auteur Leslie VARENNE
19 février 2017
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Alep, la douleur et la honte
Leslie VARENNE
Alep, capitale économique d’un pays en guerre. Alep, berceau de la civilisation, inscrite au patrimoine de l’humanité depuis 1986, se dispute avec Jéricho le titre de l'une des plus anciennes villes du monde. Alep, dès l’arrivée : des ruines. Pour s’y rendre depuis Beyrouth, il a fallu emprunter une route ouverte par l’armée contournant les zones toujours en conflit, traverser un désert peuplé de postes militaires et de villages abandonnés aux maisons éventrées, comme un avant-goût du spectacle de désolation à venir. Alep, sans eau ni électricité puisque les djihadistes ont coupé l’approvisionnement à partir de l’Euphrate et plastiqué la centrale électrique. Vingt-cinq jours après sa libération, le bruit des roquettes et des missiles s’est tu et la vie tente difficilement de reprendre le dessus. Désormais, pour des décennies et pour des générations d’Alépins, il y aura un avant et un après la guerre, un avant et un après juillet 2012. C’est à cette date que des groupes armés divers (…)
15 juillet 2014
Tout sur les conspirateurs qui ont vendu Alstom
Leslie VARENNE
Jean-Pierre Jouyet, ex-président de l’Autorité des marchés financiers (AMF), David Azéma, de l’agence des participations de l’Etat (APE), Patrick Kron, PDG d’Alstom… autant d’acteurs dont le rôle interroge alors que la cession à General Electric est plombée par les affaires et les obstacles à franchir.
Le gendarme boursier a mis en garde l’Etat sur les risques que représente son accord conclu avec Bouygues, pour que l’Etat entre à hauteur de 20% dans le capital d’Alstom. L’AMF considère cet accord comme une action de concert entre Bouygues et l’Etat et donc que les deux parties s’exposent au risque de dépasser le seuil de 30% du capital, ce qui nécessiterait de lancer une offre publique d’achat sur Alstom. En réalité, derrière cette mise en garde polie, l’AMF signifie à l’Etat une fin de non-recevoir confirmant l’amateurisme du gouvernement dans ce dossier stratégique. Car l’Etat ne peut pas entrer au capital de cette société sans prendre le risque de déclencher une OPA sur (…)
5 juillet 2014
Affaire Alstom : le festival continue…
Leslie VARENNE
La semaine dernière nous révélions comment s’étaient déroulées les négociations qui ont conduit au démantèlement d’Alstom au profit du groupe américain, General Electric. Entre corruption, suspicion de manipulations de cours boursiers, conflits d’intérêts, la barque était déjà bien chargée. De fil en aiguille, de Charybde en Sylla, chaque jour amène son lot de révélations.
Revue de détails des petits arrangements entre amis et autres réjouissances…
Patrick Kron, un homme heureux…
Depuis juillet 2013, le groupe Alstom est accusé de corruption par la justice américaine (voir HD 418). Le groupe risquait une amende d’1 milliard d’euros et son PDG, Patrick Kron, ainsi qu’une centaine de cadres, pouvait être personnellement inquiété. Mais l’orage passe, les épais nuages noirs qui flottent au dessus de la direction se dissipent miraculeusement grâce à un efficace tour de passe-passe. Petit décryptage de l’acrobatie juridique. Selon le communiqué de presse d’Alstom du 22 juin, au lieu de vendre 49,99% des trois co-entreprises, Alstom vendra 100% de ces entités à GE. En vendant la totalité de ces entreprises, Alstom cède surtout l'ensemble des risques juridiques liés à ces sociétés. Ensuite, Alstom rachète à GE les 49,99% des dites entreprises. Le mistigri reste dans les mains de GE puisque les risques juridiques, eux, ne sont pas rachetés. L’opération (…)
Alstom : les mauvais comptes des bons amis…
Leslie VARENNE
La partie de poker menteur qui a conduit au démantèlement d’Alstom au profit du groupe américain, General Electric, s’est engagée sur fond d’histoires de corruption, de conflits d’intérêts, de suspicion de manipulation de cours. La vente d’Alstom bouclée, l’affaire Alstom commence…
« On a gagné » entonnent-ils tous en cœur. De Martin Bouygues aux PDG d’Alstom et de General Electric en passant par Bercy, Matignon ou l’Elysée, tous se réjouissent. Curieuse partie de cartes dans laquelle il n’y aurait aucun perdant. L’auto-satisfaction affichée d’Arnaud Montebourg, de Manuel Valls et de François Hollande paraît surréaliste aux fins connaisseurs du dossier tant cette affaire a été gérée, par le Gouvernement, dans l’improvisation permanente. La prudence est donc de mise car les lendemains risquent fort de déchanter. En effet, les conditions dans lesquelles s’est déroulée la vente d’une partie du groupe français sont troublantes…
Corruption
Le premier artisan du démantèlement d’Alstom est son PDG, Patrick Kron. Non seulement, il est personnellement intéressé à cette vente pour des raisons financières (voir HD 19/06), mais cette cession d’actifs à un groupe américain le protège des poursuites engagées par la justice américaine. Depuis juillet 2013, l’entreprise (…)



