auteur Florence POZNANSKI
8 mai 2016
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Brésil : Et si la gauche renaissait des cendres laissées par le coup d’Etat ?
Florence POZNANSKI
Depuis début avril le Brésil vit les plus sombres moments politiques depuis le dernier coup d’Etat de 1964. Cette fois-ci pas de forme militaire, mais sous couvert d’un processus juridique supposément légal, la droite brésilienne a obtenu dimanche 17 avril, l’ouverture à la Chambre des Députés de la procédure de destitution de la Présidente Dilma Rousseff (PT, parti des travailleurs), élue démocratiquement 2014 pour son second mandat.
Procédure qui a une forte probabilité de se solder d’ici quelques mois par la nomination effective au poste de chef d’Etat de l’actuel Vice-Président, Michel Temer (PMDB), avec pour nouveau Vice-Président, l’actuel Président de la Chambre des Députés Eduardo Cunha (PMDB).
Si l’ensemble des manœuvres politiques initiées depuis la prise de fonction de Dilma Rousseff en 2015 dans l’unique but de la renverser doivent être juridiquement et politiquement dénoncées, et constituent un réel coup d’Etat pour la démocratie brésilienne, cette nouvelle configuration politique représente d’autre part à moyen terme, une forte opportunité de reconsolidation de la gauche brésilienne dans une perspective d’approfondissement démocratique du pays. Nous reviendrons dans cet article sur l’ensemble de ces composantes.
La farce du coup d’Etat révélée au grand jour
Revenons-en aux faits. Deux accusations pèsent actuellement sur la Présidente et ont nourrit depuis sa réélection l’ensemble des (…)
1er forum social mondial pour la Palestine libre : le Brésil, ami de la Palestine mais aussi d’Israël
Florence POZNANSKI
Le premier forum social mondial pour la Palestine libre appelle au renforcement de la solidarité et au boycott contre l’Etat d’apartheid dans un Brésil où les liens économiques et culturels avec Israël restent forts.
Porto Alegre, capitale de l'Etat du Rio Grande do Sul, à la pointe sud du Brésil, a accueilli du 28 novembre au 1er décembre 2012, le premier forum social mondial (FSM) pour une Palestine libre. Entre 230 et 300 organisations et mouvements sociaux, provenant de 36 pays ont participé à 150 conférences et activités autogérées. Le 29 novembre environ 10 000 personnes (selon les organisateurs) ont manifesté en soutien à la Palestine, à l'heure où la reconnaissance de la Palestine comme Etat observateur était en passe d'être votée à l'ONU.
En plus de favoriser la rencontre entre ces différents acteurs, le but du forum est surtout de renforcer les réseaux pour définir un agenda d'actions stratégiques dans le processus de paix. Emir Mourad, secrétaire général de la fédération arabe Palestine du Brésil et membre du comité organisateur explique que ce forum a été sollicité par la délégation palestinienne lors du FSM de Dakar en 2011. Les instabilités militaires empêchant que ce forum se (…)

