auteur Binoy KAMPMARK
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8 décembre 2020
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La guerre civile au Yémen : la manne de l’armement
Binoy KAMPMARK
« Gagner des milliards grâce aux exportations d'armes qui alimentent le conflit tout en versant une petite part de cette somme en tant qu’aide au Yémen est à la fois immoral et incohérent ». C'est ce qu'a crié Muhsin Siddiquey, directeur d'Oxfam au Yémen, après avoir consulté les chiffres de l’Institut International de Recherche sur la Paix de Stockholm (SIPRI), qui montrent que les membres du G20 ont exporté pour plus de 17 milliards de dollars d'armes vers l'Arabie saoudite, depuis que le royaume est entré en conflit contre le Yémen. « Les nations les plus riches du monde ne peuvent pas continuer à faire passer leurs profits aux dépens du peuple yéménite ».
Ils le font, et continueront à le faire, malgré l'épidémie de choléra, le coronavirus, les hôpitaux qui fonctionnent mal et les 10 millions de bouches affamées. La dernière illustration en date est la vente précipitée par l'administration Trump, pour 23 milliards de dollars, de 50 avions de chasse F-35, 18 drones Reaper (…)
4 août 2020
L’acte d’accusation politique contre Julian Assange : un numéro de cirque minable (Counterpunch)
Binoy KAMPMARK
Le Livre d'Heures sur Julian Assange est en cours d'écriture. Mais les scribes sont loin d'être originaux. Des audiences administratives qui se succèdent sans autre but que de préparer le coup de hache final. Ces derniers temps, l'homme le plus souvent associé au projet de publication de WikiLeaks ne peut participer de manière significative, en grande partie à cause de sa santé fragile et des dangers que lui fait courir le coronavirus. Ayant déjà fait l'effort d'assister en personne à des procédures judiciaires, Assange est devenu une figure judiciaire exotique, jetée en pâture aux monstres de la foire orchestrée par la juge Vanessa Baraitser. Il s'est vu refuser une demande de sortir de sa cage de verre lorsqu'il pouvait encore assister aux audiences en personne, car lui permettre de descendre et de consulter son équipe de défense dans une salle d'audience aurait constitué une demande de mise en liberté provisoire et présenté un risque indéterminé. Cette interprétation par la juge (…)
23 novembre 2015
Tout ça, c’est la faute à Snowden ! (Counterpunch)
Binoy KAMPMARK
Lorsque les services de renseignement échouent, lorsque des institutions armées jusqu’aux dents de capacités de surveillance et de lois anti-terrorisme sont incapables d’empêcher ce qu’elles sont supposées empêcher, la tentation est forte de chercher des boucs émissaires. Edward Snowden, qui a exposé au grand jour la contradiction entre la croissance illimitée de l’appareil de surveillance et ses résultats très limités, est tout désigné pour jouer ce rôle après les attentats de Paris.
Les membres de la communauté des renseignements, qui se sont sentis humiliés, frappent avec une fureur prévisible. Ils viennent d’être surpris en pleine déconfiture, surtout si l’on pense au paquet de lois sur la surveillance, censé colmater les brèches, que la France a fait voter après les meurtres à Charlie Hebdo de janvier de cette année. Cela complétait une loi de 2013 permettant la surveillance sans mandat d'Internet. On a donc clairement considéré que l'état de la surveillance en France laissait à désirer.
Ha'aretz, par l’intermédiaire d’Associated Press, a révélé le fait plutôt gênant que, le jour précédent le massacre de Paris, les renseignements irakiens avait envoyé une dépêche pour prévenir la coalition qu’Abou Bakr al-Baghdadi, le chef d’ISIS, avait ordonné une attaque contre ses membres. Les attaques annoncées pour « les prochains jours » devaient être déployées contre les pays qui combattent en Irak et la Syrie, et incluraient aussi l'Iran et la Russie. Des « (…)
7 mai 2013
Blocus économique et WikiLeaks : Islande et au-delà
Binoy KAMPMARK
Julian Assange utilise le terme "censure économique" depuis un certain temps et il est difficile d'être plus proche de la réalité. Si vous voulez faire taire quelqu’un, privez-le de financement, coupez-lui l’approvisionnement, et espérez qu'il disparaisse sans faire trop de vagues. Wikileaks a été victime d'un blocus depuis la publication des mannes des documents en 2010. Les adversaires de WikiLeaks ont non seulement tenté d'ostraciser l'organisation mais aussi ses actions de toutes les manières imaginables.
Les contrats avec les prestataires financiers ont été résiliés. Les actions prises par des compagnies telles que Visa et MasterCard ont provoqué une perte de revenus de 95 %. Mercredi dernier (24 avril – NDT), la Cour suprême d’Islande, a exprimé son désaccord en affirmant que le partenaire local de MasterCard, Valitor, avait illégalement mis fin à ses contrats avec le gestionnaire des paiements de WikiLeaks, DataCell.
Ce n’était pas vraiment une surprise – un tribunal (…)
12 septembre 2012
Les meurtres Al-Hilli, Miss Marple et Jason Bourne (Dissident Voice)
Binoy KAMPMARK
Ce n'est pas parce qu'on dit qu'il y avait un différend entre les deux frères qu'il est nécessairement le premier suspect du meurtre par balles dans la tête de toute une famille. - Eric Maillaud, le procureur français, à propos du crime al-Hilli, le 7 sept 2012
Les meurtres peuvent être très distrayants -si vous êtes un adeptes des théories conspirationnistes. Ce qui est troublant dans ces affaires-là , c'est que le noyau de vérité est comme le petit pois du conte "La Princesse et le petit pois". Il peut être difficile à éviter et se révéler d'un inconfort déconcertant malgré l'épaisseur du capitonnage. D'où le précieux échafaudage d'intrigues.
De quels meilleurs ingrédients pourrait-on rêver pour l'horrible scène ? Un tueur à gages ou un serial killer (aurons-nous l'audace d'utiliser le pluriel ?), qui tire sur les membres d'une famille anglaise d'origine iraquienne près du petit village des Alpes françaises, Chevaline, au dessus du lac d'Annecy. Deux jeunes survivantes, dont (…)
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