auteur Amin HOTEIT
20 avril 2016
Syrie : Les manœuvres du Sieur de Mistura et du Camp des agresseurs avant la prochaine session des pourparlers de Genève 3 (Al-Thawra)
Amin HOTEIT
Le camp des agresseurs de la Syrie ayant pressenti les dangers de son échec sur le terrain, s’est tourné une fois de plus vers les manœuvres politiques et militaires censées limiter ses pertes en attendant de transformer l’essai. Pour ceci il a travaillé sur plusieurs niveaux :
I. La date retenue pour la future session des « pourparlers entre Syriens »
L’Émissaire spécial des Nations Unies, M. Staffan de Mistura, s’est obstiné à ce que cette date coïncide avec celle fixée pour les élections législatives en Syrie le 13 AVRIL 2016, en dépit du fait que la délégation syrienne l’en avait prévenu suffisamment à l’avance. Un comportement cherchant visiblement à pousser la délégation syrienne à refuser d’y participer pour ensuite lui reprocher de retarder ou d’« empêcher les négociations » [1].
II. Le document rédigé par De Mistura en prévision de la future session
La rédaction de ce document en 12 points, censé servir de base aux discussions et remis aux délégations autorisées à (…)
10 mars 2016
Le plan saoudo-sioniste contre le Hezbollah : intimidation ou réalité ? (Al-Thawra)
Amin HOTEIT
Immédiatement après sa défaite au Liban en 2000, Israël a commencé à chercher la riposte qui compenserait son échec face au Hezbollah. Pour cela, il a organisé la première « Conférence d’Herzliya », puis a exécuté une série d’actions hostiles contre la région, avant d’en arriver à sa guerre contre le Liban en 2006 ; une agression sur laquelle ont misé les tenants du projet américano-sioniste comme point de départ de la création d’un Moyen-Orient contrôlé par les États-Unis où il n’y aurait plus place pour la Résistance et tous ceux qui pourraient y songer [1]. Mais le combat héroïque du Hezbollah a dissipé ses rêves hostiles. Il est sorti victorieux de cette guerre, instaurant les bases d’’une « dissuasion active » douloureuse pour Israël.
L’une des conséquences de cette victoire de 2006 fut le virage des planificateurs de ce projet d’occupation colonisatrice vers la stratégie dite du « soft power », telle qu’adoptée par les Forces de l’OTAN en 2010, avec pour résultat l’incendie (…)
23 août 2014
La résolution internationale de lutte contre l’EIIL : vérité ou duperie ? (Al-Thawra, al Wehda)
Amin HOTEIT
Al-Jaafari : j’aimerais demander au Conseil de Sécurité, maintenant qu’ils ont adopté cette résolution (n° 2170), qui achète le pétrole syrien à Daech et comment arrive-t-il en Europe ?
Ces derniers jours ont vu l’Occident camper deux positions à l’encontre de « Daech », le créateur du califat Islamique en Irak et en Syrie [EIIL] ; la première s’étant traduite par des frappes aériennes US sur le nord de l'Irak à la frontière du Kurdistan ; la seconde s’étant soldée par une résolution du Conseil de sécurité contre « Daech » et « Jabhat al-Nosra ».
Certains pourraient expliquer ces prises de position par le fait que l'Occident aurait finalement décidé d'admettre la vérité et de s’attaquer sérieusement au terrorisme pratiqué par ces deux organisations. Est-ce le cas ?
En réponse, nous disons qu’un dossier ne se lit pas en partant de la dernière page, voire de la dernière ligne, mais qu’il nous faut lier les choses les unes aux autres, respecter le passé pour comprendre le présent et prévoir l'avenir, et ramener le secondaire à l’essentiel pour en déduire le véritable objectif.
Par conséquent, nous devons partir d’une vérité, reconnue par tous, qui se résume à (…)
Quels sont les buts de la mise en scène de l’invasion de l’Irak par l’EIIL ?
Amin HOTEIT
1. Général Hoteit, ne craignez-vous pas que Daech [EIIL : État Islamique en Irak et au levant] se déplace au Liban ?
Considérons les évènements tels qu’ils sont et ne tombons pas dans les pièges des médias occidentaux qui nous laissent à penser que Daech est ce géant nanti d’une force contre laquelle nous ne pourrions résister. Ce n’est pas vrai.
2. Comment cela ?
Nous disposons de suffisamment de renseignements sur les forces de cette organisation. Les évènements qui se sont succédés m’ont conduit à rédiger, il y a quelques jours, un article que j’ai intitulé « Mossoul : une mise en scène daechienne » [1]. Car nous avons bel et bien assisté à une mise en scène !
Savez-vous que 25 000 hommes de la police et de l’armée de l’État irakien étaient présents à Mossoul et que Daech ne comptait que 500 combattants ? Par conséquent, ce qui s’est passé à Mossoul n’était pas une guerre, mais un cas de trahison et de capitulation associé à une guerre médiatique menée par les chaines TV (…)
Syrie : Le massacre des innocents et ses nouveaux objectifs ! (Al-Thawra)
Amin HOTEIT
Aux dernières nouvelles, en ce Lundi 29 juillet 2013, c’est au minimum 210 citoyens syriens civils et militaires qui ont été exécutés lors du massacre commis le 26 Juillet par les groupes terroristes armés à l’encontre de la population de Khan al-Assal, localité située à l’Ouest d’Alep, 75 civils seraient toujours retenus prisonniers, 65 personnes seraient toujours sous les décombres des maisons qu’ils ont bombardées et 75 autres seraient toujours assiégées.[1][2], [NdT].
Lorsque les Frères Musulmans se sont lancés vers la conquête du pouvoir en Syrie, ils ont bien été obligés de constater que le peuple syrien qui les a expérimentés depuis des décennies n’a pas oublié leurs forfaits et n’est pas prêt à se laisser abuser par leurs slogans islamistes [3]. Réticence qu’ils ont cru pouvoir vaincre en brûlant les étapes par les pires violences et mensonges à répétition pour susciter l’empathie censée mener à une intervention militaire internationale en Syrie. Falsifications incessantes devenues arguments pour tous les intervenants cherchant à fracasser le rôle central et stratégique de la Syrie dans sa lutte contre le projet US-sioniste de remodelage du Moyen-Orient, l’argument choc étant « Le régime tue son peuple ! ». Argument qu’ils ont préfabriqué avec les régimes arabes et leurs alliés régionaux et internationaux pressés de les voir se saisir du pouvoir pour mettre à exécution leurs accords passés avec l’Occident [4] [5].
Après avoir transformé en (…)




