auteur Jacques-Marie BOURGET

Le Macron kaki, un homme de guère

Jacques-Marie BOURGET

En écoutant les propos ahurissants d'Emmanuel Macron, lors de ses voeux adressés aux Armées, on tremble. Impossible de se coucher sans avant regarder si un agent de Poutine ou Poutine lui-même n'est pas caché sous votre lit prêt à vous égorger. Il est surprenant que ce délire présidentiel n'ait pas provoqué des hurlements de protestation, non seulement de la part des "pacifistes", mais simplement de citoyens non encore touchés par cette contagion guerrière.

« La première victime de la guerre c’est la vérité ». C’est très pédant de citer Eschyle -le tragédien grec vieux de cinq siècles avant Jésus-Christ- en commençant cet article dont l’objet est de parler de l’air du temps. Mais aucune plume n’a écrit mieux depuis. Et si j’évoque le son des canons, alors que vous l’ignorez peut-être, c’est que nous sommes en guerre. C’est ce que j’ai cru comprendre en écoutant Emmanuel Macron présenter ses vœux à l’Armée française. Dans les accents du président j’ai entendu une mélodie de la trompette de Déroulède, ce forcené du XIXe siècle, prêt à déclencher une bataille par jour et à envoyer tous les hommes mourir au front, sauf lui. Donc Macron veut, très vite, plus de chars, d’avions de canons de drones et autres ferrailles mortelles parce que, a-t-il répété, la guerre n’attends pas : elle marche déjà aux pas de nos portes. D’ailleurs le président anticipe, montre l’exemple en expédiant 15 chasseurs alpins tricolores occuper les défenses d’un (…)

"Le sionisme considère le génocide comme une arme de guerre tout à fait admissible"

Jacques-Marie BOURGET
Il est l’un des rares reporters de la planète à avoir vécu les différentes étapes du génocide des palestiniens, de la guerre de six jours en juin 1967, au siège de la résidence de l’autorité palestinienne en 2000, par le génocidaire Ariel Sharon dans la foulée de l’Intifada II, en passant par les massacres de Sabra et Chatila ( 16-18 septembre 1982) à Beyrouth, où il était témoin et le retrait de l’OLP du Liban en 1982. Il s’agit bien entendu de Jacques-Marie Bourget, grand ami du martyr Yasser Arafat et qui a failli payer de sa vie en octobre 2020, sa détermination à étaler la vérité sur les crimes de l’entité sioniste loin du parti pris des médias mensonges. Jacques-Marie Bourget à qui on souhaite beaucoup de santé pour surmonter les épreuves de son courage, nous livre dans cette interview la doctrine génocidaire de l’entité sioniste, en évoquant les massacres de Sabra et Chatila et le génocide d’aujourd’hui à Gaza par ce régime fasciste qui bénéficie largement de la passivité (…)
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Quand industriels et banquiers français soutenaient Hitler.

Jacques-Marie BOURGET

Par ces temps où la météo revient au brun, il est salutaire de réviser l'histoire, celle de nos capitalistes d'avant guerre qui, avant même qu'Hitler ne soit chancelier, ont choisi le nazisme.

Annie Lacroix-Riz est une historienne incapable de laisser l’histoire tranquille. Alors que le récit de notre passé est gravé dans le marbre des imprimeurs, il faut qu’elle efface, ajoute, bouscule. Avec une chercheuse comme elle -et qui trouve-, difficile de dormir en paix. Jadis un grand magasin avait pour slogan « Il se passe toujours quelque chose aux Galeries Lafayette »... Lacroix-Riz c’est pareil. Et, bizarrement, les boîtes d’archives dans lesquelles elle dort accouchent de vérités qui s’en prennent toujours à de pauvres gens. Voyez le mauvais esprit, alors que le malheur habite toujours chez les riches, que Pétain a sauvé les juifs, et l’Amérique l’Europe avec le Plan Marshall. Le dernier exemple est son colossal livre « Industriels et banquiers français sous l’Occupation » -une version augmentée de son précédent ouvrage aujourd’hui publiée en « poche »-, une œuvre qu’elle fait progresser au fil de ses découvertes. Constatons que De Gaulle ne lui a pas facilité le (…)

En Libye, Khalifa Haftar, l’ami des États-Unis, fait disparaitre les députés.

Jacques-Marie BOURGET

Grâce à Sarkozy et ses amis de l'Occident la Libye est désormais un pays brisé, en pièces détachées. A Benghazi, le potentat local, le "maréchal" Khalifa Haftar, marionnette de la "Communauté Internationale", a trouvé une astuce pour faire taire l'opposition : il enlève les députés récalcitrants.

La poignée de journalistes qui s’intéresse encore au sort de Benghazi, « berceau de la Révolution contre Kadhafi » sont épatés. La lecture de quelques reportages est convaincante : la ville d’un million d’habitants, si violemment divisée et livrée à l’anarchie des milices religieuses, est en train de se remettre sur pieds. L’économie qui structure la société est en plein boom et les hommes d’affaires débarquent. Tableau surprenant dans une Libye écrasée par les « forces occidentales », Sarkozy et la France en tête. C’est dans ce contexte de « résurrection », qu’un phénomène tragique se perpétue et vient ternir la jolie carte postale du Benghazi nouveau, il s’agit des disparitions qui se multiplient, celles d’individus plus ou moins engagés dans la société qui s’envolent comme fumée. L’enlèvement discret, et peut être derrière l’assassinat, est devenu une pratique de répression politique courante. Et tragique. Le rapt qui fait actuellement le plus de bruit est celui d’Ibrahim (…)

Où RSF opère un retrait posthume de leur carte professionnelle aux journalistes palestiniens

Jacques-Marie BOURGET

Reporters Sans Frontières (RSF) a toutes les audaces, tous les culots. Les « salauds ça ose tout, c’est à ça qu’on les reconnaît ». L’assertion du type Bernard Blier marche pour eux en changeant le premier mot. Voilà une « ONG » qui n’en est pas une, puisqu’elle a avec constance touché de l’argent des USA et d’Israël, voilà qu’en novembre, dans son « Bilan Annuel de la liberté de la presse dans le monde », elle refuse de compter les journalistes assassinés par Israël à Gaza ! En effet pour RSF les martyrs de presse Palestiniens ne sont pas de « vrais journalistes ». Du type Robert Ménard.

Et voilà qu’aujourd’hui, à Paris et à Marseille, cette OG (organisation Gouvernementale) rejoint l’appel d’une cohorte d’honnêtes gens pour protester contre les crimes israéliens commis contre les journalistes à Gaza ! Faut vraiment être culotté. Nous avons eu la preuve par Trump que RSF est un mistigri piloté par les US : RSF a protesté contre la coupure des crédits exigée par le blondinet qui règne à la Maison Blanche. Cette pleurnicherie était un aveu, Washington ne verse plus de sous aux héritiers de Ménard ce qui « met en danger la liberté de la presse ». Disent-ils. Il faut entendre ou lire ce paradoxe pour le croire. Donc, puisque Trump garde ses sous, la puce change d’âne et RSF entend taper la caisse de l’Europe (qui lui verse déjà un million d’euro par an). Résumons. RSF a vécu de l’argent américain et israélien, et un peu des largesse de Bongo. En Echange RSF a toujours très bien classé Israël dans son « Palmarès mondial de la démocratie », et tant pis pour les (…)