auteur Barry LANDO
21 janvier 2014
Le leg des Étasuniens en Irak (Counterpunch)
Barry LANDO
La dernière chose à faire pour les Étasuniens serait de s’immiscer militairement dans le conflit qui vient encore d’anéantir l’Irak. Mais qu’ils secouent la tête avec un dédain hautain et s’en désintéressent, comme s’ils n’avaient aucune responsabilité dans l’interminable agonie, est révoltant. Pourquoi ? Parce que les États-Unis sont en grande partie coupables d’avoir converti l’Irak en la cause perdue qu’il est aujourd’hui.
La grande majorité des Étasuniens n’ont aucunement conscience de cette réalité. Ils ne l’ont jamais eue. Une très grande partie de ce que les États-Unis ont fait en Irak a été consignée par ce pays dans un grand trou noir de l’histoire. Les Irakiens, par contre n’oublieront jamais.
En 1990, par exemple pendant la première guerre du Golfe, George H W Bush, appela le peuple Irakien à se soulever et à destituer Saddam Hussein. Mais quand finalement il le fit, après que les forces armées de Saddam eurent été expulsées du Koweït, le Président Bush se refusa à un quelconque appui et permit même que les pilotes de Saddam survolent le pays dans leurs hélicoptères de combat meurtriers. Des centaines de milliers d’Irakiens furent massacrés.
(H W Bush refusa ensuite de reconnaitre sa responsabilité dans ce soulèvement, mais son appel aux Irakiens peut s’écouter dans le documentaire « The trial of Saddam Hussein », que j’ai réalisé avec Michel Despratx.)
Encore plus dévastateur pour (…)
19 septembre 2012
Les mêmes dynamiques volatiles - Sabra-Shatila 1982 ; Iran 2012 ? (Counterpunch)
Barry LANDO
L’explosion anti-étasunienne qui secoue une grande partie du monde arabe a été provoquée par la diffusion d’un film informel qui insultait Mohammed, mais l’indignation profonde qu’il a soulevée s’enracine dans des décennies de ressentiment contre les Etats-Unis et leurs alliés
Rien n'a davantage alimenté cette colère que le massacre d'au moins 800 réfugiés Palestiniens à Beyrouth le 16 septembre 1982 dans les camps de Sabra et Shatila.
Il faut absolument lire l'article d'opinion paru aujourd'hui dans le New York Times qui parle de la complicité des Etats-Unis dans ce massacre si on veut comprendre les dynamiques à l'oeuvre entre les dirigeants israéliens et étasuniens. Il est hélas opportun de faire le rapprochement avec les pressions virulentes actuelles du premier ministre israélien Netanyahu pour que les Etats-Unis soutiennent une attaque contre les installations nucléaires iraniennes.
Des dossiers récemment déclassifiés et analysés par Seth Anziska, un étudiant en doctorat de l'Université Columbia, révèlent les violentes discussions qui ont opposé les leaders étasuniens et israéliens il y a trente ans, et comment les officiels étasuniens furent globalement contraints et forcés par leurs homologues israéliens de les laisser massacrer les (…)

