auteur Carlos FAZIO
11 juin 2014
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La guerre asymétrique et la violence des États-Unis d’Amérique
Carlos FAZIO
Plus d’un demi-siècle est passé depuis que Mao Tsé-toung déclarait à la journaliste US Anna Louise Strong que l’impérialisme US était un « tigre de papier ». C’était en 1956 et Mao a précisé à Strong, qu'il parlait en termes « stratégiques », mais que pour la « tactique », il fallait prendre très au sérieux les États-Unis d’Amérique, parce qu’ils possédaient « des griffes et des dents ».
Quelques années après, dans le cadre de la rupture sino-soviétique, quand Mao a critiqué la « pacification » des autorités de Moscou face à Washington, Nikita Khrushchov a assuré que le tigre de papier avait « des dents nucléaires ».
Au début de la deuxième décennie du XXIe siècle, Washington est la superpuissance militaire mondiale et continue d’exercer un pouvoir mondial, planétaire, bien que déclinant. Pour des analystes comme Atilio A. Borón, l’empire US a dépassé son zénith et à cause de facteurs structuraux et internationaux a commencé à parcourir le chemin vers son irréversible (…)
Armes et état de droit
Carlos FAZIO
Stuttgart. La veille du premier décembre eut lieu à Berlin la rencontre Mexique : État de droit ? Ce fut le jour de la violente provocation-répression policière qu'a inauguré la passation au pouvoir de Enrique Peña et punit le retour du vieux PRI à l'administration du pays - suivie d'un lynchage médiatique et de la criminalisation de plus d'un cinquantaine d'étudiants dissidents, victimes d'agents de l'État, de la fédération et du gouvernement local sortant de Marcelo Ebrard.
Les deux axes les plus importants de cette rencontre - organisée par la Coordination Allemande pour les Droits Humains au Mexique - furent les suivants : tout d'abord d'exiger à l'État allemand l'arrêt de l'exportation d'armes de guerre et de technologie militaire au Secretariat de la Défense Nationale (Sedena, Mexique), puis, de suspendre les accords de sécurité et de collaboration policière entre les deux pays.
La guerre de Felipe Calderón contre le trafic de drogues a transformé le Mexique en un marché (…)
Les fables du général : sur fond de corruption et de mensonges, l’histoire du Colombien Oscar Naranjo
Carlos FAZIO
Les crimes imputés au policier : assassinat et liens avec les narco Produit d'exportation des USA pour les pays du sous-continent
La vie du général colombien Oscar Naranjo (né à Bogota en 1956) est un véritable fiasco ; un colosse aux pieds d'argile qui s'est construit une histoire basée sur des mensonges et des affabulations.
Pendant plus de trois décennies, il a fait partie de la toute-puissante Police Nationale Colombienne, qui à partir d'une structure militaire - d'où son rang de Général quatre étoiles - opère institutionnellement comme une véritable armée parallèle ou organisme paramilitaire et dont les effectifs s'élèvent à 167 000 membres. Passé maître en montages médiatiques et autres trucages sales, Naranjo, homme de l'Agence antidrogues US (DEA) et produit d'exportation de Washington pour le sous- continent, est sous le coup d'un mandat d'arrêt pour assassinat, lancé par un tribunal de Sucumbios, en Équateur, et il a été inculpé pour ses liens avec l'ex capo du Norte (…)
Journalisme à la carte contre Cuba
Carlos FAZIO
La Jornada, 20 et 23 octobre 2006.
(...) Rémunérer des journalistes afin qu'ils réalisent des actions de « propagande clandestine » dans les médias de masse est une vieille pratique du gouvernement des Etats-Unis. Le phénomène consiste à promouvoir la propagande officielle par l'intermédiaire de journalistes présumés indépendants ou par des « produits d'information » gouvernementaux maquillés en information objective et autonome ; ce qui dans le jargon juridique est connu comme « semer » l'information. Dans ce cas précis, les trois journalistes du Herald en espagnol - qui à l'instar de la version anglaise vient d'être acheté par The McClatchy Co., entreprise siégeant à Sacramento -, et sept autres professionnels, parmi lesquels se trouve Carlos Alberto Montaner, collaborateur du journal conservateur espagnol ABC et président de la dénommée Unión Liberal Cubana, ont accepté de l'argent du gouvernement des Etats-Unis pour appuyer sa politique anticastriste à Cuba et dans le sud de (…)



