont pendant longtemps quasiment déserté les lieux de travail. Seuls les mouvements de quartier semblaient avoir perduré, que ce soit dans les luttes contre les expulsions, contre le racisme, ou lors d'émeutes aussi impressionnantes qu'éphémères. Pour beaucoup, l'engouement semble être revenu via les manifestations contre la guerre en Irak, rassemblant plusieurs centaines de (…)

International Solidarity Movement : la Palestine au coeur

Vivian PETIT

J’ai eu, la semaine dernière, la chance de rencontrer Bob Williamson, membre de la section londonienne de l’International Solidarity Movement. C’est l’occasion d’en savoir plus sur l’Histoire de l’ISM, l’une des organisations emblématiques du mouvement de solidarité. Ainsi que sur sa vision stratégique, et les différentes campagnes en cours.

La création de l'ISM remonte à la seconde intifada, en 2001. Le palestinien Ghassan Andoni et la palestinienne d'origine israélienne Neta Golan en sont à l'origine, tout comme Huwaida Harraf, palestino-américaine, et son mari Adam Shapiro, américain juif antisioniste. Dans la charte de l'ISM, les deux militants et ceux qui les rejoindront écriront « L'International Solidarity Movement est une organisation non-gouvernementale palestinienne regroupant des pacifistes palestiniens et internationaux travaillant à promouvoir la lutte pour la liberté en Palestine et pour la fin de l'occupation israélienne. Nous utilisons des méthodes de résistance non-violentes et des actions directes pour affronter et défier les Forces illégales d'occupation israélienne et leur politique. Comme il est stipulé dans le droit international et dans les résolutions de l'ONU, nous reconnaissons aux Palestiniens le droit de résister à la violence israélienne et à l'occupation par tout moyen armé légitime. (…)

Le Tribunal Russell sur la Palestine

Vivian PETIT

La quatrième et dernière session internationale du Tribunal Russel sur la Palestine aura lieu à New York, les 6, 7 et 8 octobre 2012. L’occasion de continuer de populariser cette campagne qui, sur la base d’arguments juridiques, cherche à dénoncer l’occupation et la colonisation de la Palestine, tout autant que les crimes contre l’humanité commis par Israël. Présentation de la campagne.

1. Qu'est-ce qu'un « Tribunal Russell » ? Pourquoi ce nom ? L'appellation « Tribunal Russell » vient du nom de Bertrand Russell (1872-1970), mathématicien, philosophe et militant gallois. Connu pour sa défense du rationalisme et du matérialisme ainsi que pour ses prises de positions pacifistes, Russel reçut le Prix Nobel de Littérature en 1950 pour sa fidélité à l'humanisme et à la libre pensée. Aujourd'hui, Bertrand Russel est l'une des références intellectuelles de militants pacifistes et libertaires, dont Noam Chomsky, qui le cite souvent. En 1966, suite à la publication de son livre Crimes de guerre au Vietnam, Bertrand Russel organise un tribunal d'opinion jugeant les crimes de guerre de l'armée américaine. Il en sera le président honoraire et Jean-Paul Sartre le président exécutif. De nombreuses autres personnalités, dont Gisèle Halimi et Simone de Beauvoir font partie des jurés. Le Tribunal Russell est donc un tribunal d'opinion qui a servi à dénoncer, en prenant (…)