auteur Louis MARECHAL
Qui importe le conflit israélo-palestinien ? Du sionisme en politique intérieure
Si l’on s’en tient au nombre de morts qu’il a engendré depuis ses débuts, il faut reconnaître que le conflit isarélo-palestinien ne mérite peut-être pas l’attention qu’on lui porte (comparé par exemple au conflit congolais qui en a fait plus de 5 millions depuis 1998). Cela dit, il n’en est pas moins qu’il menace comme aucun autre la sécurité internationale et que son champ d’application est bien plus large que le seul Moyen-Orient . Plus qu’un simple problème de politique extérieure, pour nous, occidentaux, il semble avoir de longues ramifications dans la politique intérieure.
A l’occasion du reportage de Caroline Fourest diffusé ce mardi 19 février sur France 2, intitulé « Les Naufragés de Sion », les ultra-sionistes et les ultra-antisionistes sont renvoyés dos à dos comme étant obsédés du conflit israélo-palestinien. C’est l’occasion de répondre à sa thèse en revenant sur les raisons qui font que ce conflit anime à ce point les passions, et les mécanismes qui en permettent l’importation dans nos sociétés.
« Obamania », ou le triomphe du vide politique
A peine Obama vient-il d’être réélu que déjà , je vois fleurir autour de moi nombre de « Yes we can » et autres approbations bien pensantes de la part de ceux qui se disent progressistes... Les citoyens belges, français et européens se prennent subitement de passion pour les élections américaines et plus particulièrement pour le président sortant. Ils ont certainement oublié la ferveur et l’espoir qui accompagnaient sa première élection en 2008, contrastant avec le bilan que l’on peut en dresser aujourd’hui. Comme nous le verrons dans cet article, à bien des égards, celle-ci n’a pas marqué la rupture avec Bush tant attendue... Dès lors, on est en droit de se demander : d’où vient cette Obamania européenne ? Qu’est ce que cette élection va changer pour nous ? Mitt Romney aurait-il mené une politique fondamentalement différente ? Voici quelques éléments de réponse...
Prix Nobel de la Paix : De Mère Térésa à Van Rompuy, il n’y a qu’un pas !
De Mère Térésa - élue Prix Nobel de la Paix en 1979 - à l’Union Européenne, il n’y a désormais qu’un pas ! En pleine crise socio-économique, et après une intervention militaire plus que discutable de plusieurs de ses membres en Libye, l’Union Européenne se voit en effet attribuer le Prix Nobel de la Paix à Oslo. Alors que la presse traditionnelle salue à la quasi-unanimité cette décision, insistant notamment sur le rôle unificateur et pacificateur de l’Europe après la seconde guerre mondiale [1], il semble important de rappeler certains faits plus récents et moins glorieux imputables à l’Union Européenne. Cela donnera l’occasion aux citoyens de jeter un regard plus critique - chose que les journalistes mainstream ne semblent plus faire - sur cette récompense contestée par certains, n’en déplaisent à nos médias.

