Anne WOLFF
Avant de partir vers d’autres cieux, je vous annonce la création future de deux nouveaux blogs, un qui me servira à donner des humeurs, des impressions comme on écrit des lettres à ses amis, un autre qui sera consacré aux luttes de souveraineté populaire et alimentaire de l’Amérique Latine et aux traductions de textes hispanophones.
Les derniers progrès dans l’installation d’une dictature mondiale sous le nom de « démocratie globale », depuis surtout que le gouvernement transitoire de Kiev donne à cette démocratie la forme d’un gouvernement « transitoire » clairement fasciste et clairement installé avec l’aide et le soutien de nos semi-dictatures occidentales, crée parmi ceux qui s’en sont aperçu, ce sentiment d’angoisse latente qui est le premier pas vers un régime de terreur.
Il est effarant de voir que ce gouvernement putschiste, issu d’un coup d’état à connotation nazie, se comporte comme un gouvernement démocratiquement élu, hypothéquant l’avenir du pays en contractant des (…)
Anne WOLFF
Les actes violents se poursuivent aujourd’hui au Venezuela. Le bilan actuel est de trois morts, 66 blessés et de nombreux dégâts matériels. Alors que – comme d’habitude – les chiens de garde médiatiques mènent une campagne de presse contre le gouvernement et le peuple bolivariens du Venezuela. Le but de la manœuvre est de susciter les prémisses d’une guerre civile qui servirait de prétexte à une intervention de l’Empire du Nord pour rétablir l’ordre dans le pays, un de plus dans ce monde qui serait victime des atrocités fratricide d’une guerre civile fomentée de l’extérieur.
Les visages de l'opposition extraits du reportage photo du Correo del Orinico
Le Venezuela étant une cible privilégiée de par son double caractère de pays riches de ressources naturelles et de mauvais exemples pour ceux qui voudraient dominer le spectre complet, la planète et ses habitants.
Depuis l’élection de Maduro, le coup d’état permanent s’était manifesté à travers une opération à grande échelle de déstabilisation économique, le détournement par millions de tonnes de produits de bases, la pratique de marges bénéficiaires atteignant les 1000%, la spéculation monétaire, et dans une guerre psychologique qui passe par la désinformation, utilisant des images de manifestations en Égypte ou du tournage d’un film sur les bandes violentes pour illustrer les articles stigmatisant une police brutale ou le climat d’insécurité qui règne dans le pays.
Il existe également des groupes de gauchistes armés, prônant la révolution par les armes et l’éradication du capitalisme par (…)
Anne WOLFF
« Mais, me disent certains, pourquoi le Honduras ? » Oui, pourquoi ce petit pays dont l’histoire depuis les débuts de la colonisation ne cesse de rebondir de tragédie en tragédie, toujours en pire. Pour des raisons personnelles, d’une part, qui ont à voir avec mon respect pour les résistants indigènes, garifuna et autres combattants honduriens pour un monde communal, pour un projet paysan, à échelle humaine, et qui portent ce projet avec une détermination, une intelligence, un courage et surtout une grande générosité que les épreuves, dont font partie la terreur, les tortures, les meurtres sélectifs ou non, confirmant cette belle assertion du mouvement zapatiste : « Il faut beaucoup d’amour pour faire une révolution », ne parviennent pas à briser.
« Ami, si tu tombes un ami sort de l´ombre à ta place. »
Les raisons personnelles ne sont qu’une petite partie de l’explication, le Honduras est au cœur de la lutte contre le pouvoir des corporations transnationales, le principal laboratoire actuel de la dictature transnationale sous couverture de démocratie, sous sa forme la plus avancée. C’est à la continuation de cela que s’oppose le Front national de Résistance Populaire et sa branche électorale LIBRE.
Actuellement nul gouvernement au monde ne propose un projet paysan. Hugo Chavez a certainement été celui qui avait poussé le plus loin un programme de souveraineté alimentaire fondé dans l’agriculture paysanne et l’aide au petit artisanat, dans un pays libre d’OGM et où les gardiens des semences facilitent la reproduction et la mise en circulation des semences locales, toutes formes de royalties étant interdites.
Nous devons donc évaluer les pays, les gouvernements, les régimes en termes d’espaces de liberté plus ou moins (…)