auteur Sarah HARRISON

Le Royaume-Uni traite les journalistes comme des terroristes - croyez-moi, je sais (The Guardian)

Sarah HARRISON

Mes liens avec WikiLeaks et Edward Snowden signifient que je suis traitée comme une menace et que je ne peux pas retourner au Royaume-Uni. Nous avons besoin d'une feuille de route pour la liberté d’expression.

La liberté d’expression est attaquée au Royaume-Uni. Je ne peux pas retourner en Angleterre, mon pays, à cause de mon activité journalistique avec le lanceur d’alerte de la NSA Edward Snowden et WikiLeaks. Je sens qu’il y a des choses que je ne peux même pas écrire. Par exemple, si je devais dire que j’espérais que mon travail au sein de WikiLeaks changerait le comportement du gouvernement, ce travail journalistique pourrait être considéré comme un délit en vertu de la loi anti-terrorisme britannique de 2000. La loi définit le terrorisme comme un acte ou une menace « conçue pour influencer le gouvernement », qui « est faite dans le but de faire avancer une cause politique, religieuse, raciale ou idéologique » et qui poserait un « risque grave » à la santé ou à la sécurité d’une partie du public. Les représentants du gouvernement britannique ont continuellement asséné que ce risque est présent dans la divulgation de documents « classifiés ». Ailleurs, la loi affirme que “le (…)

Déclaration de la journaliste de Wikileaks Sarah Harrison au sujet d’Edward Snowden

Sarah HARRISON
J’ai passé les quatre derniers mois, en tant que journaliste, avec Edward Snowden, le lanceur d’alerte de la NSA, et suis arrivée en Allemagne en fin de semaine. J’ai travaillé à Hong Kong dans l’équipe de Wikileaks qui tentât de négocier plusieurs demandes d’asile politique pour Snowden et ai négocié sa sortie de Hong Kong afin de mettre en œuvre son droit à un asile politique. Je voyageais avec lui en chemin pour l’Amérique Latine lorsque les États-Unis ont révoqué son passeport, le contraignant à rester en Russie. Durant les 39 jours suivants je suis restée avec lui dans une zone de transit de l’aéroport Sheremetyevo de Moscou, où je l’ai aidé à formuler des demandes d’asile politique dans 21 pays y compris l’Allemagne, garantissant son asile politique en Russie malgré une pression considérable de la part des États-Unis. Je suis alors restée avec lui jusqu’à ce que notre équipe soit confiante qu’il soit bien installé et qu’il soit libre de toute forme d’ingérance de la part (…)